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24 Novembre 2014
Moustique tigre

Albopictus - Qui c’est ? C’est pas l’plombier

Une opération « porte-à-porte », liée à la lutte contre le « moustique tigre », a été menée durant tout le mois d’octobre et un tiers de novembre, dans deux quartiers voisins, à Castelnau-le-Lez et à Montpellier (Les Aubes et La Pompignane). Elle a mobilisé 8 jeunes vacataires, qui ont fonctionné en binômes. Tous impliqués et débrouillards, ils ont constitué l’équipe idéale pour cette « expérimentation appliquée », qui avait pour objectif premier de fixer un protocole opérationnel applicable de façon régulière dès la saison prochaine.

Formation brève mais dense

Ayant bénéficié d’une formation accélérée et néanmoins dense, via plusieurs services de l’EID-Med et son agence de Montpelier-Fréjorgues, à laquelle ils ont été affectés, ils ont, au bout d’une semaine, entamé leurs visites de terrain en lien avec des agents opérationnels chevronnés, avant d’agir de manière autonome. Un « débriefing » hebdomadaire était organisé, tous les mercredis, avec la direction.

Questionnaire et visite

Un courrier informatif préalablement diffusé dans les boîtes aux lettres a facilité l’accueil (généralement bon), même si les préconisations vertueuses qui y figuraient (supprimer les eaux stagnantes) ont pu biaiser les réponses à certaines questions. Ce dont il sera tenu compte l’année prochaine. Sonnant directement à la porte des riverains, très majoritairement en habitat individuel, les vacataires EID ont articulé leurs interventions autour de l’administration d’un petit questionnaire (voir ci-dessous) et, quand la situation le permettait et/ou que l’habitant(e) y accédait, de la visite pédagogique de jardins, cours, terrasses, avec illustration concrète de la vidange ou de la protection des gîtes larvaires identifiés, check-list en mains (puis remise à chaque habitant).

Des leçons à tirer

Au final, 1 294 résidences ont été prospectées, dont plus de 92 % disposaient d’un jardin : très au-dessus de la prévision. L’exercice, en conditions réelles, a été marqué par les nuisances massives de l’automne et les transmissions de chikungunya à Montpellier, qui ont mobilisé l’attention commune. D’ailleurs, dans 55 % des cas, il y avait bel et bien des « moustiques tigres » au sein des domiciles visités. Parmi les observations formulées à l’issue de cette démarche, il y a la difficulté de voir les portes s’ouvrir partout : 41 % d’ouvertures, 49 % d’absents et 10 % (seulement ou quand même ?) de refus. Pas étonnant que la moyenne d’âge soit assez élevée (61 % de plus de 55 ans), les présents aux heures ouvrables étant, pour l’essentiel, des retraités. 

Réseau de « référents »

Les samedis matins, programmés pour rencontrer les actifs plus aisément, ont été peu productifs et abandonnés en cours de route. Côté positif : 35 % des questionnés ont accepté de confier leur adresse électronique. Très utile pour transmettre de l’information en saison, la saison prochaine, et bénéficier ainsi d’un réseau de « référents » voire de relais sur sites. 

                 

 

Quand il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir...    Dans les quartiers visités cet automne, 91 % déclarent avoir été gênés en 2014 par les moustiques (60 % très gênés), 81 % estimant que la gêne a augmenté par rapport aux années précédentes. 53 % ont eu recours à des protections personnelles (lotions, aérosols, serpentins, diffuseurs électriques). Plus de la moitié des questionnés savent le rôle de l’eau dans la prolifération des moustiques. Et près de 75 % disent connaître les moyens pour limiter cette prolifération. Parmi ces derniers, 97 % citent la suppression des eaux stagnantes ou l’élimination des larves. Influence du courrier informatif préalable ? En tout cas, ça commence à rentrer.