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17 Février 2014
Santé

Quid des pesticides demain ?

L’EID Méditerranée était représentée par Benoît Frances (direction technique) à une journée sur le thème « Pesticides, santé et biodiversité », organisée le 30 janvier dernier à l’Assemblée nationale par les députés Sophie Errante (PS, Loire-Atlantique), Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) et Jean-Louis Roumegas (EELV, Hérault). Elle a permis d’échanger sur la question des pesticides et de leur impact sur la santé et sur l’environnement, ainsi que sur les alternatives possibles aux produits phytosanitaires et sur les actions mises en œuvre pour réduire leur utilisation.

Objectif réduction

La journée a été ouverte par un médecin généraliste, le docteur Pierre-Michel Périnaud, exerçant à Limoges (Haute-Vienne), qui s’est fait le porte-parole de plus de 1 200 médecins signataires d’une « alerte sur la dangerosité des pesticides », lancée par trois associations du Limousin, de la Martinique et de la Guadeloupe. Puis Philippe Martin, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a rappelé l’engagement du gouvernement et des députés pour réduire l’utilisation des pesticides : relance du plan Écophyto (http://agriculture.gouv.fr/ecophyto-2018,510), projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, proposition de loi visant à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires en zone non agricole, etc.

Exception « chikungunya » ?

Les discussions se sont ensuite poursuivies autour de diverses thématiques : exposition des populations aux pesticides, effets sanitaires, réponses possibles aux enjeux liés aux produits phytosanitaires, actions à mener pour réduire leur utilisation et mieux protéger les populations. Globalement, les discussions ont surtout ciblé la problématique des pesticides dans l’agriculture et leur impact sur la santé. Peu de propos sur les biocides, en revanche, et encore moins sur les activités de démoustication, hormis dans une discussion singulière, au cours de laquelle le député Gérard Bapt a évoqué, en parlant de la réduction des épandages aériens, la possibilité de faire des exceptions dans des situations particulières, comme, par exemple, « les endroits où il y a du chikungunya ». Le ressenti général, à l’issue de ces présentations et échanges, est celui d’une volonté affirmée de réduire l’utilisation des pesticides, ainsi que leur épandage par voie aérienne.