Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

18.05.2026 au 24.05.2026

La nuisance liée aux moustiques Aedes detritus a globalement baissé.

Suite aux pluies et aux coups de mer enregistrés au début du mois de mai, les actions de lutte contre les larves d’Aedes spp se sont poursuivies au long de ces derniers jours avec tous les moyens disponibles et en fonction des fenêtres météorologiques.

Les traitements dans les secteurs submergés artificiellement se poursuivent.

450 hectares ont été traités en zones humides à 78 % par des moyens internes, dont le drone. L’année 2026 avec une superficie totale traitée de 10400 ha se situe aujourd’hui au-dessus de 2025 à la même date.

Sur le domaine public, même constat avec plus de 5100 gîtes traités contre moins de 2000 en 2025.

Prévisions à compter du 18 mai 2026

Les évaluations des résultats liés aux derniers traitements se poursuivent.

Le retour du beau temps sera favorable aux moustiques en général et quelques piqûres pourront être ressenties.

D’autres insectes comme les Arabis pourraient se manifester également.

L’activité en milieu urbain va progressivement s’intensifier. Vigilance accrue par rapport aux précipitations aussi faibles soient-elles et aux éclosions de larves de moustiques-tigres (Aedes albopictus).

Bouches-du-Rhône

On constate un bruit de fond d’Aedes detritus à part sur Port Saint Louis et Salin de Giraud ou le niveau des populations reste plus élevé notamment au sud. 60 ha traités exclusivement au sol. Le risque de nuisance par les espèces rurales est moyen dans les prochains jours dans les deux zones urbaines susmentionnées. On observe la présence du moustique-tigre en intensité variable dans les communes situées autour de l’étang de Berre. La météo étant plus favorable, des captures seront réalisées afin d’évaluer au plus juste la nuisance résiduelle relative aux éclosions de début mai.

Gard

80 ha ont été traités dont 33 ha par drone en reprise de certains traitements de 1ère intention sur des larves datant des mises en eau du 4 mai mais également sur les mises en eau artificielles. Les contrôles d’efficacité après traitements qui ont pu être réalisés dans les délais impartis ont mis en évidence des émergences résiduelles d’Aedes spp comme dans les prairies du Cailar, à Vauvert (marais situés au nord du canal du Rhône à Sète, à Saint Laurent d’Aigouze au lieu-dit les Rampes, au Grau-du-Roi dans la plaine et à Saint-Gilles. Avec le retour annoncé du beau temps, le risque de nuisance augmente sur ces territoires dans les prochains jours.

Hérault

La diminution du ressenti de nuisance due aux Aedes detritus s’est globalement vérifiée. L’activité opérationnelle de la semaine écoulée est restée modérée, avec près de 130 ha traités majoritairement en régie. Si les contrôles d’efficacité semblent globalement satisfaisants, il est observé quelques « échecs » sur milieux à fort couvert végétal. Quelques traitements de reprise ponctuels ont été réalisés sur certaines parcelles. Des risques de nuisances résiduelles localisées ne peuvent toutefois pas être totalement exclus, notamment à proximité des zones boisées servant de gîtes de repos aux moustiques adultes, en particulier en fin de journée lorsque les conditions météorologiques deviennent plus favorables. Par ailleurs, les premiers spécimens d’Aedes albopictus ont été observés dans plusieurs agglomérations, marquant le début progressif de son activité saisonnière.

Aude

Un bruit de fond à Aedes detritus est observé sur le littoral sans conséquence directe sur les zones urbanisées. La semaine dernière a été consacrée aux contrôles et aux reprises de traitements larvicides en zones humides littorales suite à l’épisode de vents marins de début mai : ainsi 150 hectares ont été traités, dont 110 hectares en régie interne. En secteurs mis en eau artificiellement, comme l’étang de Marseillette, les éclosions de larves d’Aedes caspius se poursuivent et sont traitées autant de fois que de besoin, soit par drone, soit par quads. Les épandages aériens sont plus sensibles au vent et ne peuvent pas être mis en œuvre en toutes circonstances. Depuis le début de la saison, plus de 130 ha ont été traités sur l’étang de Marseillette, contre 50 ha en 2025. Quelques moustiques adultes y sont présents en faible quantité. De nouveaux contrôles d’efficacité et des évaluations par captures seront poursuivies sur le littoral afin de déterminer les éventuels risques liés aux mises en eau de mai, comme par exemple à La Franqui (Leucate). En ville, les moustiques urbains pointent de plus leur « nez » et la vigilance avec l’arrivée du beau temps est de rigueur.

Pyrénées-Orientales

On observe encore quelques moustiques adultes Aedes detritus sur les territoires comprenant des zones humides littorales. 30 ha ont été traités par les agents opérationnels. Le risque de nuisances est moyen sur la commune de Salses-le-Château où la couverture de l’épandage ne peut pas être exhaustive. On observe également sur le littoral les premières nuisances de Cératopogonidés (Arabis) qui pourraient être significatives compte tenu de la pluviométrie printanière. Le traitement des avaloirs d’eau pluviale se poursuit sur Perpignan et les communes environnantes.

Risque de nuisance semaine du 18 mai sur la zone d'action  18/05/2026 - 24/05/2026