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Les
maladies émergentes consécutives
au réchauffement
et à l’extension des zones humides
Les
incidences sur la santé animale :
l’exemple
de la fièvre catarrhale du mouton
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Pascal Hendrikx, coordonnateur du groupe Epidémiologie, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement - CIRAD, Montpellier S. de La Rocque, CIRAD-Emvt, Montpellier E. Albina, CIRAD-Emvt, Montpellier J.C. DelEcolle, Université Louis-Pasteur,
Strasbourg S. Zientara, AFSSA, Maisons-Alfort M.
Gregory, DGAL, Paris |
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Résumé
- La fièvre catarrhale est une maladie virale qui affecte
cliniquement les ovins. Le vecteur principal, Culicoïdes imicola,
est un insecte tropical dont la répartition géographique n’était
jusqu’à présent que rarement signalée au nord du 40ème degré de
latitude Nord. Son développement est étroitement dépendant des
conditions climatiques. La maladie s’est étendue, depuis deux ans, à
plusieurs pays du bassin méditerranéen, dont la France (Corse). Les modèles
prédictifs montrent qu’une augmentation de la température impliquerait
une progression inévitable de la population de culicoïdes, soumettant
une plus grande population animale au risque de contamination et de pérennisation
de l’infection. |
La
fièvre catarrhale du mouton est une maladie virale transmise par des insectes,
qui affecte cliniquement les ovins avec une incidence économique parfois
importante par les pertes de production, les mortalités et les restrictions réglementaires
qu’elle entraîne.
La
progression de la maladie depuis deux ans dans la plupart des pays du bassin méditerranéen
pose un certain nombre de questions sur les causes de cette émergence,
notamment en ce qui concerne l’évolution du climat. On peut en effet se
demander si l’épidémiologie actuelle de la fièvre catarrhale du mouton en
Europe pourrait déjà être le signe d’une évolution vers un réchauffement
climatique et quel impact pourrait avoir le changement climatique sur l’épidémiologie
de la fièvre catarrhale du mouton en Europe.
Afin
de tenter d’apporter quelques éléments de réponse, tout en nous gardant
bien de conclure, il est nécessaire de faire quelques rappels sur l’épidémiologie
de la fièvre catarrhale du mouton, avec une cartographie de son évolution au
cours de ces deux dernières années, avant d’aborder les perspectives pour
les mois et les années qui viennent.
La
fièvre catarrhale du mouton est une maladie virale qui touche les ruminants
sauvages et domestiques. Parmi les animaux domestiques, seuls les ovins
expriment des symptômes.
Après
une incubation allant de deux jours à deux semaines, les moutons présentent un
tableau clinique dominé par des signes congestifs et hémorragiques. Après une
phase d’abattement et d’hyperthermie intense, les animaux présentent une
congestion des muqueuses buccales avec œdème de la langue qui peut être
cyanosée (d’où le synonyme de maladie de la « langue bleue » ou « bluetongue
») et œdème des lèvres et de la face. Apparaissent ensuite un jetage nasal,
des écoulements oculaires, des lésions podales au niveau des bourrelets
coronaires ainsi que des raideurs musculaires. La maladie évolue spontanément
vers la mort de l’animal, souvent causée par l’œdème aigu du poumon, ou
une guérison lente, faisant de l’animal une non valeur économique.
Les
bovins et les caprins sont également sensibles à l’infection.
Ils multiplient le virus mais n’expriment généralement aucun symptôme
clinique. Ils ont donc un rôle important dans l’épidémiologie de la
maladie.
Dans
certains pays, tels que l’Afrique du Sud, les ruminants sauvages jouent le rôle
de réservoir de la maladie. En Europe, les cerfs et les daims sont sensibles et
pourraient jouer un rôle épidémiologique important dans les zones où leur présence
est significative.
Le
virus en cause est un orbivirus dont on connaît 24 types différents circulant
en de nombreux points de la planète. On a pu mettre en évidence que la
protection immunitaire contre l’un des types viraux était incapable de protéger
contre un autre type. Avant de lutter à l’aide d’un vaccin contre la fièvre
catarrhale du mouton, il faut donc bien identifier les types de virus en cause
et utiliser autant de souches vaccinales que de types de virus présents.
Ce
virus est résistant mais ne se retrouve jamais dans le milieu extérieur, il
n’est pas excrété dans les diverses sécrétions consécutives à
l’apparition de la maladie. La transmission d’un animal à l’autre se fait
donc strictement par l’intermédiaire d’un insecte hématophage du genre Culicoides.
Les
insectes du genre Culicoides sont des moucherons de 2 à 3 millimètres, de la
famille des Cératopogonidés. Un grand nombre d’espèces de Culicoides sont hématophages
mais seules certaines d’entre elles ont une réelle capacité vectorielle.
En
Europe et en Afrique, ce n’est jusqu’à présent que Culicoides imicola
qui a été reconnu comme vecteur principal de la maladie. En Amérique du Nord,
il s’agit de C. variipennis, de C. insignis en Amérique du Sud,
de C. fulvus en Asie et de C. brevitarsis en Australie.
Le
rôle d’autres espèces européennes de Culicoides n’a pu être jusqu’à
présent que soupçonné (C. obsoletus, C. newsteadi) sans
qu’une preuve de leur capacité vectorielle n’ait pu être démontrée.
C.
imicola
est un insecte tropical dont la répartition géographique n’était jusqu’à
présent que rarement signalée au Nord du 40ème degré de latitude Nord. Comme
la plupart des insectes, les paramètres affectant sa dynamique de population
sont étroitement dépendants des conditions climatiques. Le moucheron se
reproduit préférentiellement en présence d’humidité, de chaleur et de matières
organiques. Il faut environ trois semaines pour qu’un cycle de multiplication
s’accomplisse. On retrouvera souvent C. imicola à proximité des
troupeaux.
Après
infection par le virus, les ovins et les caprins l’hébergeront dans leur
sang, au maximum une cinquantaine de jours avant de s’en débarrasser complètement
sous l’effet du développement des défenses immunitaires. Chez les bovins,
cette période serait plus longue, au maximum une centaine de jours. C’est
pendant cette période que de nouveaux Culicoides pourront s’infecter.
La
diffusion de l’infection au niveau géographique se fait donc essentiellement
par le transport de Culicoides porteurs ou par le déplacement d’animaux
infectés en phase de virémie.
On
rapporte que les Culicoides peuvent être transportés par des vents chauds,
humides et de basse altitude (jusqu'à 1500 mètres) sur des distances allant
jusqu’à 150 kilomètres.
On
sait, d’autre part, que le pouvoir infectant de C. imicola est étroitement
dépendant de la température, car la réplication du virus dans l’insecte
s’arrête en dessous de 15°C. Par ailleurs, le virus n’est pas transmis à
la descendance du moucheron (pas de transmission trans-ovarienne).
L’activité
de C. imicola est également étroitement dépendante de la température.
Son activité maximale se situe autour de 24°C et il ne vole plus en dessous de
18°C. De longues périodes de froid tuent les adultes de C. imicola mais
il est tout de même capable de survivre durant de courtes périodes à des températures
légèrement négatives.
La
survie de l’infection dans une zone touchée est donc dépendante des températures
hivernales. Mellor a ainsi modélisé,
au début des années 1990, les zones qui semblaient les plus favorables à la
survie hivernale de C. imicola. Pour cela, il a pris un indicateur de
température basé sur les moyennes mensuelles des températures maximales
quotidiennes des mois les plus froids. Quand cette moyenne est supérieure à
+12,5°C, la zone peut être considérée comme favorable à la survie de C.
imicola.
Sur
la carte dessinée par Mellor, il
y a une dizaine d’années, on peut constater que la Corse (et même le
territoire continental français) présente déjà des zones favorables à la
survie de C. imicola (voir carte 1).
Une
augmentation de la température de quelques degrés aurait pour conséquence une
progression vers le Nord des zones favorables à endémisation de C. imicola
et donc une progression potentielle des zones soumises au risque de la fièvre
catarrhale. Enfin, des excursions, même temporaires, du vecteur au cours des
saisons les plus chaudes pourraient, si par exemple Culicoides imicola
atteignait le littoral français, s'étendre jusqu'à la moitié de
l'Angleterre.
Une maladie mondiale
La
fièvre catarrhale du mouton est présente sur les cinq continents. Sa répartition
étant étroitement dépendante des vecteurs, elle est généralement limitée,
au Nord, entre les 40ème et 50ème parallèles et, au Sud, entre les 20ème et
30ème parallèles. Ces limites ne sont bien entendu pas très précises et évoluent
en fonction des conditions climatiques ou de l’intervention de vecteurs
temporaires ou saisonniers.
Une
progression récente dans le bassin méditerranéen
Situé
justement en limite de répartition de la maladie, les pays du bassin méditerranéen
ont connu une progression importante de la maladie depuis 1998.
En
1998 et 1999, c’est la Grèce qui signale la présence de trois types viraux
(4, 9 et 16) dans les îles à l’Est du pays. En 1999, la Bulgarie connaît
une épizootie avec le type 9 et la Turquie avec le type 4.
D’abord
signalée en Tunisie en janvier 2000, l’infection par le virus de type 2
s’est étendue à l’Algérie en juillet de la même année. Au mois d’août,
c’est la Sardaigne qui déclarait ses premiers foyers, suivie en octobre 2000
par la Sicile, la Calabre, la Corse et les Baléares.
En
décembre 2000, le type 9 du virus est identifié en Calabre.
On
assiste donc bien à une progression de la maladie vers le Nord. Même si ces
zones récemment touchées font partie des zones à risque reconnues depuis
longtemps, le fait nouveau est le risque de pérennisation de l’infection, liée
à l’implantation durable de C. imicola, qui semble avoir trouvé des
écosystèmes favorables à sa survie.
En
Corse, la maladie a durement touché l’élevage ovin, d’octobre à décembre
2000. Ce sont 49 foyers renfermant 12 000 ovins qui ont été confirmés. Les
deux-tiers des foyers ont été identifiés en Corse-du-Sud où les taux de
morbidité ont atteint en moyenne 41%.
Les
analyses sérologiques effectuées sur des cheptels bovins et ovins ont montré
que l’infection s’était répandue dans l’ensemble de l’île (voir
cartes 2 et 3). On note, cependant, que la prévalence sérologique était deux
fois plus importante en Corse-du-Sud qu’en Haute-Corse (tableau 1). Cette différence
peut être un élément de confirmation que la maladie est bien arrivée en 2000
par le Sud ou que les conditions de multiplication du vecteur sont moins bonnes
dans le Nord de l’île.
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Tableau
1 : Prévalence sérologique à la fièvre catarrhale du mouton dans les
cheptels de Corse |
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Jamais
décrit auparavant en Corse, C. imicola a été capturé dans l’île dès
le début du mois d’octobre, en compagnie d’autres espèces hématophages
plus classiquement rencontrées à ces latitudes (voir carte 4). Depuis, sa présence
a été confirmée dans toute l’île sauf dans le Cap Corse.
Les
conséquences économiques de la maladie ont été lourdes pour le secteur de
l’élevage corse. Les pertes directes sont consécutives au taux de mortalité
parfois important dans certains élevages et au nombre de malades élevé dans
les élevages de Corse-du-Sud, les animaux n’ayant aucune protection
immunitaire contre cette maladie nouvelle pour eux. Les mesures réglementaires
ont également été coûteuses, que ce soit l’indemnisation de l’abattage
des animaux malades ou la mise en œuvre d’une vaccination de masse au cours
de l’hiver 2000 - 2001.
Enfin,
la restriction aux échanges consécutive à la déclaration de la Corse comme
zone infectée interdit toute exportation d’animaux vivants vers une zone
indemne.
L’avenir
de la fièvre catarrhale en Corse dépend essentiellement de la survie du
vecteur principal. Les conditions climatiques de l’hiver 2000 - 2001 ont été
particulièrement favorables à C. imicola, d’où un risque de pérennisation
de la maladie particulièrement important. D’autre part, la présence de
bovins pouvant jouer le rôle de réservoir domestique temporaire, le risque
d’une circulation de l’infection est augmenté, même en présence d’un
cheptel ovin vacciné.
L’avenir
s'assombrit également avec le risque d’apparition de nouveaux sérotypes du
virus, tel que le type 9, déjà signalé en Calabre.
Par
extension, la survie de l’infection en Corse place la partie continentale de
la France directement sous le risque d’une introduction de l’infection. Les
côtes des Alpes-Maritimes et du Var ne sont en effet qu’à 180 kilomètres de
celles de la Corse et il n’est pas impossible qu’un vent favorable
transporte des Culicoides infectés. D’autres moyens de transport (voitures,
bateaux) pourraient également jouer un rôle dans le transport de C. imicola.
Pour qu’une infection puisse se développer, il faudrait encore que C.
imicola trouve des conditions
favorables à son développement, ce qui dépend à nouveau des conditions
climatiques.
Nous
n’avons, à ce stade, que peu d’éléments pour pouvoir répondre à la
première question qui se pose face à l’évolution récente de la fièvre
catarrhale, à savoir la part d'un changement climatique sur le paysage épidémiologique.
Manifestement,
on assiste à une progression des territoires infectés vers le Nord, mais la
Corse a toujours fait partie des zones potentiellement à risque de la maladie.
Cependant, c’est la première fois que C. imicola est mis en évidence
en Corse, qui plus est en quantité importante. Les premières captures réalisées
en 2001 confirment la présence de C. imicola jusque dans le Nord de l’île,
ce qui démontre que le vecteur s’est bien implanté en Corse.
On
observe, d’autre part, un gradient de prévalence sérologique dans l’île
en allant du Sud vers le Nord qui pourrait éventuellement être mis en relation
avec un gradient de densité de C. imicola.
On
a cependant aucune certitude sur l’antériorité de C. imicola en
Corse, les dernières prospections entomologiques sur les cératopogonidés
datant de plusieurs décennies.
On
peut également s’interroger sur les effets que pourrait avoir le changement
climatique sur l’évolution de la fièvre catarrhale du mouton.
En
partant du modèle de Mellor, qui
prévoit qu’un réchauffement d’un degré Celsius entraînerait une
progression de 90 kilomètres vers le Nord des populations de C. imicola,
il apparaît très probable qu’un réchauffement climatique verrait une
extension du vecteur sur le littoral espagnol, français et italien, avec une
extension probable de la maladie dans ces mêmes zones.
Cette
extension favoriserait des flambées épizootiques de la maladie plus au Nord,
à l’intérieur du territoire français, à la faveur de la multiplication
saisonnière des vecteurs.
L’arrivée
de la fièvre catarrhale du mouton sur le continent aurait des conséquences très
importantes en matière de limitation des échanges commerciaux. L’Union européenne
recommande en effet une zone de protection et de surveillance de 150 kilomètres
autour des foyers confirmés de la maladie. La difficulté de définir précisément
les limites de ces zones rajouterait aux difficultés du commerce des animaux
dans toute la zone méditerranéenne.
Outre
la vaccination dans les zones infectées, la priorité des actions mises en œuvre
est donc orientée vers la surveillance épidémiologique, aussi bien dans les
zones indemnes que dans les zones infectées.
En
territoire infecté, la surveillance a pour objectif d’évaluer l’efficacité
des mesures de lutte mises en place, de surveiller l’apparition de nouveaux
types viraux et d’étudier la dynamique des populations de vecteurs. En
territoire indemne, la surveillance a pour objectif de vérifier l’absence de
l’infection (par une surveillance clinique et sérologique) et l’absence du
vecteur principal de la maladie (par des piégeages réguliers).
Un
grand nombre d’acteurs sont impliqués dans cette surveillance : il s’agit,
en premier lieu, du ministère de l’Agriculture (direction générale de
l’Alimentation), par ses services déconcentrés, puis du CIRAD et de
l’AFSSA, pour la surveillance sérologique et virologique, de l’EID Méditerranée
et de l’Université Louis-Pasteur de Strasbourg, pour la surveillance
entomologique.
La
fièvre catarrhale du mouton progresse indéniablement vers le Nord. S'il
n’est pas possible d’affirmer clairement que cette progression est une conséquence
d’un réchauffement climatique, les tendances que l’on observe vont pourtant
dans ce sens. Par conséquent, une augmentation de la température se traduirait
très probablement par une poursuite de l’extension de l’aire de répartition
des vecteurs et de la maladie vers le Nord, avec des conséquences économiques
importantes.
La fièvre catarrhale du
mouton n’est qu’un exemple des risques que peut faire courir le changement
climatique pour la santé animale et représente un bon modèle d’extension
d’une maladie vectorielle. D’autres maladies, telle la peste équine, par
exemple, peuvent être transmises par le même vecteur et d’autres espèces
vectrices pourraient voir leur zone de répartition évoluer en fonction des
modifications du climat.
Face
à ces nouveaux risques d’émergence, les compétences de l’ensemble des
partenaires impliqués dans l’analyse du risque et la vigilance gagneraient à
être regroupées au sein d’un observatoire méridional pour la surveillance
et l’alerte des maladies émergentes.
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Bibliographie Lefèvre,
P. C. & Desoutter, D. La fièvre catarrhale du mouton (blue tongue). Etude
et synthèses de l'IEMVT, Edition du Cirad, Montpellier, 1988, 117 p. Mellor,
P. S. & Boorman, J. P. T. The transmission and geographical spread of
African horse sickness and bluetongue virus. Annals of Tropical Medicine and
Parasitology, 1995, 89 : 1-15. Reeves
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mosquito-borne arboviruses. J Med Entomol. 1994,
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F., 2000a. Impact sur la santé : Le cas des maladies à vecteurs. Rapport de la
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M. P. & Thurmond, M. C. 1995, Climatic factors associated with risk of
seroconversion of cattle to bluetongue virus in Queensland. Prev. Vet. Med., 24,
129-136. Zientarra,
S., de La Rocque, S., Gourreau, J. M., Grégory, M., Diallo, A., Hendrikx, P.,
Libeau, G., Sailleau, C. & Delecolle, J. C. La fièvre catarrhale ovine en
Corse en 2000. Epidemiol. et Santé anim., 2000, 38 : 133-144. |
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Carte 1. Modélisation des zones favorables à C. Imacola, d'après P. Mellor |
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| Carte 2. Sérologies dans les élevages bovins, d'octobre à décembre 2000 | Carte 3. Sérologies dans les élevages ovins, d'octobre à décembre 2000 |
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Carte 4
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