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10 Février 2015
EID Méditerranée

Insecticides (bis) - À la question européenne

La préoccupation liée à la raréfaction des insecticides est aussi relayée au niveau européen. Ainsi, le député européen Éric Andrieu, par ailleurs vice-président de la Région Languedoc-Roussillon, suite à des sollicitations de communes issues, notamment, du Narbonnais, a adressé une question écrite à la commission européenne, en décembre dernier. Un autre député européen de la région, Frank Proust, contacté par des communes du Gard et de l’Hérault, suit aussi le dossier. Les députés nationaux des circonscriptions littorales sont également sollicités. Et le président de l’EID, Christian Jean, a rencontré le directeur de cabinet du préfet de l’Hérault, qui projette un échange avec les communes héraultaises concernées début avril.

Trouver des solutions urgentes

La question posée par Éric Andrieu à la « commission de Bruxelles » est précise et explicite : « Des communes méditerranéennes connaissent une recrudescence importante de moustiques, (certains) pouvant être à l'origine (…) de maladies vectorielles », écrit-il. « Il existe aujourd'hui très peu de moyens de lutter contre ces insectes (…) », poursuit-il. « Il apparaît urgent de disposer de nouveaux biocides plus efficaces et respectueux de la santé et de l'environnement, pour affronter les moustiques adultes ». Notant que « l'industrie (…) n'investit pas sur ce marché étroit, qui ne lui permet pas (…) de couvrir des frais coûteux induits par le règlement (européen) relatif à la mise sur le marché et l'utilisation de produits biocides », le parlementaire estime qu’« il convient de trouver urgemment des solutions au sein de l'Union, qui se rattachent à une vraie politique de santé publique »

Pour des biocides alternatifs

Et d’interroger : « La Commission ne pense-t-elle pas indispensable de mettre en œuvre un programme de recherche sur des biocides alternatifs ? Face aux phénomènes de résistance (…), ne croit-elle pas utile de créer, en lieu et place des mesures dérogatoires actuellement utilisées, un arsenal de substances actives biocides parfaitement identifiées, ayant un mode d'action différent de celui des pyréthrinoïdes, qui ne permettent aujourd'hui d'agir que sur des situations épidémiques ? ». D’autres initiatives, au niveau des collectivités de tutelle et d’élus nationaux et européens, sont dans les tuyaux. L’important sera de les faire converger, tant au niveau de l’Union Européenne qu’à celui de l’État, dans le camp duquel se trouve la balle, pour parler comme au football. À partir du mois d’avril, des réunions seront organisées sur ce sujet, en région, à Paris et à Bruxelles.