Actualités

27 Octobre 2016
Santé

Santé - Aucune transmission vectorielle autochtone en France métropolitaine cette année

Quelques titres d’articles parus ces jours-ci, dans les P-O et l’Hérault notamment, versions papier et web, ont pu laisser croire qu’il y aurait eu des cas de Zika ou d’autre maladie vectorielle transmis par le « moustique tigre » dans la région. Il n’en est rien : à ce jour (et il serait étonnant que cela change, vu l’avancée de la saison), il n’y a aucun cas de transmission vectorielle « autochtone » (*) de dengue, de chikungunya ou de Zika dans notre région ou en France métropolitaine en général. D’ailleurs, les contenus des articles levaient les doutes.

Uniquement des cas suspects importés

Les cas évoqués dans la presse sont, concernant la France métropolitaine, des cas suspects importés, c’est-à-dire contractés dans des régions tropicales ou subtropicales où les virus circulent. Il importe de souligner qu’en France métropolitaine, ces virus (dengue, chikungunya, Zika) ne sont pas présents de façon endémique.

Procédure de traitement « LAV » maîtrisée et efficace

En revanche, si une personne infectée dans une zone tropicale, par exemple, se faisait piquer à son arrivée en métropole par un « moustique tigre », celui-ci pourrait, après l’avoir piquée, transmettre la maladie dans son faible (150 à 200 mètres) rayon d’action. D’où l’organisation de signalements par les agences régionales de santé (ARS), qui justifient, si la personne concernée réside ou fréquente des lieux où des « moustiques tigres » sont présents, un ou des traitements insecticides par l’opérateur de démoustication mandaté par le conseil départemental du territoire visé, collectivité qui a la charge de cette action. Le conseil départemental s’adresse à son opérateur (l’EID Méditerranée, pour 17 Départements du sud de la France, en PACA, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, qui l’ont conventionnée à cet effet). La procédure d’enquête et, éventuellement, de traitement dit de « lutte antivectorielle » (LAV) est parfaitement maîtrisée. C’est elle, précisément, qui contribue efficacement à éviter des épisodes de transmission.

Les bilans seront faits d’ici au début de l’année prochaine.

(*) cas de transmission autochtone : contracté sur place par une piqûre de « moustique tigre » local.

www.moustiquetigre.org/index.php/la-lutte-antivectorielle-lav