Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

Météo « moustiques »

01.09.2025 au 07.09.2025

Suite aux coups de mer et aux irrigations, on observe d’une façon générale, une élévation des populations d’Aedes caspius en dehors des agglomérations, sans trop de nuisance ressentie toutefois en zones urbaines, mis à part quelques situations isolées.

Des traitements ont été effectués sur 750 hectares par avion (82 %) et en régie interne (18 %). 14200 ha ont été traités à ce jour en 2025 avec une répartition de 62 % par avion et hélicoptère et 38 % par les moyens en régie dont le drone qui représente 23 % des traitement en régie et 9 % du total.

De nouvelles submersions sont survenues en fin de semaine dans les zones humides principalement sous l’effet de coups de mer accompagnés de précipitations significatives dans les Bouches-du-Rhône.

Le traitement des avaloirs se poursuit, ce sont 26000 gîtes traités sur le domaine public.

Le moustique-tigre est à l’origine du principal inconfort ressenti intra-muros.

Prévisions à compter du 1er septembre 2025

 

Les prospections mettent en exergue de nouvelles apparitions de larves alors que l’épisode précédent n’est pas achevé. Certains traitements concerneront les deux générations d’Aedes spp.

D’ores et déjà la planification des traitements par voie aérienne est perturbée par les vents.

Attention, les précipitations même faibles profitent aux moustiques-tigres qui se manifestent en zone urbanisée.

Bouches-du-Rhône

Plus de 350 hectares ont été traités principalement par avion. Le niveau de la mer a fluctué entraînant des submersions dans les zones humides situées à l’embouchures du Grand Rhône. Les interventions ne sont pas terminées mais les mauvaises conditions météorologiques perturbent la planification des traitements, d’autant que des précipitations comprises en 30 et 70 mm sont tombées et que ce soit à l’embouchure du Grand Rhône ou autour de l’étang de Berre, des larves d’Aedes spp ont déjà été constatées sur plusieurs centaines d’hectares. Des nuisances sont constatées sur le sud des deux communes situées à l’embouchure du Grand Rhône.

Gard

Plus de 150 ha (dont un peu moins de 120 ha en avion et le reste en régie) ont été traités au long de la semaine à la fois suite aux coups de mer mais aussi aux irrigations. Les contrôles après traitements effectués ont donné des résultats satisfaisants dans l’ensemble. La pluie de la nuit du 31 août au 1er septembre n’a pas eu trop d’impact – 10 mm – mais un coup de mer est survenu et ses conséquences seront suivies. Il subsiste quelques moustiques adultes- Aedes caspius – comme au nord de Saint-Gilles et Le Cailar sur les prairies irriguées. Sur les autres territoires, ce sont essentiellement les moustiques tigres qui créent de la nuisance.

Hérault

Au cours de la semaine dernière, 70 ha ont été traités, à la suite des coups de mer et de l’irrigation des affûts de chasse. Des contrôles sont actuellement en cours sur l’ensemble des bordures d’étangs situées dans les zones concernées.  Même si la dernière pluie de la nuit du 31 août au 1er septembre (environ 10 mm) devrait avoir peu d’incidence, les vents marins du week-end ont en revanche affecté les zones humides périphériques des étangs, comme celui de l’Or, directement ouverts sur la mer. Les populations d’Aedes caspius augmentent hors agglomération comme sur les gîtes de Marsillargues, de La Grande-Motte et de Mauguio. Bien que cette présence devrait, en principe, se limiter à la zone humide, un débordement vers les quartiers périphériques n’est pas à exclure comme à la Grande-Motte. En milieu urbain, le moustique tigre reste très actif et particulièrement nuisible dès que les conditions lui sont favorables.

Aude

On observe à certains endroits quelques moustiques adultes Aedes caspius comme à Gruissan à l’est de l’étang, ou sur l’ile de Ste Lucie. Le ressenti le plus vif concerne l’étang de Marseillette où les services de l’EID ont traité entre juin et août 500 ha cumulés de terres irriguées (surfaces + linéaires) en employant les moyens de la panoplie complète les plus appropriés à chaque situation. Le travail de prospection s’y poursuit encore et si nécessaire des traitements larvicides seront engagés. 110 hectares ont été traités suite notamment à une remontée d’étangs. Sur le littoral, un nouvel épisode est en cours de caractérisation. Pas de nouveaux risques ces prochains jours concernant les espèces rurales. Le moustique tigre reste très actif partout en ville.

Pyrénées-Orientales

Suite aux larves d’Aedes spp apparues après un coup de mer, 60 ha de zones humides ont été traités principalement sur la commune de Salses, où on observe des nuisances résiduelles d’intensité moyenne compte tenu des surfaces traitées en conditions défavorables. La période de vent marin qui a débuté en fin de semaine et qui s’est poursuivie tout le weekend a contribué à inonder de nouvelles surfaces sur Salses mais aussi sur les dosses au Barcarès, sur Torreilles et Sainte-Marie (Bourdigou) et sur les territoires de Canet et Saint-Nazaire. Ces surfaces seront traitées par voie aérienne et par voie terrestre. En ville, on constate des nuisances liées aux moustiques-tigres.

Risque de nuisance semaine du 1er septembre sur la zone d'action  01/09/2025 - 07/09/2025