Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

15.06.2026 au 21.06.2026

On est rentré dans une période calme tant sur le plan des nuisances qui ont décliné ces derniers temps même si quelques moustiques ruraux peuvent encore se manifester localement, que sur le plan des éclosions larvaires en zones humides naturelles.

En secteur soumis aux submersions artificielles, les suivis et les traitements se poursuivent.

Ainsi, ce sont plus de 260 hectares qui ont été traités, à 75 % par les moyens internes dont le drone. Plus de 11350 hectares toutes zones humides confondues ont été traités en 2026 à ce jour.

Les moucherons (famille des Cératopogonidés) sont bien présents et actifs en ce mois de juin.

Sur le domaine public urbain, 2330 gîtes ont été traités portant le total 2026 à ce jour à plus de 16600.

Prévisions à compter du 15 juin 2026

En cette période, les actions de lutte en dehors des agglomérations se concentrent sur les mises en eau artificielles.

Pas de nouveaux risques liés aux moustiques ruraux, dont la nuisance est bien contrôlée, et qui ne sauraient contrarier les activités de plein air en ces beaux jours.

En ville, soyons toujours aussi secs avec le moustique-tigre en cette période d’arrosage.

Les moucherons resteront gênants dans les jours qui viennent.

Bouches-du-Rhône

Une nuisance d’Aedes spp plutôt faible est ressentie à Fos-Sur-Mer, à Port-Saint-Louis-du-Rhône et à Salin-de-Giraud à la tombée de la nuit. Les fluctuations d’eau qu’elles soient d’origines naturelles ou artificielles sont suivies. Cela a entraîné un peu moins de 30 hectares cumulés traités. En zones habitées, le moustique-tigre se manifeste. Une cinquantaine de gîtes larvaires ont été traités.

Gard

Les traitements en régie ciblant les éclosions consécutives aux mises en eau artificielles se poursuivent sur les communes de Bellegarde et de Saint-Gilles. Ils ont concerné une superficie de 73 ha, dont 33 ha par avion et 40 ha en régie dont 11ha traités par drone. La nuisance ressentie aux heures de lever et de coucher du soleil tend à diminuer. Par ailleurs, les captures dans des secteurs non démoustiqués mettent en évidence des densités de moustiques adultes significatives, générant localement de la nuisance. Par voie de migration, cela crée quelques nuisances au domaine de Jarras, sur le bord de mer de l’Espiguette au Grau-du-Roi mais également sur les zones urbanisées du Grau-du Roi et d’Aigues-Mortes. Il convient également de signaler une forte présence de moucherons sur le secteur.

Hérault

Une tendance à la baisse de la nuisance encore un peu ressentie à La Grande-Motte et à Villeneuve-lès-Maguelone. Un bruit de fond d’Aedes caspius, persiste sur les gîtes ruraux. 26 ha de surfaces d’éclosions soumises à des mises en eau artificielles ont été traités. Pour les prochains jours, le risque de nuisance lié aux moustiques issus des zones humides devrait rester globalement faible et principalement cantonné à proximité des espaces naturels.

En milieu urbain, les nuisances observées demeurent principalement imputables au moustique tigre, dont l’activité saisonnière poursuit sa progression.

Aude

Le vent orienté au NO a défavorisé les évaluations et réduit le ressenti de nuisance sur le littoral jusqu’au WE. On constate un bruit de fond dans les secteurs hors agglomération où la présence de moustiques adultes du genre Aedes a été observée, mais le risque de débordement dans les zones urbanisées reste faible à nul. Du côté des deux plaines à irrigation, on notera un résidu marqué d’Aedes caspius sur l’étang de Marseillette ressenti principalement sur le territoire de Puichéric. Sur la plaine de Coursan, on note également des émergences résiduelles sur gîtes (les Délices à Narbonne) qui pourraient déborder sur les quartiers périphériques est de la commune. 140 hectares ont été traités exclusivement en régie interne dont 40 ha au drone de traitement, néanmoins contraints par le vent. Les moucherons sont particulièrement présents. En ville, près de 600 gîtes du domaine public ont été traités. Dans les tous prochains jours, le risque le plus significatif de nuisance par Aedes caspius concerne l’étang de Marseillette et les zones habitées les plus près comme à Puichéric notamment.

Pyrénées-Orientales

Les évaluations ne démontrent pas d’activités de moustiques ruraux synonymes de nuisances en zones urbanisées. Par contre, on observe une nuisance très importante de Cératopogonidés sur les communes littorales. En lutte urbaine, 1700 gîtes ont été traités sur le domaine public en majorité des avaloirs d’eau pluviale sur Perpignan et les communes environnantes. La nuisance d’Aedes albopictus a tendance à augmenter en l’absence de vent, favorisée par la hausse sensible des températures.

Risque de nuisance semaine du 15 juin sur la zone d'action  15/06/2026 - 21/06/2026