Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

17.08.2026 au 23.08.2026

Sur le littoral, la présence de moustiques adultes ruraux (Aedes caspius) persiste autour de certaines zones marécageuses et des secteurs rétro-littoraux intensément irrigués. Localement, particulièrement au crépuscule, des piqûres peuvent être ressenties comme intenses.

Un peu moins de 300 hectares de zones humides ont été traités ces 7 derniers jours contre les larves d’Aedes caspius. Le total 2026 dépasse à ce jour 16300 ha.

Sur le domaine public urbain, ce sont plus de 36400 gîtes traités jusqu’ici, dont 2250 la semaine du 10 août.

Le moustique-tigre (Aedes albopictus) demeure l’origine du principal inconfort ressenti « intramuros ».

Prévisions à compter du 17 août 2026

La météo, telle que prévue, devrait tempérer, dans certains secteurs plus exposés, les nuisances d’Aedes caspius.

Les mises en eau, principalement artificielles, sont suivies au jour le jour.

La vigilance reste de mise pour lutter contre le moustique-tigre après chaque orage en appliquant les bonnes pratiques visant à le priver d’accès à l’eau.

Bouches-du-Rhône

La nuisance imputable aux moustiques ruraux est faible sur l’ensemble du territoire. Sur Saint-Chamas, on observe un pic un peu plus important à la tombée de la nuit (Poudrerie, quartiers sud). En ce qui concerne Port Saint Louis et Salin de Giraud, la nuisance est quasi inexistante en centre-ville. À Arles ce sont principalement des Anophèles spp qui gênent en ce moment. 28 ha ont été traités en régie interne (22 ha par drone) la semaine dernière. Les prévisions annoncent une semaine ventée vent de secteur Nord jusqu’à jeudi puis de possibles phénomènes orageux qui le cas échéant demanderont un suivi réactif.

Gard

Les populations d’Aedes caspius adultes observées à l’émergence n’ont pas généré, selon les captures réalisées, une augmentation de la nuisance en zones urbanisées. La gêne occasionnée se ressent principalement en soirée, pendant environ une heure mais dans ces territoires de Petite Camargue, elle reste d’intensité relativement faible. 34 ha ont été traités au cours de la semaine. En ville, il subsiste quelques foyers de moustiques-tigres dans certains quartiers de Vauvert, Saint-Gilles, Aigues-Mortes, le Grau du roi.

Hérault

La semaine s’inscrit dans la continuité de la précédente, avec la poursuite des irrigations sur le secteur de Fleury, générant de nouvelles éclosions d’Aedes caspius. Un peu plus de 80 hectares ont été traités majoritairement par avion. La nuisance demeure globalement stable, avec une présence ponctuelle d’Aedes caspius à proximité des secteurs irrigués, Quelques Aedes caspius sont présents sur gîtes larvaires et de repos à Bosc-Viel sur la commune de Mauguio. Pour les prochains jours, la vigilance portera sur la poursuite des irrigations ainsi que sur les premières mises en eau des affûts de chasse attendues sur Portiragnes, Vias, Agde, Marseillan… En milieu urbain, la campagne se poursuit avec le traitement de 400 collecteurs pluviaux. En ville, le moustique-tigre est bien actif.

Aude

Un bruit de fond, Aedes caspius résiduel, est observé principalement au crépuscule sur le littoral comme à Fitou (plus particulièrement à Port Fitou et aux Cabanes), où les vents de mer, qui font fluctuer des niveaux d’eau déjà hauts depuis plusieurs semaines, imposent un contrôle permanent pour caractériser les éclosions peu perceptibles. Sur l’étang de Marseillette, le niveau de moustiques résiduels est significatif et particulièrement ressenti dans les zones habitées du territoire de Puichéric. Les éclosions larvaires dans les vignes et les vergers ne faiblissent pas et sont traitées avec l’ensemble des moyens opérationnels adaptés. Le millier d’hectares cumulés traité y est atteint, ce qui représente 1/3 des superficies traitées dans ce département, montrant bien la fréquence et l’intensité exceptionnelles de l’activité sur ce périmètre. Au total, une centaine d’hectares traités sur le littoral et sur l’étang de Marseillette. En zones agglomérées, la principale nuisance relève de la présence croissante mais inégale selon les quartiers d’Aedes albopictus.

Pyrénées-Orientales

L’absence de vent et les températures élevées accentuent le ressenti de la nuisance (Aedes caspius) en soirée. Sur Salses, les nuisances résiduelles restent globalement plutôt faibles en zone agglomérée. Une trentaine d’hectares ont été traités en avion sur les zones humides de Salses-le-Château suite à des fluctuations des niveaux d’eau. En activité urbaine, 1850 avaloirs d’eau pluviale ont été traités sur la partie ouest de la commune de Perpignan. On constate une hausse des nuisances Aedes albopictus dans certains quartiers, malgré l’absence de précipitations notables.

Risque de nuisance semaine du 17 août sur la zone d'action  17/08/2026 - 23/08/2026