Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

06.07.2026 au 12.07.2026

Les populations d’Aedes caspius demeurent globalement faibles sur l’ensemble du littoral méditerranéen. Les fortes chaleurs, associées à des épisodes venteux, ont favorisé l’assèchement progressif des zones humides, limitant les émergences naturelles ainsi que l’activité des moustiques adultes.

Les interventions se sont principalement concentrées sur les secteurs soumis aux mises en eau artificielles (prairies irriguées, anciens salins) ainsi que sur les zones humides ayant récemment fait l’objet de fluctuations des niveaux d’eau. Les contrôles réalisés après traitement montrent une bonne efficacité dans l’ensemble, même si quelques nuisances résiduelles persistent localement sur les secteurs fortement irrigués ou dans les gîtes les plus abrités.

Sur le domaine public urbain, ce sont plus de 2 200 gîtes traités contre les larves d’espèces urbaines nuisantes par la piqûre. Le total avoisine désormais 25 300 gîtes à eaux stagnantes traités.

Prévisions à compter du 6 juillet 2026

L’activité de démoustication devrait rester principalement concentrée sur les secteurs faisant l’objet de mises en eau artificielles, dont les cycles d’irrigation se poursuivent en raison des conditions de sécheresse.

Les niveaux d’eau des zones humides naturelles resteront sous surveillance afin de détecter toute remontée susceptible d’atteindre les zones de ponte. En l’absence de phénomène de submersion notable, le risque de nouvelles éclosions devrait demeurer limité.

En milieu urbain, les températures élevées restent favorables au développement du moustique-tigre, dont l’activité devrait se maintenir à un niveau soutenu. La vigilance concernant les eaux stagnantes autour des habitations demeure essentielle.

Bouches-du-Rhône

La semaine dernière, les traitements ont concerné quelques irrigations (un total de 5,6 ha). Ces irrigations devraient se poursuivre cette semaine. La météo restera caniculaire et aucun phénomène météorologique susceptible de favoriser des éclosions ne se dessine dans les prochains jours.

Aucune nuisance particulière n’est observée. Les niveaux d’eau sont très bas à la suite de la période de chaleur et de vent. Les irrigations des prairies de foin de Crau et les mises en eau artificielles sur les salins de Berre feront l’objet d’un suivi particulier.

Gard

Les traitements réalisés au cours de la semaine 27 ont concerné des zones irriguées sur les communes de Saint-Gilles, Le Cailar, Vauvert, Bellegarde et Beaucaire. Ils représentent une surface de 50 ha par voie aérienne et 24 ha en régie. Les contrôles après traitement montrent une bonne efficacité. Au total, 418 gîtes urbains ont été traités sur les communes du Grau-du-Roi et de Saint-Gilles. Actuellement, le moustique-tigre représente la principale source de nuisance en milieu urbain.

La baisse significative des niveaux d’eau des marais, pouvant aller jusqu’à leur assèchement, conduit à renforcer la surveillance des échelles de niveau afin de détecter toute remontée des eaux susceptible d’atteindre les zones de ponte. Aucune nuisance particulière n’est attendue, hormis la présence de quelques moustiques adultes sur les espaces irrigués traités.

Hérault

Les populations de moustiques ruraux du genre Aedes demeurent faibles.

Le cycle d’irrigation se poursuit sur les prairies de fauche, où près de 20 ha ont été traités au moyen des quads. Un traitement aérien pourrait être engagé dès le mardi 7 juillet.

Les entrées maritimes du week-end des 27 et 28 juin ont entraîné le traitement aérien de 111 ha de zones humides naturelles, avec une bonne efficacité dans l’ensemble. En complément, 7,75 ha ont été traités en régie.

En milieu urbain, 127 gîtes ont également été traités. Le moustique-tigre constitue désormais la principale source de nuisance.

Aude

Les captures de la semaine dernière n’ont pas mis en évidence de présence significative de moustiques adultes (Aedes caspius), les conditions météorologiques étant peu favorables. Toutefois, ils sont encore présents dans certains gîtes abrités, notamment sur l’île de Sainte-Lucie, à la suite des mises en eau artificielles des anciens salins depuis la mi-juin, et ce malgré les traitements réalisés.

Une nuisance faible à moyenne est également ressentie au cœur des plaines viticoles soumises à une irrigation soutenue, les fortes chaleurs amplifiant localement le phénomène.

Au total, 66 ha de traitements terrestres ont été réalisés en zones humides, en lien avec les irrigations et les fluctuations des niveaux d’eau des étangs. En milieu urbain, 741 gîtes, principalement des collecteurs d’eau pluviale, ont été traités.

Pyrénées-Orientales

Aucune nuisance imputable aux moustiques issus des zones humides n’est constatée. La forte Tramontane observée la semaine dernière a contribué à l’assèchement de la plupart des zones humides littorales.

En milieu urbain, les traitements des avaloirs d’eaux pluviales se poursuivent sur Perpignan et les communes environnantes. Avec la hausse marquée des températures, une recrudescence des demandes d’intervention est observée dans les secteurs où les nuisances liées au moustique-tigre sont les plus importantes.

Risque de nuisance semaine du 6 juillet sur la zone d'action  06/07/2026 - 12/07/2026