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02 Juin 2016
Moustique tigre

« Moustique tigre » - L’EID-Med LAV plus grand...

L’extension géographique du « moustique tigre » a abouti, fin 2015, au classement par le ministère de la Santé de 30 départements en niveau 1 du plan national antidissémination du chikungunya, de la dengue et du Zika. Soit 12 de plus que l’année précédente. Ce classement met ipso facto les conseils départementaux concernés en situation d’organiser des actions de lutte antivectorielle. Titulaires de cette compétence, ils peuvent agir à partir de leurs propres services ou recourir à un opérateur spécialisé, tel qu’une EID. C’est le choix qu’ont fait la plupart des Départements du grand sud de la France qui, en l’occurrence, sollicitent l’EID Méditerranée.

17 départements conventionnés

Concrètement, aux six départements membres de l’EID Méditerranée, tous concernés désormais par l’installation progressive du « moustique tigre » (d’est en ouest : Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales), s’ajoutent en PACA ceux des Alpes-Maritimes (depuis 2007), des Alpes-de-Haute Provence (depuis 2010) et du Vaucluse (depuis 2012), ainsi que, dans la partie « Midi-Pyrénées » de la nouvelle région LR - MP, le département de la Haute-Garonne (depuis 2014) et, en région Aquitaine, celui du Lot-et-Garonne (depuis 2015). En 2016, six collectivités supplémentaires conventionnent également avec l’EID-Med : les Départements du Tarn, du Tarn-et-Garonne et du Lot, en région Midi-Pyrénées - LR, de la Dordogne, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, en région Aquitaine - Limousin - Poitou - Charentes. Soit, au total, 17. On peut ajouter le département du Val-de-Marne, dans lequel l’EID-Med va accompagner la création, dès cette année, d’un service de LAV intégré dans l’administration du conseil départemental.

Hétérogénéité

Cette implication se fait moyennant des contributions des conseils départementaux, proportionnées aux prestations dont ils souhaitent bénéficier. Le noyau dur et obligatoire consiste en des enquêtes entomologiques et, chaque fois que besoin, des traitements de LAV. S’agissant du sud-ouest, on constate une grande hétérogénéité entre les 8 départements nouvellement concernés, en termes de populations, de budgets et de composition sociale : les plus urbanisés (du côté de Toulouse, par exemple) seront certainement plus vite et davantage envahis par le « tigre » que les plus ruraux. Et cela devrait peser sur le nombre et la localisation des sollicitations. Au démarrage des opérations, on s’attend à un nombre très limité de traitements de LAV (sauf en Haute-Garonne) plus on va vers l’ouest, mais les enquêtes entomologiques font déjà flores (voir ci-après).