Les populations de moustiques des marais (espèce Aedes detritus) résultant du cumul de plusieurs émergences de générations hivernales se sont largement dispersées au gré des vents porteurs allant jusqu’à atteindre des territoires situés bien au-delà de la zone d’action de l’EID.
Cette situation résulte des températures très clémentes du mois de février et des niveaux d’eau durablement élevés sur les zones humides littorales, soutenus par une pluviométrie exceptionnelle depuis la mi-décembre, et des vents marins favorisant les remontées marines et lagunaires.
Malgré les moyens mobilisés, un peu plus de 50 % des surfaces à risque ont pu être traitées, en raison de l’ampleur des zones concernées, des difficultés d’accès liées aux sols saturés d’eau et de conditions météorologiques défavorables aux traitements aériens.
Les interventions réalisées ont permis de diminuer les populations de moustiques ayant émergé, ainsi que les pontes et donc le stock d’œufs susceptibles d’éclore à la prochaine submersion.
Ces générations de moustiques « d’hiver » déclineront progressivement. Les dernières éclosions imputables aux dernières mises en eau naturelles du 7 mars ont été contrôlées à hauteur de 75 % avec des retours d’efficacité satisfaisants dans l’ensemble.
A ce jour, ce sont 4800 hectares de zones humides qui ont été traités depuis fin janvier, 45 % par avion, 8% par hélicoptère et les 47 % restant en régie interne.