Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

31.08.2026 au 06.09.2026

La présence de moustiques adultes ruraux (Aedes caspius) est plus particulièrement ressentie en dehors des zones agglomérées dans les secteurs soumis aux mises en eau artificielles.

Les vents de mer ont généré des montées des niveaux d’eau sur le littoral, entraînant de nouvelles éclosions larvaires dans les zones humides littorales soumises aux coups de mer.

Plus de 1400 hectares de zones humides ont été traités, plus particulièrement au niveau des complexes lagunaires littoraux contre les larves d’Aedes spp, mobilisant ce week-end plusieurs équipes de l’EID, et les moyens aériens prestés.

Le total pour l’année 2026 avoisine 18 000 ha.

Sur le domaine public urbain, ce sont près de 40 800 gîtes traités jusqu’ici, dont plus de 1 250 la semaine du 24 août.

Le moustique-tigre (Aedes albopictus) représente la principale source d’inconfort ressenti « intramuros ».

Prévisions à compter du 31 août 2026

Les prospections et contrôles d’efficacité vont se poursuivre suite aux coups de mer. Ils détermineront la nécessité de traiter ou pas. Certaines interventions sont d’ores et déjà engagées à partir du lundi 31 août.

Des nuisances résiduelles pourront être ressenties ces prochains jours malgré les traitements réalisés.

Attention, le moustique-tigre profite du moindre orage, donc la vigilance doit être plus que jamais de mise concernant tous les récipients pouvant retenir de l’eau.

Bouches-du-Rhône

Les ressentis des nuisances des moustiques ruraux sont faibles et localisés à Salin-de-Giraud et à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Suite aux coups de mer, 550 hectares de zones humides ont été traités par tous les moyens aériens et par voie terrestre. Malgré ce déploiement, face aux nombreuses surfaces et aux fortes densités de larves, on observe l’émergence de moustiques adultes Aedes caspius à Port-Saint-Louis-du-Rhône. La présence du Moustique-tigre se généralise en ville.

Gard

Sont observés quelques Aedes caspius adultes résiduels sur l’ensemble du territoire et plus particulièrement sur les prairies irriguées de la route de Fourques qui génèrent une nuisance directe sur la zone urbaine de Saint-Gilles au crépuscule auxquels viennent se rajouter les moustiques du genre Anopheles. 108 ha sur des mises en eau naturelles et artificielles ont été traités par avion, par drone et autres moyens terrestres. Les traitements se poursuivent par avion notamment dès ce lundi 31 août. Plus de 360 gîtes ont été traités sur la voirie en zones urbaines.

Hérault

La présence d’Aedes caspius reste pour l’instant faible et ponctuelle comme à Bosc Viel à Mauguio.  Les interventions de la semaine ont principalement concerné de nouvelles éclosions d’Aedes caspius consécutives aux précipitations, aux coups de mer et à certaines irrigations sur près de 260 hectares avec tous les moyens aériens complétés par des moyens terrestres. En milieu urbain, le moustique tigre continue d’occasionner des nuisances. Le suivi se concentrera dans les prochains jours principalement sur les mises en eau des affûts de chasse. Pas de nouveaux risques liés aux moustiques ruraux.

Aude

On observe en dehors des zones agglomérées autour des secteurs submergés artificiellement des situations de nuisance résiduelles liée à Aedes caspius significatives comme à Puichéric au niveau des zones habitées dans l’étang et des parcelles récoltées, à Narbonne, au niveau des domaines de Tournebelle, de Mandirac ou dans le périmètre de la Réserve Naturelle Régionale de Sainte-Lucie. Les coups de mer ont provoqué beaucoup d’éclosions sur le littoral dans des zones humides morcelées. Au total, 330 ha ont été traités au cours de la semaine du 24 août dont 196 ha par hélicoptère le 29 août, plus de 60 ha en drone, 40 hectares par avion au nord de l’étang de Leucate, et le reste avec des moyens terrestres. Après 6 journées de traitements consécutifs, des contrôles d’efficacité sont en cours et pourraient déboucher sur des reprises. Intra-Muros, le moustique-tigre reste virulent. Pour le moment, les jours à venir s’inscrivent dans la continuité des nuisances avérées.

Pyrénées-Orientales

Sous l’influence des forts vents marins et des précipitations sous orages très localisées, de nouvelles éclosions larvaires d’Aedes spp, ont eu lieu au cours de la semaine passée, dans des zones humides du pourtour de l’étang de Salses et du Bourdigou. Ainsi, 197 ha ont été traités avec tous les moyens aériens et des moyens terrestres. Les contrôles d’efficacité en cours montrent des résultats satisfaisants, mais il pourra subsister des nuisances à proximité des zones concernées par les traitements, comme à Sainte-Marie-de-la Mer, Torreilles-plage, et sur les territoires périphériques de l’étang de Salses. En milieu urbain, sur Perpignan et les villages de la plaine du Roussillon, 880 gîtes larvaires du réseau d’eaux pluviales (avaloirs, fossés, bassins d’orages) ont été traités. Le moustique-tigre est bien présent et actif en zones urbanisées.

Risque de nuisance semaine du 31 août sur la zone d'action  31/08/2026 - 06/09/2026