Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

Météo « moustiques »

15.09.2025 au 21.09.2025

Suite aux précipitations et aux coups de mer ayant provoqué des éclosions larvaires d’Aedes spp dans les zones humides, d’une façon générale, le niveau de moustiques adultes augmente en dehors des agglomérations près des gîtes larvaires. C’est dans le département des Bouches-du-Rhône que le ressenti est le plus vif. Si avec une nébulosité plus importante, la nuisance s’étale sur une bonne partie de la journée, le pic reste principalement ressenti en fin de journée.

120 hectares ont été traités majoritairement par interventions internes, car les surfaces à traiter étaient modestes et morcelées. En 2025 la superficie cumulée traitée depuis le début de l’année est de 15 300 hectares.

En milieu urbain les petites précipitations régulières mettent en eau les gites intra-domiciliaires qui favorisent le développement et l’émergence du moustique-tigre (Aedes albopictus). Sa présence et sa nuisance, sont assez fortes et généralisées en ville.

Prévisions à compter du 15 septembre 2025

 

Des risques de nuisance nouveaux et/ou accentués pourraient survenir en zones urbaines si les conditions météorologiques annoncées se vérifient.

Bouches-du-Rhône

On observe sur les territoires de Berre-l’étang, Marignane, Châteauneuf-les-Martigues, Miramas, Saint-Chamas, Port-Saint-Louis-du-Rhône et Arles-Salin de Giraud une présence d’Aedes caspius significative. Sur la commune de Marignane, cette nuisance se conjugue avec l’émergence de Chironomes, semblables en vol (essaims denses) aux moustiques. Sur la ville d’Arles le ressenti le plus important se situe au coucher du soleil.

A l’embouchure du Grand-Rhône, c’est au sud des deux zones agglomérées, que le niveau des populations d’Aedes est le plus significatif. 55 ha ont été traités par moyens de traitements internes. Dans les zones humides maintenues en eau, on observe la présence de Culex pipiens, peu anthropophile.

Les prévisions météorologiques rendent propices le déplacement des moustiques adultes ruraux vers les zones urbanisées. Ainsi, certains territoires montent d’un cran en termes de risque, comme Port-Saint-Louis- du-Rhône, et les communes du pourtour de l’étang de Berre.

Gard

20 ha ont été traités par avion et 124 gites urbains sur les communes de Saint-Gilles et Aigues-Mortes. Si le bruit de fond en terme de présence de moustiques concerne toutes les communes surveillées par l’EID, les résultats des observations réalisées vendredi dernier montrent une présence de moustiques adultes ruraux à l’aube et au crépuscule sur Port-Camargue (Grau-du-Roi).

Hérault

Les mises en eau des affûts de chasse se sont poursuivies, engendrant le traitement d’environ 15 hectares par moyens internes. Les évaluations indiquent des populations de moustiques ruraux globalement faibles, sauf dans certains milieux naturels ce qui avec les prévisions favorables à la dispersion et l’agressivité des femelles dans les jours à venir entraîne un risque moyen à faible à La Grande Motte et à Vias. En milieu urbain, ce sont près de 100 gîtes traités.

Aude

On observe un bruit de fond (moustiques ruraux) sur le littoral audois dans les milieux naturels (Ile de Sainte-Lucie à Port La Nouvelle) aux Cabanes de Fitou et sur l’étang de Marseillette où la nuisance d’Aedes caspius semble décliner par rapport aux semaines passées. Les mises en eau naturelles et artificielles ont été limitées en zones humides, avec seulement 17 ha traités. La situation ne devrait pas évoluer pour le moment, même si des piqûres pourront être ressenties dans certains lieux propices comme les stades, les lieux de promenades…En zones urbaines, ce sont 100 gîtes traités sur le domaine public.

Pyrénées-Orientales

11 hectares de zones humides ont été traités en interne. Les évaluations réalisées en fin de semaine dernière font apparaitre des nuisances résiduelles sur les communes comme Salses le Château et Saint Nazaire, qui devraient se prolonger ces prochains jours.

Risque de nuisance semaine du 15 septembre sur la zone d'action  15/09/2025 - 21/09/2025