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06 Septembre 2016
Moustique tigre

« Moustique tigre » - Privons-le d’eau !

Si la saison est globalement sèche jusqu’à présent et si, tant en ce qui concerne les moustiques traditionnels issus des zones humides (Aedes caspius principalement) que les moustiques urbains (le « moustique tigre » Aedes albopictus essentiellement), l’atmosphère est plutôt calme, la chaleur et le manque de pluie ont pour conséquence un recours plus important à des mises en eau artificielles : arrosages, en ville, et irrigations, en secteurs ruraux. Et ces mises en eau ont une incidence sur la prolifération des moustiques. L’EID Méditerranée traite les moustiques « ruraux » (issus des zones humides naturelles ou de terres agricoles) avec efficacité : interventions sur 6 500 hectares cumulés et 41 000 gîtes urbains - très majoritairement publics - de début juin à début septembre. Quant aux situations urbaines, elles doivent être surveillées avec attention, les gestes préventifs toujours à l’esprit : bâchez, couvrez, videz !...

À sec !

Qu’il pleuve ou qu’il fasse sec, les mises en eau susceptibles de faire se développer le « moustique tigre », dans l’environnement domiciliaire (jardins, cours, terrasses, loggias, balcons) sont aussi bien artificielles que naturelles. Donc, quelle que soit la météo, il faut continûment veiller à priver d’eau l’insecte piqueur. Rappel des situations les plus fréquemment rencontrées et des gestes préventifs adaptés (check-list) :

Insecticides : toujours à l’épure

Le « moustique tigre » est perceptible, parfois intensément, de façon localisée, selon les gîtes larvaires qu’il trouve au sein des domiciles des particuliers, mais globalement, surtout s’agissant des espèces de moustiques « traditionnelles » issues des zones humides littorales, la situation est jusqu’ici sous contrôle. À telle enseigne que certains professionnels du tourisme se sont demandés si l’opérateur de démoustication EID n’avait pas pu avoir accès à d’autres substances que le bio-insecticide Bti, seul homologué et disponible pour les traitements antilarvaires. Il n’en est rien et la situation sur le front des produits, bien qu’en légère évolution (voir actu « Ministère »), est toujours très tendue. Du début du printemps à ce moment de l’été, les conditions météorologiques très sèches, avec des vents de terre dominants, ont évité nombre de mises en eau. Et lorsque des éclosions se sont produites, en zones rurales, très souvent pour cause d’irrigations, les traitements au Bti ont pu être exécutés dans des conditions climatiques favorables (surtout question vents) et ont été efficaces. Mais la saison n’est pas finie…