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08 Décembre 2014
EID Méditerranée

Sollicitation auprès de l’État

Décidé sur le principe lors du conseil d’administration (CA) du 4 novembre dernier, un courrier à l’adresse de la ministre de la Santé, mis à la signature des présidents des collectivités de tutelle de l’EID Méditerranée, a été approuvé, en exergue de la séance du CA du 9 décembre, au cours de laquelle a été soumis au vote le projet de budget pour 2015 (on y reviendra).

Lutte, com’ et santé

Trois aspects y sont évoqués : d’abord une sollicitation de l’État pour qu’il contribue aux actions conduites par les opérateurs de démoustication, tels que l’EID-Med, contre le « moustique tigre ». Certes, celui-ci étant nuisant, il justifie leur engagement. Mais il est aussi vecteur, de sorte que les dispositifs de traitement et de communication qui lui sont dédiés justifient une participation du ministère (alors que les Départements financent seuls les traitements antivectoriels…). Ensuite, la gouvernance de la lutte antivectorielle (LAV). Après deux réunions avec le cabinet de la ministre, initiées par l’ADEGE en 2013, et des relances en 2014, toujours rien à l'horizon.

Et insecticides

Enfin, le souhait d'une implication plus soutenue de l’État, avec l’Europe, y compris financièrement, dans les études nécessaires à une perspective concrète d’homologation de nouvelles substances.

 

Bilans & avenir   Décembre et janvier sont les mois des bilans. Ainsi, s’agissant d’Aedes albopictus, les retours d’expérience sont programmés : en PACA le 2 décembre, au niveau national, à Paris, le 11 décembre, et fin janvier pour le Languedoc-Roussillon. On sait que l’extension de l’insecte et les risques plus étendus de transmissions vectorielles préoccupent les administrations de santé, en même temps que le ministère organise des "saisines", en particulier du CNEV (centre national d’expertise sur les vecteurs) pour procédurer, à l’échelle du pays, les divers niveaux du plan antidissémination. Selon qu’on est ou non dans une zone traditionnelle de démoustication, les approches d’« albo » sont différentes. Hors zones, les conseils généraux tendent à réclamer à l’État de prendre l’initiative et de mettre la main à la poche ; dans les zones d’action, les opérateurs, acteurs principaux des stratégies opérationnelle et de communication, tout en demandant aussi le concours pécuniaire de l'Etat, sont davantage en position de leadership. D’où un équilibre et une convergence à trouver entre collectivités et État, au service du public et des contribuables, qui, en tout état de cause, sont les mêmes...