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18 Septembre 2017
Indigo

Indigo - Globalement stable

Le mois d’août achevé, il est intéressant de procéder à un bilan d’étape, s’agissant du dispositif « indigo » (*) de l’EID-Med. Globalement, le cumul des appels entre janvier et août 2017 est exactement le même que celui de 2016, à une demande d’intervention près (767 contre 766). Assez loin des 1 421 appels cumulés entre janvier et août 2014 et les 1 778 pour la même période en 2015. On revient au niveau de 2013, au moment où le « moustique tigre » a commencé à se faire sentir en ex-Languedoc-Roussillon. Surprise passée, forme d'accoutumance, connaissance des gestes préventifs mieux répandue, contexte météo irrégulier... Mais le « moustique tigre » est bien là !

Pente descendante

Cela ne signifie pas que le « moustique tigre » Aedes albopictus a disparu du paysage, bien au contraire. Mais on peut penser qu’une appropriation grandissante par la population de messages et gestes préventifs davantage relayés, d’une part, une certaine accoutumance aux effets de l’insecte, d’autre part, ainsi que des conditions météo sèches, se conjuguent pour expliquer cette pente descendante. Toujours sur un plan quantitatif, au mois le mois, entre 2013, 2016 et 2017, on se situe dans des valeurs approchantes, 2015 et 2016 se singularisant par la connaissance frontale que le public a faite pour la première fois avec le piquant « moustique tigre ».

Canet rattrape Fréjorgues

En revanche, sur le plan territorial, une évolution est à signaler concernant les secteurs de deux agences : Canet (qui couvre les P-O) et Fréjorgues (qui va de la limite avec le Gard jusqu’au Pays de Thau). Ce dernier, jusqu’alors en tête (autour de 60 % des appels), se fait progressivement rejoindre par le premier : de 8 % des appels en 2013 à près de 30 % cette année (cumul janvier - août). Et en août 2017, pour la première fois, il y a eu plus de sollicitations sur le secteur de Canet que sur celui de Fréjorgues. C’est probablement le produit combiné d’une densification du « moustique tigre » dans le sud-ouest de la région et, en parallèle, d’une intensification de la communication préventive.

Albopictus toujours en tête

Sans surprise, le « moustique tigre » demeure la première cause des sollicitations du public, de façon assez stable, en pourcentage, depuis 2014 : entre 55 et 60 %. Les moustiques traditionnels s’en trouvent réduits à une portion plus ou moins congrue, selon les aléas météo : autour de 5 % des appels en 2014 et 2016 mais plus de 26 % en 2015 (en raison de deux pics : en avril pour Aedes detritus et en juin pour Aedes caspius, moustiques des marais, et près de 12 % cette année, dus à deux petits pics d’Aedes detritus en mars et avril derniers). Même constat, mais dans une moindre mesure, pour Culex pipiens (le moustique « commun » des villes), cantonné depuis quatre ans dans une tranche de 10 à 15 % des appels.

(*) 0 825 399 110 ou formulaire sur www.eid-med.org