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10 Février 2015
EID Méditerranée

Insecticides - Une légitime impatience

Face à une paupérisation insecticide qui dure, les présidents des sept collectivités de tutelle de l’EID Méditerranée : Damien Alary (Région Languedoc-Roussillon), André Vezinhet (CG de l’Hérault), Hermeline Malherbe (CG des Pyrénées-Orientales), André Viola, CG de l’Aude), Jean Denat, (CG du Gard), Jean-Noël Guérini, (CG des Bouches-du-Rhône), Horace Lanfranchi (CG du Var) ont cosigné un courrier à l’attention de la ministre de la Santé pour demander un engagement de l’État et de l’Europe, en vue de l’homologation de produits supplémentaires, et solliciter un rendez-vous. Une initiative rare, à la mesure de la préoccupation exprimée, relayée par une conférence de presse du Bureau de l’EID-Med : son président, Christian Jean, représentant le CG de l’Hérault, et deux vice-présidents : François Delacroix, représentant la Région L-R, et Patrick Bonton, représentant le CG du Gard.

1ère demande : avancer concrètement dans le dossier « insecticides », en faisant que l’État et, sous son influence, l’Union Européenne suppléent le secteur industriel défaillant et financent les études préalables concernant tout ou partie de la vingtaine de produits identifiés par le groupe de travail constitué par l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire), auquel participent, pour l’agence nationale pour la démoustication (ADEGE), Christophe Lagneau (directeur R&D de l’EID Méditerranée) et André Yebakima (directeur du centre de démoustication de la Martinique). Puis qu’ils contribuent aux dossiers de demandes d’homologations. Estimation : environ un million d’euros par substance (*).

2ème demande : remettre les traitements antivectoriels (LAV) à leur juste place, c’est-à-dire sous la compétence sanitaire de l’État, impliquant que celui-ci les finance et non les Départements, comme c’est le cas aujourd’hui, au titre de la loi du 13 août 2004 (libertés et responsabilités locales).

3ème demande : obtenir de l’État, au titre de sa compétence « santé », une contribution financière aux actions de communication conduites par les opérateurs territoriaux contre le « moustique tigre ». Car servant à la lutte contre sa prolifération et sa nuisance, elles servent dans le même mouvement à abaisser le risque vectoriel.

(*) Après douze ans de démarches, à Bruxelles et à Paris, dans le cadre de la mise en œuvre d’une directive européenne de 1998 (dite « biocide »), fixant les règles d’homologation de tous les insecticides (anciens et nouveaux), les opérateurs publics de démoustication font face à une paupérisation extrême des insecticides utilisables : de 11 (7 « larvicides » et 4 « adulticides ») jusqu’au milieu des années 2000, ils sont réduits à… 2 aujourd’hui. La faible rentabilité du marché « démoustication » fait que le secteur industriel ne s’engage pas dans les études nécessaires au dépôt de dossiers d’homologation, alors qu’un panel de produits est pressenti (voir ci-dessus). C’est à ce niveau qu’un appui est absolument nécessaire.

Copie du courrier à la Ministre

Dossier de présentation synthétique