Actualités

27 Février 2018
Moustique tigre

Climat - Tenir à l’œil les envahisseurs

Le projet  « InvaCosts », qui a pour objectif de caractériser et de quantifier les impacts des espèces envahissantes d'insectes au niveau mondial, consécutivement au changement climatique, est inscrit dans le programme de l’agence nationale de la recherche (ANR) intitulé :    « Comprendre et prévoir les évolution de l'environnement ». Ces impacts comprennent les pertes de biodiversité, le dysfonctionnement des écosystèmes, les coûts économiques et la santé publique. Le projet se focalise sur les insectes, particulièrement sensibles aux variables climatiques. Et il se trouve qu’un des modèles, parmi les 20 espèces choisies pour cette étude, n’est autre que le moustique-tigre Aedes albopictus.

Anticiper les coûts

D’une durée de 36 mois, le projet 
« InvaCosts » inclut le laboratoire d'écologie, systématique & évolution (ESE), en tant que coordinateur, l’IRD, via l’unité mixte de recherche (UMR) MIVEGEC, et le laboratoire montpelliérain d'économie théorique et appliquée (LAMETA). Ce partenariat pluridisciplinaire doit permettre de construire des modèles de distribution d’espèces envahissantes fournissant à l’échelle de la planète les aires favorables aux invasions actuelles et futures. Des cartes « probabilistes » de distribution seront associées aux estimations du coût économique et sociétal lié aux différents impacts de ces espèces : une sorte de bilan « coût / bénéfice » des mesures déjà prises dans ce contexte et une prévision des coûts futurs, à anticiper par les autorités sanitaires et les collectivités territoriales, notamment.

Contribution de l’EID-Med

C’est dans ce cadre que l’EID Méditerranée est sollicitée par l’IRD / UMR MIVEGEC, fléché pour traiter plus particulièrement la problématique du moustique-tigre : il s’agit de fournir des données sur l’implantation de cette espèce, ainsi que les coûts directs et indirects consécutifs à son introduction depuis 2004, liés à la surveillance, à la prévention et à la mise en œuvre des opérations de lutte selon les directives du plan national anti-dissémination du chikungunya, de la dengue et du Zika (la LAV, quoi). Cette contribution est encadrée par une convention dont le principe et le contenu ont été validés par le dernier conseil d’administration de l'EID.