Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

13.07.2026 au 19.07.2026

Dans la continuité des semaines précédentes, les populations d’Aedes caspius sont restées globalement faibles sur l’ensemble de la zone d’action. Les interventions se sont principalement concentrées sur les secteurs soumis aux mises en eau artificielles, notamment les prairies irriguées et les salins, où quelques populations résiduelles persistent localement.

Tous milieux confondus, près de 240 hectares ont été traités au cours de la semaine écoulée, dont 125 hectares par voie aérienne. Un peu plus de 12 500 hectares ont été traités depuis le début de l’année 2026.

Les vents marins qui se sont installés en fin de semaine ont entraîné une remontée progressive des niveaux d’eau sur plusieurs zones humides littorales. Les prospections actuellement menées sur l’ensemble de la zone d’action confirment des éclosions larvaires qui nécessiteront la mise en œuvre de traitements dès le début de cette semaine.

Sur le domaine public urbain, ce sont plus de 2 600 gîtes traités contre les larves d’espèces urbaines nuisantes par la piqûre. Le total avoisine désormais 28 000 gîtes à eaux stagnantes traités.

Prévisions à compter du 13 juillet 2026

L’activité de la semaine sera largement consacrée au suivi des mises en eau progressives provoquées par la persistance des vents marins.

Les traitements nécessaires sont engagés notamment par voie aérienne (avion et hélicoptère) dès ce lundi 13 juillet. Ils se dérouleront y compris le mardi 14 juillet, tandis que les équipes en régie seront également mobilisées sur le terrain.

En milieu urbain, le moustique-tigre demeure la principale source de nuisance. La vigilance reste de mise concernant les eaux stagnantes à proximité des habitations, favorisées par les arrosages et autres réserves d’eau en période estivale.

Bouches-du-Rhône

Quelques traitements en régie (7 ha) ont été réalisés à la suite d’éclosions consécutives à un faible coup de mer à l’embouchure du Grand Rhône, ainsi que 15 ha par drone sur des irrigations au domaine de Bois François. Autour de l’étang de Berre, aucune mise en eau significative n’a été observée en début de semaine, hormis les irrigations des prairies et les mises en eau des salins de Berre.

Le niveau de la mer s’est élevé au cours du week-end. Des prospections sont actuellement menées sur les marais connectés à la mer, au Rhône et autour de l’étang de Berre. Les vents de secteur sud devraient se maintenir au moins jusqu’à jeudi et limiter l’assèchement des zones humides.

Le moustique-tigre (Aedes albopictus) reste présent sur de nombreuses communes, même si son activité est moins ressentie en raison des fortes chaleurs.

Gard

Les traitements réalisés au cours de la semaine 28 ont concerné essentiellement des éclosions liées aux irrigations. Les interventions en régie représentent 10 ha, auxquelles s’ajoutent deux commandes aériennes totalisant 56 ha sur les communes de Saint-Gilles, Bellegarde, Beaucaire et Le Grau-du-Roi.

Quelques moustiques adultes persistent sur les secteurs irrigués de la commune de Saint-Gilles, sans conséquence notable sur les zones urbanisées.

Hérault

Les conditions météorologiques ont poursuivi l’assèchement des zones humides et l’activité de la semaine écoulée a une nouvelle fois été dominée par les irrigations des prairies de fauche. Au total, près de 150 hectares ont été traités, tous moyens confondus.

Quelques Aedes ruraux résiduels demeurent présents en dehors des secteurs urbanisés du littoral, mais le niveau de nuisance reste nul à faible.

Les vents marins du week-end ont entraîné de nouvelles mises en eau sur certaines zones humides littorales. Les prospections sont en cours sur l’ensemble des bordures d’étangs et les premières observations et ont entraîné de premiers traitements aériens.

En milieu urbain, les nuisances restent principalement imputables au moustique-tigre. Au total, 361 gîtes ont été traités.

Aude

Quelques moustiques adultes résiduels (Aedes caspius) persistent sur l’île de Sainte-Lucie à Port-la-Nouvelle. Les secteurs irrigués, notamment l’étang de Marseillette ainsi que les plaines viticoles de Coursan et de Mandirac, concentrent les populations résiduelles les plus importantes, susceptibles d’engendrer ponctuellement des débordements vers certaines zones urbanisées, notamment à Narbonne (quartiers Est), Puichéric ou Saint-Frichoux.

Les traitements larvicides représentent une superficie cumulée d’environ 100 hectares. Une élévation progressive des niveaux d’eau est observée sur les étangs et les zones littorales, faisant l’objet d’une surveillance continue. Quelques interventions ont également été réalisées sur le domaine public urbain.

Les prochains jours devraient s’inscrire dans la continuité de la situation observée cette semaine.

Pyrénées-Orientales

Aucune nuisance imputable aux moustiques issus des zones humides n’est constatée.

Les zones humides situées autour de l’étang de Salses, jusqu’alors asséchées, ont été submergées par le coup de mer en cours. Les prospections larvaires réalisées ce lundi mettent en évidence des éclosions sur des surfaces importantes, estimées à près de 200 hectares, qui feront l’objet de traitements dès que les conditions d’intervention le permettront.

Sur le Bourdigou et l’étang de Canet, les niveaux d’eau sont également en hausse et les mises en eau feront l’objet d’un suivi attentif.

En milieu urbain, les traitements des avaloirs d’eaux pluviales se poursuivent sur Perpignan et les communes environnantes.

Risque de nuisance semaine du 13 juillet sur la zone d'action  13/07/2026 - 19/07/2026