Actualités

18 Septembre 2015
Moustique tigre

« Moustique tigre » - Il flirte avec la capitale

Dans le cadre de la veille entomologique en France métropolitaine, pour laquelle l’EID Méditerranée est conventionnée avec la direction générale de la santé (DGS), et en appui sur un signalement produit par des particuliers sur le site web dédié « www.signalement-moustique.fr », une enquête entomologique immédiatement réalisée sur place, dans la deuxième quinzaine d’août, a fait apparaître, pour la première fois dans la capitale, quelques spécimens d’Aedes albopictus (« moustique tigre ») adultes dans le Parc floral (12ème arrondissement), en bordure du Bois de Vincennes. Mais le moustique a été stoppé via des traitements appropriés

Traitements « stop » de l’EID-Med à Paris

La situation étant balbutiante, dans un espace ouvert et distant des immeubles d’habitation, décision a été prise par la DGS de procéder très rapidement à un traitement « stop », destiné à interrompre ce tout début d’installation. L’intervention, exécutée par une équipe de l’EID Méditerranée dépêchée sur place, s’est déroulée sans problème dans la soirée du 19 août. Après une intervention de finalisation, le 26 août, les contrôles a posteriori ont tous été négatifs, actant le fait que le « moustique tigre » n’a pas pu s’installer dans le périmètre. 

Enquêtes et traitements à Créteil

Par coïncidence, une autre détection a été faite à la même période dans un petit secteur de la commune de Créteil (94). Des spécimens du même « moustique tigre » ont été identifiés dans et autour de quelques habitations individuelles et dans des « jardins ouvriers ». Après la poursuite des enquêtes entomologiques, un traitement « stop » a également été réalisé par l’EID Méditerranée, le 28 août, finalisé par une seconde intervention, quelques jours plus tard, sous maîtrise d’ouvrage de l’ARS (agence régionale de santé) d’Île-de-France. Leur population a été très sensiblement réduite, mais les contrôles a posteriori ont conclu au maintien de quelques spécimens dans plusieurs habitats, suffisamment distants les uns des autres pour laisser penser que le moustique y est installé. La direction générale de la santé (DGS) avisera, en cette fin de saison, sur une possible élévation du département du Val-de-Marne en niveau 1 du plan national antidissémination du chik et de la dengue.

Autres signalements

Deux autres signalements produits par des particuliers, en région parisienne, à partir de photos d’un insecte capturé, plus ou moins ressemblant avec un « moustique tigre », ont justifié, par précaution, des enquêtes entomologiques sur le terrain, qui se sont toutes révélées négatives. Un troisième signalement, à Savigny-sur-Orge (Essonne), a justifié des enquêtes entomologiques qui ont révélé une micro présence du moustique, aboutissant, comme à Paris et à Créteil, à un traitement « stop » de l’EID-Med, le 23 septembre, destiné à empêcher l’installation.