Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

08.06.2026 au 14.06.2026

Les nuisances d’Aedes spp ressenties ces derniers jours diminuent comme attendu, nonobstant quelques situations isolées.

Les submersions artificielles s’intensifient et génèrent des surfaces d’éclosions d’Aedes spp significatives.

Près de 400 ha ont été traités ces derniers jours, dont plus de la moitié en régie interne, et 80 ha à l’aide de drones.

Environ 11 100 ha ont été traités en 2026 avec une répartition aérien/régie 60%/40% qui reflète l’augmentation des traitements en régie, alors que la moyenne se situait à 75%/25%.

La saison est favorable à d’autres diptères comme les Cératopogonidés, petit moucheron noirâtre connu sous le nom d’Arabis.

Les traitements contre les larves de moustiques urbains se poursuivent sur le domaine public avec 1600 gîtes traités.

Prévisions à compter du 8 juin 2026

Surveillance accrue des « irrigations ».

Pas de nouveaux risques d’Aedes ruraux à venir et une tendance à la baisse en termes d’intensité du ressenti sur les territoires concernés.

Vigilance lors des pluies orageuses concernant la problématique du moustique-tigre.

Bouches-du-Rhône

La nuisance résiduelle d’Aedes caspius s’atténue un peu mais reste encore présente en soirée comme sur Port-Saint-Louis, Fos-sur-Mer et Saint-Chamas. Une soixantaine d’hectares ont été traités, la grande majorité par avion. Le ressenti de nuisance devrait être atténué par le Mistral.

Gard

La nuisance ressentie aux heures de lever et de coucher du soleil tend à diminuer. Une légère gêne persiste toutefois dans le secteur du Boucanet (Le Grau-du-Roi). Par ailleurs, les captures réalisées dans les salins du Midi (secteur Bouches-du-Rhône) ainsi que dans le secteur dit de Brasinvert (Les Saintes-Maries-de-la-Mer) mettent en évidence de fortes densités d’Aedes spp adultes, qui renforcent des nuisances sur les zones urbanisées du Grau du Roi et d’Aigues Mortes et localement comme  au domaine de Jarras, et sur le bord de mer de l’Espiguette.

Les traitements en régie ciblant les éclosions larvaires consécutives aux mises en eau artificielles se poursuivent sur les communes de Bellegarde et de Saint-Gilles (23 ha, dont 12ha traités par drone). Il convient également de signaler une forte présence de moucherons sur le littoral. Pas de nouveaux risques à venir. L’activité urbaine s’est opérée sur 130 gîtes du domaine public.

Hérault

Les populations de moustiques des milieux ruraux poursuivent leur diminution excepté quelques situations isolées comme à la Grande Motte ou à Villeneuve-lès-Maguelone. 130 ha ont été traités dont 126 ha en avion. Le cycle « d’irrigation » se poursuit actuellement. Les parcelles en eau présentant une activité larvaire font l’objet de traitements ciblés, afin de limiter les émergences de moustiques adultes. En milieu urbain, les nuisances sont désormais principalement dues au moustique tigre. Son développement est favorisé par la présence de nombreux gîtes larvaires artificiels dans les propriétés privées. Par ailleurs, les températures élevées observées ces dernières semaines ont contribué à accélérer sa prolifération.

Le risque de nuisance associé aux moustiques provenant des zones humides devrait faiblir dans les secteurs habités. Des gênes localisées pourront néanmoins être observées à proximité immédiate des espaces naturels.

Aude

On observe sur le littoral un résidu d’Aedes spp notamment sur l’Ile de Sainte Lucie à Port-La-Nouvelle sans débordement sur la zone urbaine pour le moment. La situation résiduelle la plus à risque se situe sur l’étang de Marseillette particulièrement au niveau de vignes situées sur le territoire de Rieux-Minervois mais pouvant impacter les domaines de Saint-Frichoux sur l’étang. Malgré un suivi régulier et des reprises de traitements (45 ha traités semaine du 1 juin et 300 ha depuis le début de saison), la multiplicité des éclosions larvaires dans des linéaires à fort couvert végétal et des surfaces peu accessibles, des émergences d’Aedes caspius sont observées localement. Sur la plaine de Coursan et à l’embouchure de l’Aude, les mises en eau artificielles s’intensifient. Au total, pour la semaine ce sont plus de 160 ha traités en régie interne, majoritairement au drone. A certains endroits, on note la nuisance des moucherons. En ville, le moustique-tigre sévit de plus en plus même en journée.

Pyrénées-Orientales

On n’observe pas de nuisance de moustiques ruraux dans les communes, davantage impactées par les nuisances localisées d’Aedes albopictus. Près de 1500 gîtes ont été traités sur le domaine public urbain. Pas de nouveaux risques à venir dans les prochains jours. Sur les communes littorales on observe une forte nuisance de Cératopogonidés.

Risque de nuisance semaine du 8 juin sur la zone d'action  08/06/2026 - 14/06/2026