Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

27.07.2026 au 02.08.2026

Après l’épisode de vents marins survenus au cours de la première quinzaine du mois de juillet, des nuisances résiduelles provoquées par l’espèce rurale, Aedes caspius, ont été ressenties ces derniers jours dans certaines communes, directement exposées. La météo clémente a favorisé l’agressivité et la dispersion des femelles. Les mises en eau artificielles se poursuivent en ces temps de sécheresse et de chaleurs.

À l’instar de juillet 2025 dans l’Aude, des orages localisés intenses ont été enregistrés localement dans le Gard et dans une moindre mesure dans les Bouches du Rhône ce samedi 25 juillet. Des agents ont été mobilisés dans le Gard le dimanche 26 juillet afin de caractériser les niveaux d’eau et les éclosions de larves. En effet, l’efficacité des traitements dépend aussi de la réactivité des interventions et les fenêtres météorologiques favorables doivent être exploitées.

La semaine dernière, plus de 450 hectares de zones humides toutes confondues ont été traitées contre les larves d’Aedes caspius, 60 % par avions, 18 % par drones et 22% avec les moyens terrestres. Le total 2026 à ce jour est de plus de 14 600 ha.

Sur le domaine public, ce sont près de 30 000 gîtes traités jusqu’ici, dont un millier la semaine du 20 juillet. Le moustique-tigre (Aedes albopictus) est à nouveau bien actif et les dernières pluies vont entrainer de nouvelles éclosions d’œufs.

Prévisions à compter du 27 juillet 2026

Des traitements larvicides sont engagés dès le 27 juillet et vont se poursuivre ces prochains jours, particulièrement dans le Gard suite aux pluies et dans tous les secteurs « irrigués ». Les surfaces se chiffreront en centaines d’hectares.

La vigilance est plus que de rigueur pour lutter contre le moustique-tigre après chaque orage en appliquant les bonnes pratiques visant à le priver d’accès à l’eau.

Bouches-du-Rhône

Une quarantaine d’hectares de zones humides ont été traités par voie terrestre. La présence de moustiques adultes Aedes caspius est constatée sur les marais au sud de Port-Saint-Louis et dans une moindre mesure au niveau du domaine de la Palissade. Les précipitations enregistrées sont globalement faibles excepté sur le territoire d’Arles où localement 50 mm sont tombés. Des submersions marines sont également survenues. Les prospections en cours caractériseront les traitements à venir. Le risque de nuisance le plus élevé se situe à Port Saint Louis du Rhône et à un degré moindre à Salin de Giraud, Berre-L’étang, Saint-Chamas, Marignane, Châteauneuf-les-Martigues.

Gard

Une nuisance résiduelle faible (Aedes caspius), est actuellement observée sur certains territoires particulièrement ceux soumis aux mises en eau artificielles. 270 hectares ont été traités par avion essentiellement lors de la semaine écoulée. Les orages survenus sur les secteurs d’Aigues-Mortes, le Grau du Roi, de Vauvert et de Saint-Gilles le samedi 25 juillet, avec des relevés jusqu’à 70 mm localement, ont généré d’importantes superficies d’éclosions larvaires en cours de prospection depuis le 26 juillet et de traitement par avion et moyens en régie depuis le 27 juillet. Les premiers jours seront décisifs, et tous les moyens disponibles sont déployés. Dans les tous prochains jours, le ressenti de nuisance liée aux Aedes caspius n’évolue pas.

Hérault

Quelques nuisances ont été ressenties à Palavas-les-Flots et à Carnon. 15 hectares ont été traités en régie la semaine passée. La pluie tombée samedi 25 juillet n’a pas provoqué de submersions significatives dans les zones humides (10 mm maximum enregistrés). Les vents marins ont fait remonter les marais de l’Est de l’Etang de l’Or, où les prospections sont engagées. A l’ouest, l’essentiel des opérations a concerné le contrôle des mises en eau destinées à la submersion des parcelles viticoles sur la commune de Lespignan. Cette problématique inhabituelle en cette période, bien que contrôlée, a généré des émergences d’Aedes caspius. Sur le territoire de Lespignan, la nuisance principalement ressentie reste hors agglomération à ce stade. La situation demeure sous surveillance afin d’adapter les interventions aux besoins.

Aude

Le niveau des populations d’Aedes caspius est monté la semaine dernière. Il s’agit de moustiques dont les larves ont survécu aux traitements larvicides réalisés la semaine du 13 juillet dans les zones humides périphériques des étangs de Bages et de Leucate. Les situations les plus marquées ont été enregistrées à Fitou et à un degré moindre à Caves, Leucate, et sur les territoires situés au nord de l’étang de Bages. Au niveau des secteurs irrigués, sur l’étang de Marseillette les submersions restent intenses. De l’autre côté de la rive de l’Aude, des mises en eau artificielles sont à l’origine d’émergences d’Aedes caspius cantonné pour le moment le long de la rivière Aude avec des risques sur les territoires adjacents. Plus de 120 hectares traités dont la moitié par drone principalement après mises en eau artificielles. Sur les territoires impactés par les émergences d’Aedes caspius, le risque se maintient pour les prochains jours (cf. carte de risque).

Pyrénées-Orientales

22 hectares ont été traités en régie interne. Sur Salses-le-Château, les nuisances (Aedes caspius) ressenties sont d’intensité moyenne. On observe également des nuisances sur Leucate. Sur Saint-Nazaire les évaluations mettent en évidence des nuisances résiduelles de faible intensité. Ce risque se maintient pour les prochains jours. En milieu urbain, 900 avaloirs d’eau pluviales ont été traités sur le domaine public.

Risque de nuisance semaine du 27 juillet sur la zone d'action  27/07/2026 - 02/08/2026