Le contrôle des nuisances en milieu naturel
Le contrôle en milieu naturel (ou
" rural ") intéresse environ 10 000 hectares de marais pouvant être
traités plusieurs fois par an (2 à 4 fois en moyenne, soit 30 000 hectares de
traitements annuel effectifs). Leur mise en eau et les éclosions larvaires qui en
résultent sont surveillées en permanence par les agents de
l'EID.
La prospection et l'identification des
espèces cibles sont les préalables à tout traitement, de sorte que le travail des
agents prospecteurs qui procèdent aux relevés sert à affiner le contour des zones où
les larves vont être détruites. Précision importante : ce sont les zones marécageuses
en amont des étangs qui constituent l'essentiel des gîtes à moustiques et en aucun cas
les étangs eux-mêmes.
Les traitements sont décidés au niveau de chaque agence opérationnelle, en relation avec la Direction technique et scientifique.
Les insecticides utilisés le sont
toujours à bas voire très bas volume. Chaque fois que possible, des produits
biologiques
sont employés en priorité, choisis par le laboratoire pour n'éliminer que les larves de
moustiques et exclusivement celles des espèces piquant l'Homme. Ces interventions très
ciblées, qu'on appelle contrôle sélectif, sont la garantie d'une efficacité renforcée
dans le respect le plus total de l'environnement naturel.
Le choix
du mode de traitement est décidé en fonction de l'étendue des gîtes et de leur
accessibilité. Au fil des années,
l'EID a travaillé à la conception d'engins
d'épandage spécifiquement adaptés au terrain, sans perdre de vue l'écosystème dans
lequel ils interviennent. Cette préoccupation environnementale participe à la mission
écologique de
l'EID Pour des traitements très ponctuels, les agents de
l'EID se
déplacent et adaptent leur technique au terrain. Les spécificités du terrain, l'ampleur
de l'éclosion et les conditions climatiques obligent parfois
l'EID à devoir traiter
de grandes zones en temps record: elle décide alors de recourir à d'autres moyens.
Aedes des milieux littoraux : leur vie, leurs milieux
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Aedes : un moustique qui pond sur les sols inondables et qui se développe dans l'eau |
Cycle de vie
La femelle dAedes pond le plus souvent dans les zones
couvertes de joncs et de salicornes, quand elles sont temporairement asséchées.
En,
été, aux plus basses eaux, les ufs sont également déposés dans les
Scirpes.
Les pluies, leau de mer (les jours de tempête) ou les irrigations pour la chasse inondent les marais. La submersion des ufs permet les éclosions.
Les jeunes larves aquatiques se développent jusquau stade nymphal, selon la température de leau : de 4 à 5 jours en été jusqu'à quelques mois en hiver.
Les mâles émergent les premiers : on les reconnaît à leurs antennes plumeuses. Ils se nourrissent exclusivement de sucs végétaux.
SEULES LES FEMELLES PIQUENT...
Les femelles, après laccouplement, ont besoin dun repas de sang pour la maturation de leurs ufs, ce qui explique quelles seules piquent. Pour étendre leur territoire et satisfaire leur besoin en sang, les Aedes peuvent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres depuis leurs gîtes de reproduction. Leur durée de vie adulte dépasse rarement 1 mois.
Aedes des marais littoraux : leur vie, leur milieux


Des plus vastes zones humides aux plus petits récipients deau stagnante, tous les milieux à submersion temporaire ou permanente peuvent être colonisés par les moustiques.


Les Aedes ne pondent que sur les sols provisoirement asséchés, les éclosions se produisant toujours au cours dune période dinondation.
Les connaissances concernant les différentes espèces de moustiques et leurs milieux respectifs, permettent la réalisation d'une cartographie de gîtes larvaires, indispensable à la conduite d'une lutte raisonnée contre les larves des principales espèces nuisantes.
Gîtes-types
Sur lensemble du littoral démoustiqué, des Pyrénées-Orientales aux Bouches-du-Rhône, le contrôle des Aedes constitue lactivité majeure de lEID Méditerranée.


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