Le contrôle d'autres nuisances
| Les chironomes sont des insectes non piqueurs souvent confondus avec les moustiques. Ils font partie intégrante de la macrofaune caractéristique des lagunes littorales où, à partir du printemps, ils saccumulent parfois en masses considérables à proximité des rivages. | ![]() |
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Leur présence, même si elle est plus ou moins admise par les occupants traditionnels de ces milieux, est ressentie comme une gêne physique et psychologique intolérable en zones urbanisées : cette notion de nuisance est apparue avec laccroissement des populations riveraines liées au développement touristique et économique en général. |
| LEID Méditerranée intervient, conformément à sa mission de service public et à la demande de maires de plusieurs communes littorales, particulièrement dans lHérault et les Bouches-du-Rhône, apportant une amélioration sensible aux situations les plus critiques tout en veillant à maîtriser les inconvénients potentiels de ses interventions, notamment au niveau de lenvironnement. | ![]() |
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Premiers résultats des opérations de contrôle |
La prolifération des ragondins dans les zones humides proches du littoral est source de nuisances et de dégradations, pour les cultures et pour certains types douvrages (creusement de galeries dans les endiguements). Cette situation est devenue préoccupante au point que nombre délus locaux souhaitent voir contrôler les populations de ragondins. Une mission pour laquelle lEID Méditerranée a été sollicitée et dans laquelle elle sest investie, sur un plan expérimental dans un premier temps, en relation avec les services de lEtat (Protection des Végétaux), le Conservatoire du littoral et le Syndicat mixte de gestion de létang de lOr (SMGEO), lINRA et lIARE.
Un programme plus vaste en 1998-99
En 1995, lEID a réalisé un relevé cartographique de la distribution des ragondins en petite Camargue et a défini des zones dinterventions prioritaires en terme de limitation des populations. De son côté, le Syndicat mixte de gestion de létang de lOr (SMGEO) poursuit un objectif de réhabilitation des infrastructures hydrauliques de cette zone humide à travers la mise en place dun " programme communautaire Life en faveur de la sauvegarde des lagunes du Languedoc-Roussillon ".


Les dégradations observées étant essentiellement provoquées par lactivité des ragondins, le SMGEO a décidé dinscrire à ce programme une opération de limitation des populations de ragondins sur le site des marais de la Verne et des Rajols (Marsillargues), propriété du Conservatoire du littoral. LEID a été sollicitée pour la réalisation de ce contrôle qui a impliqué les agents de 3 de ses agences opérationnelles (Aigues-Mortes, Montcalm, Montpellier-Lunel-Viel) et un piégeur saisonnier.
En juin et juillet 1997, des piégeages ont été effectués sur une
superficie de 250 hectares, dans les marais de Marsillargues (Est-Hérault) à laide
de 60 pièges-cages sélectifs (les animaux étant piégés vivants). Parallèlement, un
suivi des populations a été mis en place (observation dindices de présence) en
partenariat avec lINRA (Institut national de la recherche agronomique) et
lIARE (Institut des aménagements régionaux et de lenvironnement). Les
résultats obtenus sont satisfaisants, tant en terme defficacité de piégeage que
dévaluation de la faisabilité et des contraintes dune telle opération. 459
ragondins ont été éliminés, dont près de 20 % de jeunes individus et quelque
26 % de
femelles gravides qui auraient potentiellement donné naissance à 600 individus. La
comparaison de lefficacité par piégeage avec le suivi des indices de présence a
permis de déterminer la zone où les densités de population sont les plus
élevées.
Une végétation suffisante et de nature adéquate, la proximité de leau et un climat doux sont les trois principaux facteurs du milieu qui favorisent lactivité et la prolifération des populations de ragondins.
Dordre expérimental, cette opération-pilote permet de mettre en évidence des contraintes techniques liées au temps (modalités et calendrier des interventions, disponibilité du personnel), des contraintes financières quant à lestimation du coût de lopération. Elle constitue un outil de réflexion et de décision pour les collectivités locales qui souhaiteraient sengager dans une stratégie de lutte raisonnée contre les ragondins et dans une gestion globale.
En 1998-99, lEID Méditerranée, en partenariat avec le Syndicat mixte de gestion de létang de lOr, mettra en uvre un suivi et une limitation des populations de ragondins sur tout le pourtour de létang de lOr, soit un site de 1 500 hectares, après détermination de zones " sources " ou " sensibles ". Ce contrôle par piégeage sera accompagné de suivis dobservation des indices de présence, permettant ainsi la réalisation dune étude plus globale relative à la dynamique des populations de ragondins et létablissement dune cartographie écologique adaptée, appui indispensable à lorganisation dun contrôle pérenne.
Ce projet justifie la création de 4
postes de piégeurs (dispositif emplois-jeunes). Lexpérimentation menée en 1997
sur une partie du site a montré que pour atteindre une véritable maîtrise de la
nuisance, lopération doit être menée de façon continue. Celle-ci se déroulera
donc sur une année pleine, à laide de 200 pièges-cages. La diminution de la
nuisance au fil du temps devrait permettre détendre cette action à dautres
zones connaissant les mêmes problèmes.
LEID assurera lencadrement et le pilotage de lopération, ainsi que la formation des agents recrutés. Le Syndicat mixte de gestion de létang de lOr et toutes les collectivités concernées seront sollicitées pour financer les dépenses dinvestissement. Le Conseil général de lHérault contribuera à la prise en charge de la part des rémunérations des emplois-jeunes non couverte par lEtat.
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