Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

24.08.2026 au 30.08.2026

Sur le littoral, la présence de moustiques adultes ruraux (Aedes caspius) n’est pas vraiment ressentie en zones urbanisées, mais plutôt en dehors notamment dans les secteurs soumis aux mises en eau artificielles.

Un peu plus de 220 hectares de zones humides ont été traités ces 7 derniers jours contre les larves d’Aedes caspius. Le total 2026 avoisine 16600 ha.

Sur le domaine public urbain, ce sont plus de 39500 gîtes traités jusqu’ici, dont plus de 3000 la semaine du 17 août.

Le moustique-tigre (Aedes albopictus) monte crescendo et représente la principale source d’inconfort ressenti en zone urbaine.

Prévisions à compter du 24 août 2026

Pas de nouveaux risques liés aux moustiques communs issus des zones humides prévus pour ces tous prochains jours.

Des perturbations météorologiques sont attendues en ce début de semaine. Les mises en eau qui pourraient en résulter seront suivies avec attention.

La vigilance reste plus que jamais de mise pour lutter contre le moustique-tigre.

Bouches-du-Rhône

On n’observe pas de nuisance significative liée aux moustiques ruraux, un petit pic est ressenti à la tombée de la nuit, comme à Saint-Chamas, Arles-Salin-de-Giraud et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Des traitements notamment par avion ont été réalisés sur 27 ha de zones humides et d’autres vont être engagés ces tous prochains jours suite aux précipitations à caractère orageux qui surviennent en ce moment. Le moustique-tigre profite bien de ces précipitations et reste très actif en zones urbanisées.

Gard

Hormis quelques lieux isolés en dehors des zones agglomérées, le ressenti de nuisance liée aux Aedes caspius est nul à faible. Les traitements réalisés au cours de la semaine 34 ont ciblé des larves d’Aedes caspius qui ont éclos après des submersions artificielles sur une surface de 24 ha. Pas de risque de nuisance liée à Aedes caspius significatif pour les jours à venir. 70 gîtes larvaires ont été traités sur la voirie. Des épisodes orageux sont prévus et donneront lieu à des suivis en zones humides. Ces pluies pourraient également profiter aux moustiques tigres, particulièrement actifs ces derniers temps.

Hérault

On observe la présence de moustiques adultes résiduels de l’espèce rurale Aedes caspius dans les sous-bois de Bosc Viel à Mauguio et également sur les territoires de Vendres et de Lespignan. La semaine a été marquée par les premières mises en eau des affûts de chasse et la poursuite de submersions en plaine viticole. Environ 6 hectares ont été traités en régie au moyen du drone et de 4×4 munis de lance à haute pression. En milieu urbain, 330 gîtes pluviaux ont été traités. La nuisance liée aux moustiques ruraux reste faible, tandis que le moustique tigre demeure la principale source de nuisance en ville, avec une activité en hausse. Pour les prochains jours, la vigilance portera sur les nouvelles mises en eau des affûts de chasse ainsi que sur la dégradation des conditions météorologiques. Possiblement, des orages localisés et un coup de mer seront notamment à surveiller, ces phénomènes pouvant générer de nouvelles mises en eau et favoriser des éclosions larvaires en zones humides.

Aude

Présence résiduelle d’Aedes caspius sur le littoral comme à Fitou, Port-La Nouvelle (Ile de Sainte Lucie), Fleury d’Aude (rives de l’Aude) et sur l’étang de Marseillette comme à Puichéric (quartier de l’étang) et à Aigues-Vives. Suite aux submersions artificielles et légères fluctuations en zones humides littorales, environ 60 ha cumulés ont été traités par drone, et par moyens terrestres, le vent ayant perturbé certaines planifications aériennes. Plus de 350 gîtes larvaires situés sur la voirie ont été traités. Le moustique-tigre est de plus en plus ressenti dans les zones intra-domiciliaires. Les vents de mer voire les risques d’orage annoncés vont être suivis de près ces tous prochains jours, pour exploiter les moindres fenêtres météorologiques en cas d’éclosions larvaires.

Pyrénées-Orientales

Suite aux fluctuations d’eau dans les zones humides et aux précipitations localement conséquentes, environ 110 ha ont été traités sur le pourtour de l’étang de Salses-Leucate, par moyens aériens et terrestres. Suite aux submersions régulières de cet été, des nuisances résiduelles d’Ae. caspius persistent, essentiellement sur Salses-le-Château. Des traitements terrestres et par drone sont prévus en ce début de semaine sur ce même secteur, une mise en eau est également suivie sur les zones humides de l’étang de Canet et de Saint-Nazaire. Les vents de mer soutenus mais également les orages annoncés pourraient à nouveau donner lieu à des éclosions d’œufs d‘Aedes caspius en zones humides. En milieu urbain, aussi bien sur Perpignan que sur les villages de la plaine du Roussillon, 2300 gîtes larvaires du réseau d’eaux pluviales ont été traités. Les nuisances de moustique-tigre sont de plus en plus ressenties en zones urbanisées.

Risque de nuisance semaine du 24 août sur la zone d'action  24/08/2026 - 30/08/2026