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17 Mars 2014
Moustique tigre

« Moustique tigre » - Identifications par centaines

L’équipe « albopictus » de l’EID-Med suit les demandes nombreuses et variées d’identification de volatiles suspectés être des « moustiques tigres ». Des demandes issues, principalement, des régions concernées (PACA et Languedoc-Roussillon), mais aussi de plusieurs autres points de l’hexagone. Bilan de la campagne.

Charles Jeannin (Équipe « albopictus » de l’EID-Med) suit les demandes nombreuses et variées d’identification de volatiles suspectés être d’horribles « moustiques tigres ». Des demandes issues, principalement, des régions concernées (PACA et Languedoc-Roussillon), mais aussi de plusieurs autres points de l’hexagone. Il a dressé un bilan de la campagne d’identifications 2013, dont nous avons tiré, ci-après, un résumé illustratif.

 PACA et les B-d-R en pointe

 Ce sont donc 416 demandes (45 % par courriers papiers accompagnés de photos voire d’échantillons et 55% par courriers électroniques), contre 160 l’an dernier (+ 256), qui ont été traitées individuellement, avec des réponses fournies dans les vingt-quatre heures – et parfois plus rapidement. Ce qui, compte tenu de la pluralité et de l’intensification des tâches conduites par l’équipe sur ce nouveau front, n’aura pas été une mince affaire. Il est intéressant de constater que plus de la moitié de ces demandes provient des Bouches-du-Rhône et que, globalement, 42 % sont effectivement en rapport avec Aedes albopictus. En revanche, au rayon des demandes que l’expertise renvoie finalement à d’autres espèces, on peut dire qu’on voit de tout ! Dans ce volet, intégré à la veille entomologique relevant de l’EID Méditerranée, il faut s’attendre également, dans les années à venir, à une progression de la demande et à des origines territoriales plus étendues.

 De tous les coins de France...

Sur toutes les demandes reçues à l’EID-Med (416), une grande majorité provient de la région PACA (près de 60 %), avec un pic saillant dans le département des Bouches-du-Rhône (presque 40 % du total général à lui seul) et une poussée plus modeste dans le Vaucluse (12 %). Vient ensuite, logiquement, le Languedoc-Roussillon (un peu plus de 17 % du total), avec un pic relatif dans l’Hérault (près de 10 %), suivi du Gard (environ 5 %). Midi-Pyrénées pointe en troisième position, avec un peu plus de 8 % du total des demandes, la Haute-Garonne y arrivant en tête, avec 5,3 %. Les 15 % restants sont issus d’un peu tous les départements et régions de France : Rhône-Alpes (ce qui n’est pas étonnant, compte tenu de l’avancée avérée d’Aedes albopictus), mais aussi Île de France, Aquitaine et même… le Nôôôôôrd. Mais rien à voir avec les ch’tis !