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10 Juin 2014
Moustique tigre

Traitement « LAV »* à Banyuls-sur-Mer

Traitement LAV

La saison du « moustique tigre » a repris et des commandes de traitements de lutte antivectorielle (LAV) ont déjà été passées auprès de l’EID Méditerranée par les ARS (agences régionales de santé) PACA et Languedoc-Roussillon, en fonction de suspicions de cas de dengue ou de chikungunya et de la présence croisée, sur les mêmes territoires, d’Aedes albopictus, y compris s’il n’a été identifié que sous la forme d’œufs (car il a bien fallu qu’une femelle adulte les ponde, CQFD).

Information préalable

La procédure mise en place depuis plusieurs années dans les Alpes-Maritimes puis dans le Var et les Bouches-du-Rhône, avant que celle-ci ait dû être appliquée en Languedoc-Roussillon (en particulier dans le Gard et l’Hérault, l’an dernier), est rodée et n’a jamais posé de problèmes. Les délais entre la décision de faire et l’intervention elle-même sont, pour d’évidentes raisons d’efficacité, brefs voire très brefs, mais une information préalable des populations des quartiers concernés doit être faite 24 à 48 heures auparavant. Il s’agit de l’apposition d’affiches conçues et validées par l’EID-Med, les ARS et les conseils généraux du ressort, sur des panneaux en mairie et sur les portes et entrées d’immeubles des quartiers fléchés.

Premier incident

Pour les 156 interventions de LAV effectuées depuis une huitaine d’années, dans divers départements, aucun problème majeur n’a été rencontré. Une exception est intervenue vendredi matin dernier, à Banyuls-sur-Mer (66). Cette fois, dès potron-minet, une groupe de riverains d’un quartier où un cas de chikungunya confirmé justifiait un traitement LAV est venue sur site s’opposer à l’opération. Si bien que l’intervention a finalement été annulée.

Leçons à tirer

Le préfet du département a décidé de convoquer une réunion en urgence, le matin même. Et une séance explicative publique a été organisée l’après-midi, à l’issue de laquelle, des éléments rassurants ayant été apportés, le traitement a pu être reprogrammé samedi matin. Il s’est déroulé normalement et avec l’efficacité requise. Des leçons seront tirées de cet épisode, en particulier en termes d’information, qui devra sans doute être améliorée et intensifiée, afin de démystifier des traitements qui n’ont rien d’exceptionnel et qui se trouvent parfaitement maîtrisés. Et qui sont absolument indispensables, afin de casser toute chaîne vectorielle éventuelle, au bénéfice des populations riveraines d’un cas de chikungunya ou de dengue suspecté ou, a fortiori, avéré (comme cela était la cas à Banyuls / Mer).

* LAV (lutte antivectorielle) : se dit d’une action ou d’un traitement contre une espèce d’insecte – de moustique (« moustique tigre » Aedes albopictus), en l’occurrence – potentiellement apte à transmettre un virus.

 

www.albopictusLR.org