Tableaux de bord
21 avril 2008
Au cours de la semaine du 7 avril, les traitements terrestres ont été majoritaires, concernant 68 % des surfaces totales traitées (158,2 ha), principalement sur les secteurs couverts par l’agence de Narbonne (70 ha, soit 100 % de son activité hebdomadaire). Et c’est sur le territoire de l’agence de Montcalm que se sont concentrés les traitements aériens, sur une superficie de 47 hectares. Le bilan annuel des activités de démoustication porte, au 12 avril, sur une surface totale de 2 660 hectares, dont un peu plus de 30 % ont fait l’objet de traitements larvicides aériens.

Les parapluies sont de sortie
21 avril 2008
Les conditions météorologiques annoncées signent le glas d’une période d’accalmie. En deux jours (16 et 17 avril), pas moins de 2 200 hectares ont dû être traités par épandage aérien, entre Perpignan et Saint-Chamas.
Par Jupiter...
Les cieux n’ont pas été très favorables, avec ces dernières pluies venues accroître une montée en puissance de l’activité. Situation somme toute banale (voir 2007 à la même époque), s’il n’y avait pas eu un frein majeur à l’efficacité du Bti : les fraîcheurs matinales... En effet, au-dessous d’une certaine température, les larves d’Aedes caspius sont peu disposées à s’alimenter, le tout combiné (paradoxalement) à de faibles hauteurs d’eau. Il en résulte donc quelques échecs de traitements, qui feront l’objet de reprises dans le courant de la semaine.
Epandages sous contraintes
Les traitements aériens vont se poursuivre autant que besoin, puisque la stratégie repose sur une action rapide, au plus jeune stade larvaire (rendons hommage à la réactivité de nos agents de terrain !). Rappelons que l’intervention aéroportée est soumise à des contraintes fortes, autant opérationnelles que techniques : les zones et les délais d’intervention (déterminés le soir pour le lendemain matin), la topographie du terrain (obstacles), les vents, les faibles hauteurs de vol et les vitesses nécessaires (entre 120 et 160 km/h).
Publication prestigieuse
21 avril 2008
Un article scientifique : « Survivorship characteristics of the mosquito Aedes caspius adults from southern France under laboratory conditions », dont Alexandre Carron (direction Recherche et développement) est co-auteur, fait partie des récentes publications « Medical and vetenary entomology », de l’illustre « Royal Entomology Society ».
Tableau de bord hebdo (24/03)
14 avril 2008
Au cours de la semaine du 17 mars, 119 hectares ont fait l’objet de traitements, dont un peu plus de 35 ha (soit 30 % de l’activité globale) par moyen aérien, concentrés essentiellement sur les secteurs d’intervention de l’agence opérationnelle d’Arles-Camargue.
La semaine suivante, du 24 au 29 mars (graphiques ci-dessous), ce sont plus de 80 % des 123,9 hectares traités qui ont justifié des épandages aériens. A la date du 29 mars, le bilan depuis le début d’année fait état d’une superficie de 2 177 hectares soumis aux traitements de démoustication.

La saison 2008 se prépare
14 avril 2008
Gage d’un commencement de saison, les moyens matériels adaptés aux modes opératoires sont actuellement en cours de déploiement pour parer aux nécessités de terrain.
Le 4 avril dernier, un camion de location a été acheminé à l’agence EID de Montpellier-Fréjorgues, via la DG, dont la fonction est essentiellement dédiée à l’avitaillement des avions à Mas-Thibert (en cas d’éclosions importantes en Camargue) et à la mise à niveau des stocks intra-agences. Le recensement des agents en possession d’un permis poids lourd en cours de validité, leur disponibilité et leur capacité à acheminer les chargements dans les meilleurs délais feront l’objet d’un contrôle (et de formations, le cas échéant), afin d’établir un planning d’astreinte adéquat.
Conjointement, les travaux d’extension de la ligne de préparation des produits d’épandage, dans le hangar de l’EID-Med à l’aérodrome de Candillargues (34), sont achevés. Les chefs d’agences opérationnelles ont pu apprécier ces aménagements à l’occasion d’une présentation qui leur en a été faite le 27 mars dernier.
Communications saines et... Sove
14 avril 2008
C’est la prestigieuse Université de Cambridge (Grande-Bretagne) qui a servi de cadre au 16ème congrès de l’European society for vector ecology, branche européenne de la SOVE, du 25 au 28 mars derniers.
Cet événement a eu pour objectif essentiel de réunir les scientifiques qui travaillent sur le thème des vecteurs et de leur écologie. Cette année, l’accent a été mis sur les changements climatiques et leurs impacts, notamment les maladies émergeantes et les espèces de moustiques et de culicoides invasives. Christophe Lagneau et Claire Duchet (direction technique / RD) figuraient au tableau des congressistes : le premier a exposé le travail de thèse d’Alexandre Carron, la seconde a présenté une communication, sur le thème : « Using chitobiase for risk assessment of three mosquito larvicides, Bacillius thuringiensis serovar israelensis, spinosad and diflubenzuron, on Daphnia pulex and Daphnia magna (Crustacea : Cladocera) ».
Nubeculosus en sous-sol
14 avril 2008
Une nouvelle effervescence règne actuellement dans le sous-sol de l’EID Méditerranée, où de charmants Culicoides nubeculosus s’agitent dans leur bocal. Si le laboratoire vient de se doter d’un tel élevage (avec renfort de souris, pour soulager nos cobayes des repas sanguins), c’est évidemment dans le but de mener à bien les recherches adéquates, aux fins d’une lutte pertinente contre le vecteur de la Bluetongue (en français : langue bleue).
Unique en France
Il faut souligner qu’à l’exclusion de nos voisins d’outre-Manche, l’EID Méditerranée est actuellement le seul laboratoire en France à pouvoir se targuer d’un élevage de nubeculosus, qui servira de standard aux expérimentations futures. De nombreux travaux sont encore à réaliser, dans un primo contexte anti-vectoriel, dont les orientations portent principalement sur une identification exhaustive des larves et de leurs gîtes (les scientifiques ne disposent que de 17 descriptions de larves sur les 82 espèces recensées en France), et aussi sur les produits insecticides appliqués directement sur les animaux.
Travail de longue « à laine »
Ce dernier travail est d’ailleurs effectué au sein d’une bergerie expérimentale de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique). Un cahier des charges bien rempli et des résultats très attendus par le « gotha » scientifique.
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Dans les bergeries Pour mémoire, l’EID Méditerranée est chargée, depuis 2001, de la surveillance entomologique de l’introduction sur le territoire français de Culicoides imicola (Diptera : Ceratopogonidae), espèce qui n’est autre que le vecteur de la fièvre catarrhale ovine (FCO) ou Bluetongue. Une mission qui intervient dans le cadre d’une collaboration avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et sous l’égide du ministère de l’Agriculture. Après la détection, en 2000, de foyers de fièvre en Corse, il était urgent de pallier l’absence d’un réseau de veille adéquat sur le territoire, ainsi qu’un manque d’informations scientifiques, par la mise en place d’actions de recherche de priorité nationale. La progression de la FCO, classée en liste A (la plus haute classification d’une maladie animale) par l’Office international des épizooties, provoque d’indubitables impacts économiques. Aussi, pour en limiter les risques d’extension, chaque découverte de foyer de fièvre catarrhale entraîne une interdiction immédiate de circulation des ovins, bovins et caprins. |
C02 plutôt que « mollet carré »
14 avril 2008
Un nouveau projet de recherche va prochainement émerger, sur proposition d’Alexandre Carron (direction technique / RD). Potentiellement confiée aux soins d’un étudiant dès la rentrée de 2008, l’étude portera sur la migration d’Aedes caspius et la validation d’un réseau de pièges à CO2 en tant qu’alternative aux captures sur appât humain. Une manière de protéger les mollets...
Nouvelles molécules
14 avril 2008
Après Bordeaux, en 2007, c’est à Brest (29) que se tiendra le 38ème congrès du Groupe français des pesticides (GPF), du 21 au 23 mai prochains. Un rendez-vous que ne manquera pas Christophe Lagneau, directeur Recherche et Développement, puisque sa thématique centrale est consacrée aux insecticides et à la présentation de nouvelles molécules. En escomptant quelques espoirs pour l’avenir...
Albopictus 06 encore calme
14 avril 2008
Si Aedes albopictus a donné récemment quelques signes de reprise dans la région de Padoue (Italie), la situation est toujours (encore) calme dans les Alpes-Maritimes. Les appels de particuliers sur le Numéro Vert du conseil général 06 ont débuté, mais ils sont dus exclusivement à des nuisances de Culex pipiens et à des demandes préventives d’information.
Echanges franco-espagnols
14 avril 2008
Réception d’une délégation du Comarca de Los Monegros (intercommunalité de la région espagnole d’Aragon), vendredi 7 avril dernier, par Jean-Louis Gély, directeur des Relations extérieures, et Dominique Gindre, coordinatrice Démoustication. Cette collectivité cherche depuis plusieurs années à créer un dispositif de contrôle qui s’inspire des organisation et modes opératoires développés par les EID françaises et les opérateurs publics sud catalans. Une coopération est envisagée, en terme de transfert de technicité, possiblement dans le cadre plus vaste d’un projet de renforcement des « bonnes pratiques », qui pourrait justifier une sollicitation de crédits européens. A suivre.
Coopération avec l’Algérie
14 avril 2008
Financé par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement (MATE) algérien, le département « Littoral » de l’EID Méditerranée prend en charge une nouvelle mission complémentaire sur la baie d’El Djamila, qui fait suite à une première intervention sur la plage de Sidi Fedj, dans les environs d’Alger. Hugues Heurtefeux (direction technique / DE) se rendra sur place fin avril pour définir les différentes modalités et pourrait même avoir une entrevue avec le ministre algérien de l’Environnement himself !