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03 Novembre 2014
EID Méditerranée

Insecticides 2 - L’Europe va être sollicitée

Patrick François, vice-président de l’EID Méditerranée, représentant le conseil général de l’Aude, a rencontré à Narbonne, il y a deux vendredis, avec le directeur des relations extérieures et le coordonnateur opérationnel adjoint de l’EID-Med, le député européen Éric Andrieu, élu dans la circonscription sud-ouest. Il s’agissait de faire un point sur les substances actives insecticides listées par un groupe de travail qui a planché durant trois ans auprès de l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire), dont Christophe Lagneau, directeur recherche et développement de l’EID-Med est membre et que l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication) a fortement contribué à faire mettre en place, et d’envisager des interventions auprès des instances européennes (parlement et commission), afin d’accélérer le processus d’homologation de substances supplémentaires pour la démoustication.

Définir les substances

Une première étape a été franchie : à partir de 328 substances repérées de façon brute puis de 129 retenues parmi celles-ci en fonction de leur potentiel d’efficacité, 32 d’entre elles ont finalement été sélectionnées, à l’issue d’une analyse multicritères. Classées selon le niveau de connaissances de leur efficacité sur les moustiques, ces substances doivent faire l’objet d’études préalables permettant de confirmer (ou d’infirmer) leur utilité en tant que larvicides et/ou adulticides : efficacité biologique, toxicité, écotoxicité, impacts, acceptabilité… Or cela a un coût et un appui de l’UE (comme de l’État) serait légitime compte tenu de l’objectif sanitaire et socio-économique de cette démarche.

Études pour homologations

À l’issue de ces études, pouvant durer deux ans, il s’agira de retenir les substances pouvant faire l’objet du dépôt d’un dossier d’homologation pour un usage ciblé (antivectoriel et contrôle de nuisants). On sait que ces dossiers doivent être soutenus par le secteur industriel – qui aura dû être associé aux études préalables. Mais vu la faible rentabilité du marché « lutte contre les moustiques », là aussi, l’implication de l’UE sera indispensable pour arriver au résultat attendu.