Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

 

Météo « moustiques »

 

18.08.2025 au 24.08.2025

 

 

Pas de changement particulier par rapport aux semaines passées sur le plan du ressenti de la nuisance liée aux moustiques communs issus des zones humides (majoritairement Aedes caspius). Les nuisances résiduelles qui ont été ressenties se situent principalement au niveau des secteurs intensément irrigués et d’une façon générale, nonobstant quelques situations isolées, elles restent faibles.

Les actions de lutte se sont également concentrées au niveau des terres irriguées.

Ainsi, plus de 400 hectares (ha) ont été traités au long de ces derniers jours (15 août inclus), à 70 % par avion. Les 30 % accomplis en régie interne, l’ont été à 50% par drone. La superficie cumulée traitée depuis le début de l’année en dehors des agglomérations est légèrement supérieure à 12 700 ha.

Les niveaux d’eau sont remontés en fin de semaine dans certaines zones humides littorales, sous l’influence des vents marins.

Sur le domaine public urbain, ce sont près de 23000 gîtes traités contre les larves de Culex pipiens à ce jour cette année.

Le ressenti de nuisance en ville est surtout imputable aux moustiques-tigres (Aedes albopictus), très actifs en cette période.

 

Prévisions à compter du 18 août 2025

 

L’élévation des niveaux d’eau en zones humides entraîne de nouvelles éclosions d’œufs d’Aedes spp, que les prospections caractériseront. La réalisation des traitements qui seront nécessaires devra composer avec une météo ventée.

Le risque de nuisance, par les moustiques ruraux, s’inscrit globalement dans la continuité des semaines précédentes.

La vigilance de chacun consistant à supprimer tout accès à l’eau aux moustiques-tigres est de rigueur en ces temps où la survenance de pluies orageuses est possible.

 

 

 

Bouches-du-Rhône

Quelques moustiques adultes, Aedes caspius, ont été ressentis au niveau de la Camargue. 116 ha traités dont 94 ha par avion et 22 ha en terrestre. Le coup de mer du 17 août a provoqué des submersions en zones humides et d’ores et déjà, des éclosions larvaires sont observées à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Des traitements seront programmés rapidement en fonction des prévisions météorologiques. Pas de risques de nuisance par Aedes caspius particuliers à prévoir dans les prochains jours. En ville, le moustique tigre est très actif particulièrement dans certaines communes situées autour de l’étang de Berre.

Gard

Des traitements larvicides ont été mis en œuvre sur près de 150 ha de secteurs irrigués, 76 % par avion et 24 % en régie. On notera une nuisance significative sur les habitations qui se situent au nord de l’étang du charnier au hameau de Gallician (commune de Vauvert. Les évaluations mettent en exergue une présence plus ou moins faible de moustiques adultes sur les autres territoires. Le risque dans les jours à venir s’inscrit dans la continuité.

Hérault

Plus de 30 hectares ont été traités essentiellement par avion. L’accumulation progressive de moustiques adultes résiduels issus des secteurs irrigués a été observée hors agglomération comme à Vendres et Lespignan. La remontée du niveau d’eau dans l’étang de l’Or, ayant entraîné l’apparition de nouvelles larves d’Aedes caspius dans certaines parcelles, nécessitera un traitement par avion. Pas de nouveaux risques liés aux espèces rurales pour les prochains jours en zones urbanisées où les nuisances ressenties par la population sont provoquées par l’espèce Aedes albopictus.

Aude

Près de 100 hectares traités en par avion et en régie interne imputables pour la grande majorité aux mises en eau artificielles Dans la continuité, on observe une nuisance résiduelle d’Aedes caspius significative à certains endroits de l’étang de Marseillette et à un degré moindre au niveau des Cabanes de Fleury due à une irrigation durable et successive des terres. Sur le littoral, on note la présence d’Aedes detritus sur l’île de Sainte Lucie à Port-la Nouvelle, peu actif en conditions de fortes chaleurs. La remontée d’étangs reliés directement à la mer sous l’influence des vents marins est en cours de caractérisation. La semaine à venir ne devrait pas enregistrer de nouveaux risques de nuisances par les moustiques ruraux. En ville, si le contrôle exercé sur le domaine public maîtrise les éclosions de Culex pipiens, les eaux claires « domestiques » sont favorables aux moustiques-tigres, bien acclimaté aux conditions du moment.

Pyrénées-Orientales

Plus de 30 hectares de zones humides naturelles ont été traités par avion. Des moustiques adultes Aedes caspius sont toujours présents sur le village de Salses-le-Château. Un nouveau coup de mer a eu lieu le week-end dernier occasionnant des mises en eaux dans les zones humides de l’étang de Salses. Les prospections en cours font état d’éclosions larvaires sur ces zones humides et des traitements seront engagés dès que possible. 400 gîtes traités sur le domaine public urbain contre « Culex pipiens », néanmoins c’est le moustique-tigre qui occasionne les principales nuisances en ville.

 

 

Risque de nuisance semaine du 18 août sur la zone d'action  18/08/2025 - 24/08/2025