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18 Septembre 2017
Opérationnel

LAV - Activation de sud-ouest en sud-est

C’est souvent la veille d’un week-end ou à l’approche d’un jour férié que se déclarent des épisodes sinon de crise tout au moins d’activités voire de stress intenses. Ainsi, les deuxième et troisième semaines d’août ont-elles été agitées, avec plusieurs traitements de lutte antivectorielle (LAV) en Haute-Garonne, dus à des cas suspects importés de maladies vectorielles, puis d’autres interventions dans le Var, dues, cette fois, à plusieurs cas autochtones (voir encadré) de chikungunya.

Encore nouveau dans le 31

En fait, les traitements antivectoriels effectués dans 4 communes voisines (Toulouse, Balma, Blagnac puis Colomiers) ne se sont pas distingués, sur un plan technique, de ceux habituellement réalisés (160 en 2016 et environ une centaine à ce jour en 2017 dans les 14 départements suivis par l'EID-Med), et aucune difficulté particulière n’a été rencontrée sur le terrain. il s’agissait là d’intervenir à partir de cas suspects importés (voir encadré)  de dengue, afin d’éviter toute transmission autochtone. Ce qui a suscité du mouvement, c’est la nouveauté de la situation dans plusieurs des collectivités concernées et la concomitance de ces opérations dans le temps : 4 traitements le même jour (le 11 août), dont deux à Toulouse. Comme le prévoit la procédure, l’ARS et/ou le Département ont prévenu les maires. Un communiqué a indiqué, par souci de transparence, le quartier, le jour et la plage horaire de l’intervention de l’EID-Med. Conséquence : une petite avalanche de sollicitations médiatiques visant à suivre l’événement. FR 3 est allé tourner sur site, la veille de l’opération, le boîtage préalable des flyers informatifs. La Dépêche du Midi a couvert le traitement : interviews du coordinateur opérationnel de l’EID-Med et de la directrice adjointe du Laboratoire départemental du CD 31. Et plusieurs relations presse (articles, émissions...) ont eu lieu dans les jours et semaines suivants.

Le chik (un peu) dans le 83

L’épisode varois a été plus délicat, car là ce sont des cas autochtones (voir encadré) de chikungunya qui se sont déclarés. Ce n’est que la troisième fois (+ 5 séquences de dengue) que cela arrive depuis que le « moustique tigre » est apparu en métropole, en 2004. Un premier cas a été signalé par l’ARS PACA à l’EID-Med le 9 août, portant le département en niveau 2 du plan national antidissémination. Puis trois autres cas ont été diagnostiqués (le 4ème au milieu de la semaine du 14 août), enclenchant le niveau 3 du plan. À ce jour, on dénombre 9 cas. Mais, point positif, ils se trouvent tous dans le même quartier de la commune du Cannet-des-Maures, ce qui signifie qu’il n’y a eu qu’un cas index, donc un seul foyer. Point plus contraignant : ces diagnostics en cascade ont nécessité plusieurs opérations de lutte antivectorielle (LAV). Chaque fois, des traitements adulticides (adressés aux « moustiques tigres » à l’état adulte et volant) sont effectués en fin de nuit sur la voie publique puis, dans la foulée, en matinée, des traitements de finition peuvent être réalisés chez l’habitant. 

 

www.moustiquetigre.org

Guide "Mode opératoire de la lutte antivectorielle" / LAV

Cas « importés » et cas « autochtones »

Qu’est-ce qui différencie un cas importé d’un cas autochtone d’une maladie vectorielle transmissible, en l’occurrence, par le « moustique tigre » ?

  • Un cas suspect « importé » de dengue, de chikungunya ou de Zika désigne une personne qui présente des symptômes tels que forte fièvre, douleurs musculo-articulaires et maux de tête, après avoir séjourné dans une zone où le virus circule (de façon endémique ou épidémique) et avoir été piquée par un moustique infecté là-bas. Dans ce cas, des analyses de sang sont prescrites par le médecin, afin de confirmer ou d’infirmer le diagnostic.
  • Un cas suspect « autochtone » de dengue, de chikungunya ou de Zika désigne une personne qui présente le même type de symptômes, alors qu’elle n’a pas récemment voyagé dans une zone où le virus circule mais qu’elle évolue dans un périmètre proche d’un cas confirmé de dengue, de chikungunyua ou de zikaL Dans cette situation, le médecin peut suspecter un cas  « autochtone », transmis  sur place par un « moustique tigre » Aedes albopictus, qui se serait infecté en piquant la personne malade, transmettant ainsi le virus localement. Des analyses de sang sont prescrites, afin de confirmer ou d’infirmer le diagnostic.