Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

 

Météo « moustiques »

25.08.2025 au 31.08.2025

On observe que la présence résiduelle de moustiques adultes, Aedes caspius, est en augmentation dans certaines zones irriguées, en lien avec la pression constante des éclosions larvaires.

Globalement, les dernières précipitations n’ont pas occasionné de mises en eau importantes. L’alternance des vents et l’effet bascule ont mis en eau des zones humides à submersion temporaire, et provoqué une élévation des niveaux des plans d’eau dans certains étangs. Les larves qui sont apparues ont nécessité des traitements exécutés dans des conditions difficiles : des vents moyens à forts bien installés n’ont laissé que peu de fenêtres favorables aux épandages aériens, d’autant plus en période d’ouverture de la chasse.

Les quelques 700 ha de zones humides traitées l’ont été globalement en conditions défavorables comme vendredi 22 et samedi 23 août.

L’année 2025 se situe dorénavant autour des 13 500 ha traités en zones humides.

En ville, les actions sur le domaine public continuent et s’élèvent ainsi à 25 000 gîtes traités depuis le début de la campagne urbaine.

 

Prévisions à compter du 25 août 2025

Les traitements aériens, qui n’ont pas pu être faits la semaine précédente, sont prévus dès lundi 25, avec des contraintes persistantes notamment en termes de vent.
Les contrôles, après les traitements des 22 et 23 août, requièrent déjà des reprises de traitement par drones notamment.

La période est humide en ce début de semaine et les fluctuations des niveaux d’eau en zones humides naturelles vont être suivies. Des orages sont possibles.

⚠ La survenance des pluies orageuses est très bénéfique aux moustiques-tigres (Aedes albopictus), alors soyons tous très vigilants à cet égard.

Bouches-du-Rhône

Suite aux coups de mer et aux irrigations, ce sont 200 ha qui ont été traités principalement par voie aérienne (75 %). Quelques traitements de reprise ont eu lieu car les interventions de 1ère intention n’ont pas toujours pu être réalisées dans de bonnes conditions. Ainsi, des quartiers proches du Jai (Marignane, Châteauneuf-les-Martigues) sont exposés à un risque de nuisance (Aedes caspius) dans les prochains jours. Les dernières éclosions larvaires n’ont pas toutes été traitées la semaine écoulée et les interventions se poursuivent en ce début de semaine. Les contrôles d’efficacité permettront de statuer sur un éventuel niveau de risque. En ville, Aedes albopictus se montre très actif.

Gard

Le bruit de fond à Aedes caspius concerne le sud du département. Tout au long de la semaine, des traitements larvicides ont été nécessaires suite aux coups de mer et irrigations sur 225 ha (111 ha en avion, 74 ha en hélicoptère et 40 ha en régie). Il a fallu composer avec le vent de nord moyen à fort de jeudi à samedi et différentes contraintes. Les contrôles après traitements ont montré la nécessité d’engager des reprises de traitement comme au niveau de l’étang de la Marette (Aigues-Mortes). Le risque pour les prochains jours s’inscrit dans la continuité. En ville, c’est principalement le moustique-tigre qui génère la nuisance.

Hérault

Cette semaine, l’activité s’est principalement concentrée sur le suivi des mises en eau artificielles des affûts de chasse et des remontées d’étang. Au total, 80 hectares ont été traités, garantissant une couverture optimale des zones ciblées. Les populations d’Aedes caspius adultes demeurent actuellement faibles, à l’exception de quelques secteurs soumis à une forte irrigation, comme le confirment les données recueillies lors des évaluations hebdomadaires. En zone urbaine, la lutte larvaire se poursuit de manière soutenue, notamment par le traitement régulier des avaloirs. Le moustique-tigre reste particulièrement nuisant en cette période.

Aude

La situation la plus marquée en cette fin août se situe dans l’étang de Marseillette. On y observe la présence significative d’Aedes caspius. Cette situation résulte de nombreuses et successives mises en eau qui s’opèrent depuis le mois de juin et se poursuivent encore. Malgré un contrôle des éclosions larvaires permanent (+ de 500 ha cumulés traités à ce jour cette année par différents moyens aériens et terrestres les plus adaptés aux circonstances), un cumul de moustiques adultes s’opère inexorablement. De par les prévisions météo, un débordement vers les zones urbaines des 6 communes concernées pourrait bien survenir en ce début de semaine. Dans d’autres secteurs irrigués, mais à un degré moindre, on est dans la même tendance notamment à Fleury et au niveau de la plaine viticole à Narbonne. Au niveau des zones naturelles, on observe encore des moustiques résiduels à Gruissan, à Fitou et à Port-La-Nouvelle. Une centaine d’hectares ont été traités principalement en régie et par avion. En ville, ce sont 130 gîtes traités dans les stations balnéaires. Y compris autour de l’étang de Marseillette, la nuisance causée par le moustique-tigre ne fléchit pas en zones urbanisées.

Pyrénées-Orientales

On observe une présence significative d’Aedes caspius sur la partie ouest de l’étang de Salses, faisant suite à des mises en eau successives par coup de mer depuis le début août. En dépit du contrôle fin des éclosions larvaires et des traitements mis en œuvre, il subsiste une population résiduelle de moustiques adultes, dont la nuisance pourra être ressentie sur le village de Salses-le-Château dans les prochains jours. La semaine passée, 80 ha ont été traités par voie aérienne et en régie. Néanmoins, la Tramontane a contrarié la réalisation et affecté l’efficacité des traitements larvicides engagés entre les 21 et 22 août. Les contrôles après traitements révèlent la nécessité de reprise. En ville, la nuisance liée à Aedes albopictus reste prégnante.

Risque de nuisance semaine du 25 août sur la zone d'action  25/08/2025 - 31/08/2025