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03 Novembre 2014
Chikungunya / Dengue

Enquêtes & traitements « LAV » - Délais tenus

Un bilan a été fait des temps moyens de réaction entre un signalement par une ARS (agence régionale de santé) d’un ou de cas suspect(s) ou avéré(s) de chikungunya ou de dengue et l’enquête entomologique puis le traitement antivectoriel effectués par l'EID Méditerranée sur le terrain. Le rendu est satisfaisant.

Délai moyen de 4 jours

Une statistique qui concerne les dix départements où l’EID-Med est mandatée pour intervenir dans ce domaine (06, 83, 84, 13, 30, 34, 11, 66), sauf les Alpes-de-Haute-Provence (04) et la Haute-Garonne (31), où la situation n’a pas nécessité de traitements de LAV (*) en 2014. Des chiffres raccord avec ceux inscrits dans le « Fascicule LAV », édité par l’EID-Med, indiquant un délai de 5 jours maximum. Seuls le Gard et l’Hérault excèdent légèrement le plafond (5,25 à 5,5 jours), mais cela s’explique par le nombre particulièrement élevé d’enquêtes et d’interventions cette année. En moyenne générale, ce délai est de 4 jours, ce qui est très correct.

 

Nombre important de traitements LAV

L’impact du nombre élevé de cas de chikungunya importés des Antilles sur le nombre de traitements de lutte antivectorielle (LAV) a été important en cette année 2014. Des chiffres de « LAV » qui incluent également les cas autochtones (**) de dengue identifiés à Toulon et à Aubagne et de chikungunya à Montpellier. Mais plus de 80 % de ces traitements se sont adressés à des cas importés (**), visant à éviter, précisément, toute chaîne de transmission vectorielle. Les pics, en termes d’interventions, ont été enregistrés dans les Bouches-du-Rhône (34) et surtout dans l’Hérault (65), sans doute dus au fait que la plupart des cas ont été signalés dans de grandes villes (Montpellier, Marseille), où les déplacements sont plus nombreux. Il faut noter que plus de deux-cents cas signalés (sur les 335) n’ont pas été suivis de traitement. Ce sont les enquêtes entomologiques réalisées préalablement par l'EID-Med sur sites qui permettent de discerner les situations nécessitant un ou des traitements de celles ne le justifiant pas (dans le second cas, généralement, en raison de l'absence de « moustiques tigres » sur les lieux de résidence ou de transit des patients).

            

(*) LAV : lutte antivectorielle (i.e. traitements insecticides contre les moustiques vecteurs à l'état adulte).

(**) Un cas « autochtone », de dengue ou de chikungunya, désigne une personne qui a contracté la maladie dans son environnement habituel, sans avoir voyagé dans une région infestée, par différenciation avec les cas « importés » qui se disent de personnes qui reviennent chez elles malades et virémiques d’une contrée où elles ont contracté la maladie.