Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

25.05.2026 au 31.05.2026

Le niveau des populations de moustiques ruraux s’est élevé ces derniers jours avec les émergences résiduelles des dernières générations mixtes de début mai, particulièrement d’Aedes caspius. L’abondance de moustiques adultes varie d’un endroit à l’autre mais en toute logique le résidu le plus important se situe dans les zones qui ont été soumises aux fortes pluies.

Au regard des importantes mises en eau naturelles de cette première partie de l’année, les submersions artificielles demeurent marginales (7.5 %), mais on constate une intensification ces derniers jours dans les lieux historiques.

170 ha de zones humides ont été traités la semaine du 18 mai (77 % en régie interne dont le drone) ce qui porte 2026 à ce jour à plus de 10500 ha tous moyens confondus. La part des traitements en régie est à 40 % en 2026, ce qui à cet instant est supérieur à la moyenne (27 %).

En ville, plus de 9500 gîtes du domaine public traités en 2026 à ce jour, ce chiffre se situant dans la moyenne des dix dernières années.

Prévisions à compter du 25 mai 2026

Les équipes de consacreront au suivi des mises en eau naturelles et artificielles et à la caractérisation des éclosions larvaires induites.

Le risque de nuisance liée aux moustiques ruraux augmente sur certains secteurs et d’une façon plus généralisée en ville avec la montée en puissance des moustiques urbains.

Bouches-du-Rhône

Quelques traitements de détail ont été nécessaires. Une nuisance résiduelle assez faible est observée en soirée sur Port Saint Louis et ailleurs on observe un bruit de fond (Aedes detritus principalement). En ce qui concerne la météo, les jours à venir s’annoncent exceptionnellement chauds pour la période avec quelques brises marines l’après-midi. Le moustique tigre est de plus en plus présent et actif en zones urbanisées.

Gard

L’ensemble des traitements accomplis suite à des nouvelles éclosions larvaires avoisine les 60 ha, majoritairement traités par avion (67%). Une présence moyenne à forte de moustiques adultes, Aedes caspius, est constatée sur les Lieux-dits de Jarras, Calvière et Petit Mazet au sud du département. Le risque de nuisance augmente pour les tous prochains jours sur Aigues mortes, Saint-Laurent d’Aigouzes et Le Grau du Roi (cf. carte de risque). Sur le domaine public urbain, ce sont près de 400 gîtes traités.

Hérault

Les conditions météorologiques plus favorables observées par intermittence ces derniers jours maintiennent une activité des moustiques ruraux sur plusieurs territoires littoraux. Une dizaine d’hectares ont été traités. Des nuisances localisées peuvent survenir en fin de journée dans les prochains jours avec une intensité plutôt faible en zones urbanisées (cf. carte de risque) et plus marquée à proximité des zones humides et des espaces densément végétalisés. L’activité opérationnelle s’est principalement concentrée sur des interventions en milieu urbain. Au total, 450 avaloirs ont été traités ainsi que certains fossés encore partiellement en eau. Le moustique tigre connaît une nette montée en puissance sur plusieurs communes, avec une présence désormais bien installée.

Aude

Avec le retour des journées clémentes, on observe en milieu naturel la présence de moustiques ruraux dont certains sont issus de la dernière génération qui a éclos début mai. C’est autour de l’étang de Bages que les populations de moustiques les plus nombreuses ont été constatées comme à Bages, Peyriac-de-Mer, Narbonne (Le Castélou) et Port-La-Nouvelle (Ile de Sainte-Lucie). En secteurs soumis aux mises en eau artificielles, on note un petit reliquat de moustiques comme sur l’étang de Marseillette, ou les submersions ont entraîné depuis le mois de mars près de 200 hectares de superficies d’éclosions de larves cumulées. Au total de la semaine, ce sont 65 hectares traités avec les moyens internes. Le risque en zone urbaine pour les prochains jours, qui devrait se limiter aux instants concerne les territoires susmentionnés (cf. carte de risque). En ville, 1600 avaloirs ont été traités sur le domaine public.

Pyrénées-Orientales

Quelques moustiques adultes du genre Aedes sont observés sur les communes de Salses-le-Château et Saint-Hippolyte en bordure de l’étang de Salses et Torreilles et Saintes-Marie-de-la-Mer en bordure du Bourdigou. Ces nuisances faibles devraient rapidement se dissiper excepté peut-être sur la commune de Salses-le-Château où les émergences depuis certaines zones humides comme la Sagne d’Opoul sont plus régulières. Une trentaine d’hectares ont été traités en régie interne. On notera aussi la présence d’insectes piqueurs appartenant à la famille des Cératopogonidés sur les communes littorales. Les nuisances de moustiques tigres se précisent en zones urbaines. Poursuite des traitements des avaloirs d’eau pluviale sur Perpignan et les communes environnantes (2000 traités semaine écoulée).

Risque de nuisance semaine du 25 mai sur la zone d'action  25/05/2026 - 31/05/2026