Actualités

01 Juin 2014
Publications

Publication - Phlébotomes catalans dans « Parasite »

Phlébotome gorgé de sang

Retour sur « Écologie de la leishmaniose dans le sud de la France. Fiabilité et représentativité de douze stations d’échantillonnage de Phlebotomus ariasi, P. perniciosus et Sergentomyia minuta (Diptera: Psychodidae) en Vallespir (Pyrénées-Orientales) » : il est utile de signaler que cette publication a été retenue et éditée par la revue scientique « Parasite », qui est rien moins que le journal officiel de la société française de parasitologie. Soumise en juin 2013 puis acceptée le 18 septembre, elle a été incluse dans le numéro du 11 octobre 2013.

Pléiade de signataires connus

On découvre, parmi les signataires, de « vieilles connaissances », puisqu’autour du professeur Jean-Antoine Rioux, en tant que membre de la Faculté de médecine de Montpellier et aussi président du conseil scientifique de l’EID-Med, on trouve, pour l’EID Méditerranée, le regretté Alexandre Carron, ainsi que Michel Babinot, ancien directeur opérationnel, aux côtés de Jacques Dereure et José Périères (Faculté de médecine de Montpellier), de Lamri Zeraia, (Office national des forêts), d’Évelyne Franquet (Université d’Aix-Marseille), de Montserrat Gallego (Faculté de pharmacie de Barcelone) et de Jorian Prudhomme (IRD / laboratoire des maladies infectieuses et vecteurs, écologie, génétique, évolution et contrôle).

Approche prudente requise

En résumé, cette étude, réalisée aux environs de Céret (P-O), à l’altitude moyenne de 200 mètres, avait pour objectif d’éprouver la fiabilité de 12 stations de Phlebotomus ariasi et de P. perniciosus, vecteurs de la leishmaniose Leishmania infantum dans le sud de la France. Chaque station comportait un mur de soutènement et son environnement phyto-écologique (pour une surface totale de 2000 m2). Le mur était pourvu de cavités rectangulaires dans lesquelles étaient insérés des pièges d’interception (papiers adhésifs), tendus tous les 10 jours, de mai à octobre. Pour les deux vecteurs étudiés, les analyses statistiques ont conduit aux déductions suivantes : densités de P. ariasi significativement supérieures à celles de P. perniciosus ; densités de chaque espèce significativement différentes pour les 12 stations ; sens des fluctuations décadaires (tous les dix jours) pas significativement différent d’une station à l’autre ; phyto-écologie des stations non corrélée avec leur richesse en phlébotomes. En conclusion, les recherches sur les dynamiques des foyers leishmaniens, en rapport avec les changements climatiques ou les modifications agro-sylvicoles, devraient être conduites avec beaucoup de prudence. 

Article dans la revue « Parasite »

Fiche Phlébotome