Les bulletins opérationnels sont la résultante des constats de terrain (prospections). En fonction des conditions de mise en eau des zones humides littorales, il est possible d’extrapoler le risque de nuisances potentielles imputables aux moustiques issus de ces milieux naturels. Les relevés effectués permettent ensuite de caractériser ces nuisances ressenties dans les zones agglomérées situées dans l’emprise de la dispersion des insectes piqueurs.

« Météo moustiques »

10.08.2026 au 16.08.2026

Sur le littoral, sont observés des moustiques adultes ruraux concentrés essentiellement au niveau de certains secteurs intensément « irrigués » et au niveau de zones humides naturelles qui ont été mises en eau au cours du mois de juillet par coups de mer et par précipitations. Les captures de moustiques adultes ne révèlent pas de nuisances fortes généralisées à des zones agglomérées. Néanmoins, localement à l’aube et surtout au crépuscule, des piqûres peuvent être ressenties comme nuisantes.

Près de 500 hectares de zones humides toutes confondues ont été traités contre les larves d’Aedes caspius. Avions, drones et moyens terrestres ont été mis en œuvre pour réguler les larves qui ont éclos au long de la semaine. Le total 2026 des surfaces traitées à ce jour se situe aux alentours de 16000 ha.

Sur le domaine public, ce sont plus de 34000 gîtes traités jusqu’ici, dont 1800 la semaine du 3 août.

Le moustique-tigre (Aedes albopictus) reste à ce jour à l’origine des principales nuisances urbaines estivales.

 

Prévisions à compter du 10 août 2026

Les évaluations se poursuivent au gré des journées clémentes.

Les mises en eau, principalement artificielles, sont suivies au jour le jour.

La vigilance reste de mise pour lutter contre le moustique-tigre après chaque orage en appliquant les bonnes pratiques visant à le priver d’accès à l’eau.

Bouches-du-Rhône

On observe des moustiques adultes de l’espèce commune Aedes caspius sur le territoire d’Arles, sur Port-Saint-Louis-du-Rhône au faubourg Italien et à Port Abrit, aux Saintes-Maries-de-la-Mer à Mourgues, le Lairan et la Vernède, et à Saint-Chamas en bordure de la Poudrerie. Ailleurs pas de nuisance particulière liée aux Aedes caspius. 60 ha ont été traités en régie. En ville, on enregistre une forte activité du moustique-tigre sur certaines communes ou quartiers.

Gard

Une nuisance résiduelle moyenne à forte est ressentie sur le Grau-du-Roi, principalement à l’aube et au crépuscule, en zone urbaine périphérique et au niveau des gites larvaires à moustiques. Le ressenti est augmenté par une forte présence d’Aedes albopictus. Des captures significatives de moustiques adultes sont également enregistrées à proximité immédiate des terres submergées, entre autres pour la chasse. Ces moustiques atteignent le hameau de Montcalm et traversent les propriétés des Salins du Midi, avec un risque de nuisance sur la commune d’Aigues-Mortes. Globalement, dans les communes se ressent une nuisance en soirée provoquée par Aedes caspius, généralement limitée à une durée d’environ une heure, sauf sur Saint -Gilles et sur Bellegarde dans lesquelles vient s’ajouter la nuisance due aux Anophèles spp. Cette situation s’apparente au fonctionnement naturel des populations de moustiques communs sur le territoire Camarguais. Les traitements réalisés par voie terrestre au cours de la semaine concernent principalement les mises en eau artificielles, et représentent un cumul de 13 ha. « En ville » au Grau-du-Roi, ce sont 510 gites traités sur domaine public.

Hérault

La succession des mises en eau dans les secteurs soumis aux submersions artificielles de ces dernières semaines s’accompagne désormais d’une présence résiduelle cumulée donc plus marquée de moustiques ruraux Aedes caspius, comme à Lespignan ou Vendres. 55 hectares ont été traités dont 40 hectares par avion. Les larves apparues après de légères entrées maritimes et après quelques submersions artificielles ont été traitées. Les contrôles après traitement donneront lieu, si nécessaire, à des reprises ciblées. En milieu urbain, 67 gîtes urbains ont été traités. Intra-Muros, le moustique-tigre demeure la principale source de nuisance.

Aude

Un résidu de moustiques adultes Aedes caspius est observé sur le littoral sur certains territoires principalement en dehors des zones agglomérées ainsi que sur l’étang de Marseillette où des mises en eau artificielles sont en cours sur des vignes et des pommiers. Sur l’étang de Marseillette, 2026 est une saison haute avec déjà plus de 900 hectares traités, par avions comme ce vendredi 7 août, par drones, par quads et par goutte à goutte. Au cours de la semaine du 3 août, plus de 200 ha ont été traités dans le département. Les fluctuations des niveaux d’eau sont suivies sur le littoral où l’on observe depuis plusieurs semaines des niveaux des étangs hauts. Le risque de nuisances par Aedes caspius, faibles à moyennes localement certains jours, se maintient sur les mêmes territoires, voire augmente comme sur Fitou, pour les tous prochains jours. En zones urbanisées, par ces températures élevées, la fréquence de suivi sur le domaine public est augmentée. Aedes albopictus est très actif.

Pyrénées-Orientales

Plus de 130 ha traités dont 128 ha par avion en bordure de l’étang de Leucate ou de Salses. Les traitements aériens sont intervenus vendredi 7 août, après la forte Tramontane qui empêchait toute intervention aérienne. Les contrôles d’efficacité sont assez satisfaisants, mais les dernières émergences viendront s’ajouter aux générations d’Aedes caspius précédentes sur ce territoire. L’élévation du niveau des populations augmente le risque de nuisance sur Salses-le-Chateau. Sur Saint-Nazaire, les nuisances en baisse pourraient être néanmoins ressenties. En zone urbaine, 1200 gîtes sur le domaine public ont été traités sur Perpignan et les communes environnantes. Le moustique-tigre reste très nuisant.

Risque de nuisance semaine du 10 août sur la zone d'action  10/08/2026 - 16/08/2026