Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

22.06.2026 au 28.06.2026

Le niveau des populations des espèces rurales ayant baissé, globalement la nuisance ressentie est plutôt faible, si l’on excepte quelques situations isolées situées dans le périmètre des zones mises en eau artificiellement.

Les actions de lutte se concentrent principalement dans les zones humides submergées artificiellement. On note que les vents marins ont commencé à souffler ce week-end ce qui entraîne quelques fluctuations des niveaux d’eau pour les zones les plus sensibles.

Plus de 360 hectares ont été traités ces derniers jours, dont 44 % par avions.

La surface traitée en 2026, toutes zones humides confondues, dépasse 11 700 ha avec une répartition aérien / terrestre de 67 %/33 %. Les traitements en régie atteignent 4 850 hectares (41 %) à ce jour, dont 1 000 ha par drone.

L’année est propice à la présence d’autres insectes comme les Arabis (Cératopogonidés).

Sur le domaine public urbain, les 2 900 gites traités au cours de la semaine augmentent le nombre de gîtes traités en 2026 jusqu’ici qui approche les 20 000.

Prévisions à compter du 22 juin 2026

La surveillance des mises en eau artificielles bat son plein. Sur le littoral, l’élévation du niveau des étangs sera suivie. Des traitements en régie seront a minima engagés ces prochains jours.

A cet instant, pas de nouveaux risques en termes de nuisance liée aux moustiques ruraux, mais en cette période de fortes chaleurs tout peut aller très vite en cas de submersion. L’espèce emblématique des eaux stagnantes, Culex pipiens, est dûment contrôlée par ces températures élevées qui favorisent son agressivité.

En ville, chacun restera vigilant pour que l’arrosage ne soit pas profitable aux moustiques-tigres.

Bouches-du-Rhône

Pas de nuisances particulières des Aedes spp relevées ces derniers jours. Suite à des irrigations, des éclosions ont eu lieu dans les prairies de Salon-de-Provence et de Grans nécessitant des traitements manuels sur près de 2 hectares. L’activité du moustique-tigre est variable en fonction des quartiers mais semble, de manière générale, être assez faible.

Gard

105 hectares ont été traités, 67 ha par drone en régie, et 38 ha par avion. Ces traitements sont consécutifs à des mises en eau artificielles.  Une présence de moustiques adultes, Aedes caspius, est observée dans les périmètres d’irrigation mais en l’état, cela n’impactera pas les zones urbaines alentour. A noter une forte présence d’Arabis.

Hérault

La nuisance en zone agglomérée est faible, voire nulle, quelques spécimens (Aedes caspius) ont été capturés à La Grande-Motte et ailleurs comme à Vendres et Lespignan à proximité des zones irriguées, sans gêne avérée.

Par ailleurs, les entrées maritimes observées ces derniers jours feront l’objet de prospections en ce début de semaine afin d’évaluer les traitements nécessaires. Plus de 200 gîtes traités en milieu urbain, où les nuisances observées demeurent principalement imputables au moustique-tigre.

Aude

Dans, et autour, des secteurs mis en eau artificiellement, on constate un résidu d’espèces rurales plus ou moins important. Le niveau des populations d’Aedes caspius varie proportionnellement à l’intensité des submersions et aux conditions de traitement (couvert végétal important et difficilement pénétrable à certains endroits).

On notera quelques situations comme au nord et nord-est de l’étang de Marseillette, à Vinassan et à Port-La-Nouvelle (Ile de Sainte-Lucie). Plus de 250 ha traités en secteurs irrigués dont 122 ha par avion, le reste avec des drones et autres moyens terrestres comme le quad.

Les contrôles d’efficacité vont se poursuivre, particulièrement après les épandages par avion sur l’étang de Marseillette et la manade Margé à Fleury-d’Aude. En ville, la pression de contrôle (ciblée en appui sur la carte urbaine) ne se relâche pas avec près de 600 gîtes traités sur le domaine public de Narbonne. 

Pyrénées-Orientales

Dans la continuité, la nuisance des moustiques communs issus des zones humides littorales reste nulle à faible mais par contre on observe, sur les communes de la Salanque, une forte nuisance de Cératopogonidés, peu gênés par la chaleur.

En ville, on observe des nuisances imputables à Aedes albopictus. Sur le domaine public urbains, 2 100 gîtes ont été traités en grande majorité des avaloirs d’eau pluviale.

Risque de nuisance semaine du 22 juin sur la zone d'action  22/06/2026 - 28/06/2026