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08 Décembre 2014
Communication

Colloques - Échanges pluriels sur le « tigre »

Courant octobre, le « moustique tigre » s’est fait entendre non seulement sur le terrain, en particulier dans le sud de la France et à Montpellier, avec l’épisode de chikungunya autochtone, et dans les médias, mais aussi dans plusieurs réunions scientifiques françaises et européennes.

Un outil pour prioriser l’action

Ainsi, l’EID Méditerranée a participé à la 19ème conférence de l’E-SOVE (European society for vector ecology), qui s’est déroulée du 13 au 17 octobre derniers à Thessalonique (Grèce). Les interventions de ses représentants ont valorisé un outil de recherche et de lutte innovant, développé dans le cadre du projet « LIFE + / Integrated Mosquito Control Management », à savoir le modèle sur la dynamique spatio-temporelle d’Aedes albopictus. Un poster réalisé par Myriam Cros (service de l’information géographique de l’EID-Med) a présenté le fonctionnement de ce modèle, basé sur le croisement des données de risque entomologique et de vulnérabilité (densité de populations et probabilité de contacts hôte - vecteur), ainsi que son potentiel d’utilisation opérationnelle dans la détermination de zones prioritaires pour la lutte antivectorielle, en particulier la communication préventive et la lutte communautaire. Une problématique qui, ironie du sort, était, au même moment, d’une actualité brûlante à Montpellier…

Diapause avantageuse

Dans une perspective de recherche plus fondamentale, le modèle de dynamique temporelle a été présenté par Guillaume Lacour (direction technique de l’EID-Med), au cours d’une intervention orale démontrant l’avantage adaptatif indubitable, pour les moustiques invasifs, conféré par la diapause (hivernation) et abordant le risque d’installation d’espèces tropicales en Méditerranée, ainsi que les conséquences du réchauffement climatique. Durant la table ronde, le plan métropolitain français « antidissémination du chikungunya et de la dengue » a été cité comme un exemple duquel s’inspirer au niveau européen. La nécessité de renforcer le lien entre recherche et monde politique a également été soulignée.

Scientifiques et décideurs

Ce dialogue entre scientifiques et décideurs publics a constitué, par ailleurs, la raison d’être du premier colloque scientifique national « Santé - Biodiversité », qui s’est déroulé à Lyon le 27 octobre. Guillaume Lacour y est aussi intervenu (photo) pour présenter l’influence des facteurs anthropiques et climatiques sur la circulation des maladies vectorielles en métropole. Une présentation au diapason des événements héraultais.

Les vecteurs se chauffent

L’importance du rôle de l’Homme dans l’introduction des vecteurs et des pathogènes a été mise en exergue, les conséquences globales du réchauffement climatique ayant un effet amplificateur sur la circulation vectorielle. Une déclaration finale du colloque (*) sera rédigée à destination du ministère de l’Écologie et du gouvernement, suivie de propositions d’actions qui seront annoncées lors de la prochaine conférence environnementale nationale.

(*) Déclaration sur : http:// sante-biodiversite.vetagro-sup.fr/?page_id =1011

www.sove.org

www.lifeplusmoustique.eu