Actualités

06 Septembre 2016
EID Méditerranée

Ministère - Moyens et gouvernance

Sollicité par le député de l’Hérault Sébastien Denaja, le ministère de la Santé a reçu une délégation de l’EID Méditerranée, le 5 juillet dernier. La directrice générale adjointe de la santé, Anne-Claire Amprou, accompagnée notamment par la conseillère en charge de la sécurité sanitaire au cabinet de la Ministre et par la responsable du Bureau des risques infectieux émergents et vigilances, a noté les demandes formulées par ses interlocuteurs et répondu à leurs interrogations.

Cap sur la gouvernance

Le député Denaja a souhaité un engagement plus fort de l’État dans le volet préventif lié au « moustique tigre », faisant ainsi chorus avec les collectivités finançant les opérateurs publics de démoustication. À titre d’exemple, il a regretté que l’État ne finance pas des spots préventifs sur les chaînes de télévision. Il a souhaité, plus largement, une gouvernance de l’ensemble de la lutte antivectorielle (LAV), depuis la prévention jusqu’aux traitements de santé publique, afin d’impliquer l’ensemble des acteurs concernés (régions, départements, etc.) par une problématique désormais nationale et non plus uniquement littorale, demandant qu’une réflexion concrète soit entamée à ce sujet dès l’automne.

Trois points incontournables

Côté EID-Med, trois points ont été abordés :

  • en l’attente d’une gouvernance relevant de la coproduction, le souci de la cohérence des messages émis par le Ministère, les ARS et les opérateurs territoriaux.
  • le caractère indissociable de la lutte antivectorielle et du contrôle de la nuisance, sachant qu’une démoustication de confort efficace garantit la pérennité des opérateurs publics sur lesquels s’appuie le Ministère pour le volet « santé publique » de la lutte.
  • la question centrale des insecticides, toujours pas résolue. À cet égard, l’invitation du secteur industriel à la prochaine réunion entre le ministère de l’Environnement (compétent dans ce registre), le ministère de la Santé, l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire) et les opérateurs publics de démoustication a été demandée avec insistance. 

Des demandes également supportées par les établissements publics et collectivités membres de l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication), qui relancera ses activités lors de sa prochaine assemblée générale, le 7 novembre à Montpellier.