Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

Météo « moustiques »

08.09.2025 au 14.09.2025

On observe d’une manière générale que le niveau des moustiques ruraux augmente progressivement, de façon plus marquée dans certains territoires et avec une intensité variable selon les départements, suite aux mises en eau naturelles survenues ces derniers temps. L’essentiel des moustiques adultes reste néanmoins cantonné en dehors des zones agglomérées.

En sus des irrigations, dont le principal motif est actuellement l’activité cynégétique, la période est dominée par des vents marins et quelques précipitations qui font fluctuer les niveaux d’eau des zones humides et requièrent ainsi un suivi permanent.

Plus de 1 000 hectares de gîtes larvaires ruraux ont été traités avec tous les moyens de la panoplie de l’EID-Med, qu’ils soient prestés (avions et hélicoptère) ou en régie (drones, chenillés, quads, pulvérisateurs embarqués et portés). 15 200 ha cumulés ont été traités depuis le début de l’année 2025, ce qui est très en dessous de la moyenne depuis 2016 à la même date (22 250 ha).

Le traitement des avaloirs se poursuit : 28 000 gîtes ont été traités sur le domaine public urbain.

Le moustique-tigre reste à l’origine de la gêne essentielle, ressentie intra-muros.

 

Prévisions à compter du 8 septembre 2025

Malgré un vent de nord annoncé dominant dans les jours à venir, des nuisances faibles à moyennes (Aedes ruraux) sont à craindre notamment en fin de semaine ou lors des fins d’après-midis calmes.

Attention, les précipitations actuelles profitent aux moustiques-tigres, qui prolifèrent les espaces urbains.

Bouches-du-Rhône

Le niveau des populations de moustiques adultes Aedes caspius a augmenté notamment sur Port-Saint-Louis où ils ont pu être ressentis en zone urbaine et sur quelques communes du pourtour de l’étang de Berre (plutôt en dehors des agglomérations mais les risques de débordement en zones urbanisées restent possibles). 471 ha de zones humides ont été traités dont 81 % par avion. De nouvelles mises en eau par irrigation sont enregistrées au nord de Port-Saint-Louis. Les risques de nuisance à venir concernent Port-Saint-Louis et Salin-de-Giraud et dans une moindre mesure, Châteauneuf-les-Martigues, Miramas, Marignane, Berre l’étang et Saint Chamas.

Gard

Jusqu’à 20 mm de pluie sont tombés par endroits. On note 33 ha de zones humides et 141 gites larvaires urbains traités sur la commune de Beaucaire. Une nuisance (Aedes caspius) se fait ressentir à Saint-Laurent-d’Aigouze hors agglomération (Calvière) suite à des éclosions non contrôlées dans les Bouches-du-Rhône (Mourgue). On observe également des Aedes caspius adultes sur les gîtes larvaires au niveau du domaine de la plaine au Grau-du-Roi et d’une façon générale un bruit de fond. Les risques de nuisance restent globalement faibles en zones urbaines.

Hérault

Cette semaine, les interventions ont concerné les larves qui avaient éclos suite au dernier coup de mer, ainsi que la mise en eau des affûts de chasse. Au total, près de 150 hectares ont été traités, par avion et en régie interne. Sur le plan de la nuisance, les populations d’Aedes caspius augmentent comme au clos de Vias, Marsillargues, Mauguio et La Grande-Motte mais jusqu’ici n’ont pas atteint les zones urbanisées. Pour les prochains jours, un risque de nuisance moyen est à signaler à La Grande-Motte et dans une moindre mesure à Vias.

Aude

Quelques Aedes caspius sont observés en dehors des agglomérations sur le littoral près des complexes lagunaires, comme sur l’île de Sainte Lucie (Port-La-Nouvelle), autour de l’étang de Gruissan ou encore derrière le camping de Mandirac (Narbonne). Dans l’étang de Marseillette et dans les cultures, les populations d’Aedes caspius sont nettement plus nombreuses, et peuvent y gêner le travail, même si les vents ouest/nord-ouest pourraient atténuer le ressenti. 131 ha ont été traités par avion et par hélicoptère essentiellement (74 %), complétés par des interventions en régie interne. Pas de nouveaux risques.

Pyrénées-Orientales

On observe encore des nuisances résiduelles à Salses-le-Château d’intensité moyenne. 231 ha ont été traités par avion et par hélicoptère avec quelques traitements terrestres de détail. Ces traitements concernent la commune de Salses mais aussi les communes de Saint Nazaire, de Torreilles, du Barcarès et de Canet-en-Roussillon. Sur Torreilles, la période de fort vent de sud-est associée à une houle moyenne du weekend dernier a fait apparaitre de nouvelles larves qui seront traitées ces prochains jours.  En zone urbaine, 1 264 gîtes ont été traités principalement sur les communes au sud de Perpignan.

Risque de nuisance semaine du 8 septembre sur la zone d'action  08/09/2025 - 14/09/2025