| Agence nationale pour la démoustication et la gestion des espaces naturels démoustiqués |
Il existe en France 3 Ententes interdépartementales pour la démoustication (EID) : lEID Méditerranée, lEID Atlantique et lEID Rhône-Alpes, constituées sur le même modèle (opérateurs des collectivités territoriales, établissements publics administratifs, personnels intégrés dans la fonction publique territoriale). Leurs objectifs en terme de développement convergent, notamment dans le sens dune prise en compte active de lobservation et de la gestion des zones humides, afin de mieux répondre aux besoins des collectivités contribuant à leur financement. Par leurs compétences techniques et leur présence quasi-permanente sur le terrain, les agents opérationnels des EID sont des acteurs à part entière de la valorisation de lenvironnement : en complément de leur mission centrale de démoustication, ils sont amenés de plus en plus souvent à sinvestir dans ces actions de gestion, à la demande des collectivités et/ou en partenariat avec des organismes publics -daménagement, universitaires, de recherche- ou associatifs.
![]() |
de g. à d. : Jacques Rapp, pdt de l'EID Atlantique, Christian Jean, pdt de l'EID Méditerranée, Guy Dyen, vice-pdt de l'EID Rhône-Alpes |
Cette communauté de fonctionnement et de projet est insuffisamment perçue : par le grand public au service duquel ces missions se déploient et aussi par les instances de lEtat et de lUnion européenne. Cest une des raisons qui ont poussé les présidents et administrateurs des trois Ententes à échanger depuis quelques années afin de créer une démarche formelle, en synergie, et respectueuse de lindépendance de chacun, leur permettant de peser en vue de loptimisation du rôle de leurs établissements respectifs : dans une dimension dabord nationale puis européenne. Autres objectifs : mettre en commun un certain nombre doutils de connaissance, échanger des éléments techniques liés au savoir-faire, développer des dispositifs convergents, particulièrement en matière de formation et de communication.
![]() |
| de g. à d. : Didier Amadou, directeur général de l'EID Méditerranée, Jean-Pierre Mas, directeur de l'EID Atlantique, Dr Jean Cousserans, secrétaire du Conseil scientifique de l'EID Méditerranée, Raymond Gruffaz, directeur de l'EID Rhône-Alpes |
Cette initiative a abouti, le jeudi 4 juillet 1996, à Montpellier, à la signature dune convention par les Présidents de chacune des trois Ententes : MM. Christian Jean, président de lEID Méditerranée, vice-président du Conseil général de lHérault ; Jacques Rapp, président de lEID Atlantique, conseiller général des Charentes-Maritimes ; Yves Touraine, président de lEID Rhône-Alpes, conseiller général du Rhône, représenté par M. Guy Dyen, vice-président délégué, vice-président du Conseil général de la Savoie. La commission chargée den coordonner les opérations est intitulée " ADEGE : Agence nationale pour la Démoustication et la Gestion des Espaces naturels démoustiqués ".
Le service de démoustication de La Martinique a rejoint lADEGE, le 21 octobre 1997.
Le service de contrôle des moustiques du Conseil général du Haut-Rhin (Direction de lenvironnement) signera la convention au mois davril prochain.
Entre les soussignés :
- Monsieur Christian JEAN, agissant au
nom et pour le compte de l'Entente interdépartementale pour la démoustication
du littoral méditerranéen, ci-après dénommée « EID Méditerranée »,
établissement public à caractère administratif dont le siège social est établi
à MONTPELLIER 34030, 165 rue Paul-Rimbaud, en sa qualité de Président dudit
établissement,
-
Monsieur Jacques RAPP, agissant au nom et pour le compte de l'Entente
interdépartementale pour la démoustication du littoral atlantique, ci-après
dénommée « EID Atlantique », établissement public à
caractère administratif dont le siège social est établi à SAINT-CREPIN
17380, 5 rue Marie-de-Coudun, en sa qualité de Président dudit établissement,
-
Monsieur Denis VERNAY, agissant au nom et pour le compte de l'Entente
interdépartementale pour la démoustication Ain-Isère-Rhône-Savoie,
ci-après dénommée « EID Rhône-Alpes », établissement
public à caractère administratif dont le siège social est établi à
CHINDRIEUX 73310, en sa qualité de Président dudit établissement,
-
Monsieur Claude LISE, Président du Conseil Général de la Martinique,
mandaté par son assemblée et agissant au nom de celle-ci, dont le siège est
établi à FORT-DE-FRANCE 97264, 20 ave-nue des Caraïbes,
-
Monsieur Joseph HO TEN YOU, Président du Conseil Général de la
Guyane, mandaté par son assemblée et agissant au nom de celle-ci, dont le
siège est établi à CAYENNE 97397, Place Léopold-Héder,
-
Monsieur Jean-Marie FETSCH, Président du Syndicat intercommunal
(SIVU) de Lauterbourg (Bas-Rhin), dont le siège est établi à LAUTERBOURG
67630, 20 rue de la 1ère Armée,
Article 1° : Objet de la convention
Article 2 : Commission de coordination
Article 3 : Rôle de la commission
Article 5 : Dispositions financières
Article 8 : Résiliation - annulation
En France, le contrôle de la nuisance des moustiques est pris en charge par des Ententes interdépartementales (EID), par des services de collectivités territoriales, par des services de l’Etat.
Parmi
les organismes les plus anciens oeuvrant dans ce domaine, il existe trois
Ententes interdépartementales : EID Méditerranée, Atlantique et Rhône-Alpes.
Les
zones d'action des EID sont fixées par les mêmes textes de lois et réglementaires.
Les modalités de leur financement et de leur administration renvoient aux mêmes
niveaux de collectivités territoriales. Il apparaît que leurs objectifs en
terme de développe-ment convergent, notamment dans le sens d'une prise en
compte de l'observation et de la gestion des patrimoines naturels (zones
humides), afin de mieux répondre aux besoins des collectivités participant à
leur financement.
D’autres
services de démoustication intégrés à l’administration de collectivités
territoriales (Départements, communes, intercommunalités) poursuivent des
missions et objectifs comparables.
D’autres
services encore, procédant à une lutte anti-vectorielle, relèvent des
administrations déconcentrées de l’Etat (DRASS / DDASS).
Une
convention, constituant l’ADEGE et concrétisant
des convergences d’objectifs et de moyens, a été signée le 4 juillet 1996
entre les trois EID. Un avenant en date du 21 octobre 1997 l’a élargie au
Conseil Général de la Martinique. Ce protocole étant arrivé à terme, il est
déci-dé de signer une deuxième convention, étendue à d’autres collectivités
candidates.
Sur
cette base, la démarche des co-contractants consiste à permettre de façon
souple mais formelle la réalisation d'actions communes entrant dans leur champ
de compétences.
La présente
convention a pour objet de coordonner les activités et de permettre l’action
commune des établissements publics et collectivités signataires entrant dans
leur champ de compétences, et cela dans les domaines suivants :
*
Connaissance et évaluation relatives à l'évolution de la recherche
scientifique et aux innovations techniques concernant les moustiques, la démoustication,
l'utilisation de produits insecticides, les méthodes de traitement, etc.
*
Modalités d'interventions éventuel-les des EID et des services publics de démoustication
en tant qu'opérateurs dans le domaine de la gestion des espaces naturels,
lorsqu'émane une demande expresse d'une ou de plusieurs collectivités
territoriales en ce sens, et valorisation des connaissances résultant des
observations et des opérations qui en découlent (cartographie, etc.).
*
Sollicitation des instances de l'Etat, ministères et administrations centrales,
et de l'Union européenne, dans un but de reconnaissance, de recherche d'appuis
et de financements ponctuels sur des projets communs liés à la démoustication
et la gestion de milieux naturels.
*
Accès aux sources d'information, banques de données juridiques (évolutions ou
modifications de textes de lois et réglementaires français, de règlements,
directives, décisions émanant des institutions de l'Union européenne).
*
Harmonisation des procédures de conseil et transfert de savoir-faire sur
sollicitation de collectivités territoriales françaises et établissements
publics situés hors des zones d’action des EID et des services publics de démoustication
et d'instances gouvernementales, de collectivités et d'établissements publics
étrangers.
*
Mise en synergie des réflexions des Conseils scientifiques et techniques
installés auprès de chaque EID sur des dossiers et initiatives communs.
*
Évaluation concertée des besoins et modalités en matière de formation
professionnelle des agents des EID et des services publics de démoustication
afin d'établir un programme spécifique en relation avec le CNFPT.
*
Réflexion sur l'étude et l'élaboration d'éléments de communication externe
communs ou convergents, permettant d'en optimiser la diffusion et l'impact et
d'en rationaliser les coûts.
Article
2
: Commission de coordination
Les projets faisant l'objet de la présente
convention sont définis et leur exécution est suivie par une commission de
coordination dénommée : « Agence nationale pour la démoustication, le
contrôle des nuisances biologiques, l'observation écologique et la gestion des
espaces naturels démoustiqués - ADEGE », composée des présidents de chacun des établissements publics ou
collectivités signataires ou d'un élu les représentant, délégué par leur
conseil d'administration ou collectivité respectifs.
La
présidence de la commission de coordination est pourvue chaque année à la
majorité absolue de ses membres. Les candidatures sont libres parmi les membres
de la commission. Un membre de la commission ne peut exercer plus de deux
mandats d’une année consécutifs de président.
Durant
la présidence d'un des membres de la commission de coordination, les autres
membres sont vice-présidents et peuvent se voir attribuer par le président en
exercice des délégations spécifiques.
Chaque
fois que nécessaire, la commission de coordination s'entoure des avis des
Conseils scientifiques et techniques installés auprès de chacun des établissements
publics ou collectivités signataires.
Le
secrétariat de la commission est fixé au siège social de l'EID Méditerranée
:
165, avenue Paul-Rimbaud
34184 MONTPELLIER cedex 4
Article
3
: Rôle de la commission
La commission de
coordination se réunit une fois par an au moins. Au cours de ses réunions,
elle arrête les projets et procède à la répartition des charges financières
prévisionnelles et définitives qui découlent des opérations menées en
commun dans le cadre de l'objet défini à l'article 1°. Elle prend toutes décisions
utiles au bon fonctionnement de la pré-sente convention.
La commission désigne
pour chaque action ou projet un des cocontractants, qui sera chargé de sa mise
en oeuvre.
Un
comité de suivi administratif et tech-nique, composé de représentants des
directions des établissements publics et services des collectivités
signataires, prépare les réunions de la commission et applique ses décisions.
Il peut se réunir autant de fois que besoin pour procéder à des échanges
d’idées et d’informations, pour organiser des réunions scientifiques et
techniques, etc.
Les frais
d'administration générale (secrétariat, courrier) liés au fonctionnement de
la présente convention sont pris en charge par l'EID Méditerranée.
Toute opération
menée en commun, relevant de l'objet de la présente convention et
justifiant l'affectation d'un crédit, est financée selon une clé de répartition
entre les établissements publics et collectivités signataires, tenant compte
du degré de leur implication. Cette clé de répartition spécifique est arrêtée,
pour chaque projet la justifiant,
à l'unanimité des membres de la commission.
Dans le cas où
un projet bénéficie de l’attribution de subventions ou de financements extérieurs,
le cocontractant porteur, au terme de l’article 3 de la pré-sente convention,
en assure la trésorerie et reverse à chaque établissement ou collectivité
partenaire la part résultant de la clé de répartition prévue à l’alinéa
précédent.
Ces opérations sont formalisées par des
conventions bilatérales et séparées.
La présente convention est conclue pour une
période de trois ans (2001 - 2003). Elle est renouvelable par tacite
reconduction.
La présente
convention peut être étendue à tout établissement public de démoustication
qui en ferait la demande. Les cocontractants peuvent également l'élargir à
des collectivités ou à des administrations de l’Etat disposant de services
de démoustication (contrôle de la nuisance et/ou lutte anti-vectorielle) qui
en feraient la demande.
Toute modification à la présente convention
doit faire l'objet d'une décision unanime des cocontractants et s'opère par
avenant.
Article
8
: Résiliation - annulation
Chaque contractant peut résilier la pré-sente
convention en cas de défaillance de l'une ou l'autre des parties dans le
financement d'opérations menées au titre de l'objet défini dans l'article 1°
et selon les règles prévues à l'article 4, en cas de faute grave de l'une ou
l'autre des parties ou en cas de force majeure.
Retour
à
la
Page
France,
Europe,
Monde
Contacter le Webmaster : eid.med@wanadoo.fr
© Copyright 2000