Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

Météo « moustiques »

10.11.2025 au 16.11.2025

Le niveau des populations de moustiques adultes issus des zones humides est resté bas et très peu ou pas ressenti en zones urbanisées, malgré des conditions plutôt favorables certains après-midis.

Depuis quelques semaines, des coups de mer ont fait remonter les niveaux d’eau dans les gîtes larvaires donnant lieu à quelques éclosions abondantes. Des traitements larvicides ont été engagés avec tous les moyens disponibles.

Ainsi, au cours de la semaine du 3 novembre ce sont une soixantaine d’hectares qui ont été traités en régie. L’année 2025 affiche un cumul supérieur à 17300 hectares traités en zones humides.

Un nouvel épisode humide s’est produit à compter du 6 novembre conjuguant pluies et coups de mer avec des cumuls de pluies variables, pouvant atteindre jusqu’à 80 mm.

Prévisions à compter du 10 novembre 2025

Il n’est pas prévu de nouveaux risques de nuisance liée aux espèces communes des zones humides pour les jours à venir.

L’activité dans les zones humides sera consacrée aux prospections et le cas échéant, à des traitements larvicides.

Bouches-du-Rhône

Quelques piqûres peuvent être ressenties à l’embouchure du Grand-Rhône dans les deux zones urbaines, sans grande intensité.  Autour de l’étang de Berre, la situation est redevenue normale. Un coup de mer significatif s’est produit, accompagné de pluies de l’ordre de 15 à 30 mm. Quelques traitements d’appoint ont été réalisés sur 2 hectares. Les mises en eau seront prospectées pour déterminer la nécessité de traiter. La semaine s’annonce toutefois ventée.

Gard

Les précipitations (20 mm sur le plateau de Montcalm (Vauvert) et 50mm sur le Grau-du-Roi) associées à un coup de mer entraînent des éclosions larvaires sur 450 hectares qui seront caractérisées avec précision au cours des prochaines prospections afin d’établir des cartes de traitement nécessaires au maintien d’un niveau de moustiques adultes d’Aedes spp acceptable pour les populations.

Hérault

Les évaluations conduites la semaine écoulée montrent un niveau des populations de moustiques ruraux globalement très faible. Les coups de mer n’ont pas entraîné jusqu’ici de parcelles positives. Un maximum de 80 mm a été enregistré à Marseillan, accompagnés de vents marins à compter du 6 novembre : ces mises en eau sont en cours de caractérisation. Des traitements de détail seront rapidement engagés comme à Vic la Gardiole et à Frontignan. Les surfaces plus importantes pourraient faire l’objet de traitements par avion. Rien ne laisse entrevoir de changement concernant les risques de nuisance liée aux moustiques issus des zones humides.

Aude

Les populations de moustiques issus des zones humides sont nulles à basses et rien de significatif n’a été observé lors des « captures » réalisées la semaine du 3 novembre. Les coups de mer des semaines précédentes ayant entraîné des éclosions ont fait l’objet de traitements larvicides au gré des conditions de traitement clémentes et ainsi un cumul de 59 ha a été traité la semaine écoulée par chenillé et par drone (pénalisé par le vent). Un nouvel épisode humide s’est produit à compter du 6 novembre, avec jusqu’ici 42 mm de pluies enregistrés à la station de l’EID à Narbonne. Les prospections s’engagent. Pas de nouveaux risques de nuisance résiduelle à venir.

Pyrénées-Orientales

Si les précipitations du 6 novembre ont concerné l’ensemble du littoral (entre 20 et 40 mm relevés), elles ont été rapidement absorbées. C’est le fort coup de mer qui a eu le plus d’impact sur les niveaux d’eau. Ainsi, l’ensemble des zones humides de l’étang de Salses et du Bourdigou (Torreilles) ont été à nouveau submergées. L’étang de Canet est également concerné mais dans une moindre mesure. Les prospections de ce début de semaine font état d’éclosions larvaires sur l’ensemble des zones mises en eau. Une analyse des prospections décidera de la nécessité de traiter ou pas.

Risque de nuisance semaine du 10 novembre sur la zone d'action  10/11/2025 - 16/11/2025