Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

07.09.2026 au 13.09.2026

La présence de moustiques adultes ruraux (Aedes caspius) reste sensiblement identique et principalement cantonnée en dehors des zones agglomérées sur le littoral et dans les secteurs soumis aux mises en eau artificielles.

Plus de 260 hectares de zones humides ont été traités (reprises majoritaires), portant le total 2026 à ce jour à environ 18300 ha.

Sur le domaine public urbain, ce sont plus de 44100 gîtes traités jusqu’ici, dont près de 3300 la semaine du 31 août.

Le moustique-tigre (Aedes albopictus) représente davantage encore la principale source d’inconfort ressenti « intramuros ».

Prévisions à compter du 7 septembre 2026

Les risques de pluies et vents de mer seront suivis.

Des nuisances résiduelles pourront être encore ressenties ces prochains jours.

En zone urbaine, la vigilance est toujours de mise pour la gestion des récipients pouvant retenir l’eau car toute précipitation peut occasionner des éclosions d’œufs (moustique-tigre).

Bouches-du-Rhône

On observe des nuisances résiduelles fortes à Berre l’étang (Salins, St Roch) et à Saint-Chamas (Arcadia, Loir, port) ainsi qu’à Miramas (Le vieux, Monteau) dans une moindre mesure. L’origine de l’augmentation de la présence d’Aedes caspius réside dans les multiples éclosions larvaires provoquées par les coups de mer accompagnés de pluies survenus courant août. 33 hectares de zones humides ont été traités en régie interne. Le risque pour les prochains jours se maintient mais la météo devrait baisser le ressenti. Le Moustique-tigre se manifeste de plus en plus en zones agglomérées.

Gard

Une nuisance est observée sur la partie littorale comme à Aigues-Mortes (Perrier, Salins) à Port Camargue (GdR), due à une migration d’Aedes caspius depuis les zones non traitées des Bouches du Rhône, aidés en cela par les vents d’Est. 117 ha ont été traités dont 115 ha par avion complétés d’une intervention par drone. On observe également une présence d’Aedes caspius plus soutenue dans les territoires fortement soumis aux mises en artificielles : Saint-Gilles (Aubanel), Bellegarde (Didelot), Saint Laurent d’Aigouze (Chaberton).

Hérault

Une nuisance résiduelle liée à Aedes caspius peut être ressentie principalement en dehors des zones urbanisées à proximité des secteurs récemment « irrigués », ou sur le littoral comme à Palavas-les-Flots où certaines parcelles mises en eau naturellement sont peu ou pas accessibles. 84 hectares ont été traités, 57 ha par avion complétés de traitement en régie. En milieu urbain, 303 collecteurs pluviaux ont également été traités. En ville, Aedes albopictus demeure très présent et continue d’occasionner une nuisance sensible. Pour les prochains jours, les contrôles se poursuivront sur les nouvelles mises en eau afin d’adapter les interventions en fonction des éclosions observées.

Aude

Des moustiques adultes sont présents sur l’étang de Marseillette, ils plus particulièrement ressentis dans les quartiers habités du territoire de Puichéric. A Narbonne, on observe un résidu d’Aedes caspius au sud de la commune en allant vers l’est dans les secteurs de Mandirac, Saint-Sylvestre, Craboule…A Port-La-Nouvelle, une concentration d’Aedes caspius est observée à l’écluse de la RNR de Sainte-Lucie et au niveau des anciens salins. Une trentaine d’hectares, essentiellement des reprises, ont été traités aux drones et aux pulvérisateurs. Sur les zones littorales soumises aux mises en eau artificielles comme aux Cabanes de Fleury, les contrôles d’efficacité montrent des émergences à venir qui pourraient se traduire selon la météo par des piqures d’ici ces prochains jours. En ville, 700 avaloirs ont été traités sur Narbonne et les stations balnéaires. Le moustique tigre est très virulent en matinée et en fin d’après-midi à l’extérieur, mais il s’invite à l’intérieur aussi.

Pyrénées-Orientales

Dans les communes bordant les étangs littoraux, les nuisances dues aux moustiques de zones humides s’estompent peu à peu mais il peut subsister un risque de piqûre à l’aube et au crépuscule. Les prévisions météo n’annoncent pas de nouveau coup de mer dans les prochains jours mais des précipitations pourraient générer localement, en fonction de leur intensité, des éclosions larvaires. En milieu urbain, où le moustique tigre est le plus actif actuellement, 2300 gîtes du réseau d’eaux pluviales en domaine public ont été traités.

Risque de nuisance semaine du 7 septembre sur la zone d'action  07/09/2026 - 13/09/2026