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30 Mars 2015
Moustique tigre

« Autodissémination » - Vecteurs… d’insecticide

Alors que l’opération « porte-à-porte » se prépare, indexée sur l’obtention par l’EID-Med de l’agrément nécessaire à l’accueil de « volontaires du service civique », la première action liée à la lutte contre le « moustique tigre », en 2015, est sur le point de démarrer. Il s’agit de l’expérimentation du dispositif d’autodissémination qui, s’il devait s’avérer probant et opérationnel dans un avenir qu’on espère proche, serait une réponse importante à la demande de contrôle de cette espèce particulièrement piquante. Mais rien n’est sûr, à cette heure, et le travail qui va être entrepris est précisément destiné à avancer techniquement dans ce sens et à pouvoir déboucher aussitôt que possible.

Dispositif « autonome »

L’objectif de cette méthode est de contaminer, à l’aide d’un larvicide persistant, des femelles gravides (prêtes à pondre) au moment de leur recherche de lieux de pontes. Contaminées, ces femelles vont ainsi déposer elles-mêmes l’insecticide dans tous les gîtes larvaires qu’elles vont visiter par la suite. Cette technique devrait permettre de traiter de façon « autonome » les gîtes larvaires en ville, même ceux inaccessibles, en particulier chez les résidents privés.

Bonne persistance

Le biocide est un inhibiteur de croissance, le pyriproxyfène, utilisé à très faible dose sur les larves et doté d’une bonne persistance d'action (> 2 mois). Il est d’autant plus intéressant qu’il affecte, par ailleurs, la fertilité des femelles adultes exposées. L’expérimentation doit servir, entre autres choses, à préciser son impact potentiel sur l’environnement, notamment sur les abeilles.         

À Montpellier et à La Grande-Motte  C’est à Montpellier et à La Grande-Motte que seront réalisées ces expérimentations. Quelques quartiers, parmi lesquels un choix sera fait en lien avec les mairies, ont été fléchés, en raison de leur situation périurbaine, de la densité des populations, de leur forte colonisation par le « tigre » et d’emplacements publics disponibles pour la pose de pièges pondoirs. Des réunions de calage auront lieu au préalable, afin d’assurer une information des services municipaux intéressés et une communication de proximité (courrier commun EID / commune, réunion dans le quartier…) et, ainsi, de s’assurer la meilleure coopération possible des populations, notamment pour la réalisation des mesures entomologiques. Premiers contacts avec les résidents : à partir du 7 avril.