Bulletin opérationnel

Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 9 au 15 avril 2018
 
L’humidité est assez élevée en ce début de printemps. Ainsi, la semaine du 9 avril a été marquée par des précipitations et des coups de mer.  Avec pour conséquences à la fois de favoriser la gêne des femelles de moustiques Aedes detritus et de provoquer de nouvelles éclosions de larves dans les zones humides, sur des milliers d’hectares. 
 
Entre le 9 et le 15 avril, plus de 2 100 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (96 %) et terrestre (4 %), portant le total provisoire de l’année 2018, à plus de 10 500 hectares.
 
Dans les jours à venir, le risque de nuisance s’inscrit dans la continuité de la semaine passée et se situe principalement, en raison des migrations de moustiques issues de territoires non démoustiqués, dans le Gard et les Bouches-du-Rhône voire le littoral de l’est héraultais. 
 
À compter du 16 avril, les prospections, les traitements contre les larves (toute la panoplie étant requise) et les contrôles d’efficacité vont s’enchaîner, afin de limiter au mieux les nuisances liées aux moustiques inféodés aux zones humides : Aedes detritus et Aedes caspius.
 
Situation par département :
 
  • Bouches-du-Rhône : la semaine du 9 avril a été très riche en éclosions de larves de moustiques inféodés aux zones humides. En effet, on a enregistré des pluies successives, dont le cumul s’élève à 90 mm, et de forts coups de mer. Plus de 1 100 hectares de zones humides ont été traités par voie aérienne le week-end du 14 avril. Et d’autres traitements larvicides sont planifiés tout au long de la semaine du 16 avril, en fonction des conditions météo. La présence de moustiques adultes, consécutive à l’absence de traitement des larves pendant le premier trimestre, diminue progressivement, mais le niveau des populations reste suffisant pour entraîner des risques de nuisances en zones agglomérées, dans les prochains jours, comme à l’embouchure du Rhône.
     
  • Gard : la nuisance se confirme sur Le Grau-du-Roi, variable selon l’humidité et le vent, mais toujours potentiellement forte. Les zones humides de proximité (plaine de l’Espiguette, Jarras-Listel et les salins) hébergent des populations très denses de moustiques, en bonne part issues de zones non démoustiquées voisines, qu’un éventuel coup de vent d’est peut apporter en peu de temps. À l’inverse, la situation locale, sur le plan des traitements, est bien maîtrisée et de nouvelles émergences ne sont pas à craindre à moyen terme. Même situation à Aigues-Mortes, mais de façon plus modérée. La nuisance est forte dans les proches espaces naturels (Bosquet, Calvière), en provenance des zones non traitées (Lairan, Mourgues). Ailleurs, de Saint-Laurent-de-la-Salanque à Bellegarde, la nuisance s’est un peu diluée en se généralisant, sauf localement, près des gîtes les plus productifs (Daladel, Espeyran…).
     
  • Hérault : dans la continuité de la semaine passée, suivant les conditions météorologiques du moment, des nuisances résiduelles liées aux moustiques Aedes detritus pourraient se faire sentir, particulièrement en fin d’après-midi sur certains territoires littoraux, comme La Grande-Motte, où le risque est le plus élevé.
     
  • Aude : le bruit de fond est plus marqué dans les reliefs où Aedes detritus se réfugie de plus en plus, avec l'élévation des températures, et pique au meilleur moment, comme sur le pourtour de la Clape, à Fleury-d’Aude, Salles-d’Aude, aux abords des reliefs narbonnais et le long des Corbières-Maritimes : pour le moment, la nuisance résiduelle ressentie en zone agglomérée reste faible voire nulle. Dans la semaine du 9 avril, près de 120 mm de pluie ont été enregistrés à Narbonne, quasiment corrélés à des vents marins. Les traitements larvicides, qui ont repris le 12 avril, se poursuivent dans les prochains jours.
     
  • Pyrénées-Orientales : des nuisances résiduelles moyennes par Aedes detritus sont attendues sur les secteurs du Barcarès, de Saint-Laurent-de-la-Salanque et de Canet-en-Roussillon village. Les précipitations de 90 mm cumulées lors de la semaine du 9 avril et corrélées aux vents marins ont généré des éclosions larvaires dans les zones humides. Des traitements aériens sont encore prévus dans les prochains jours.

* Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des  conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.