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07 Novembre 2017
Santé

Télé-épidémiologie - On cherche à prédire

Prédire ou, à tout le moins, connaître en direct live et avec un maximum de précision les quartiers dans lesquels s’expriment des « moustiques tigres » en forte densité est une démarche prompte à orienter efficacement les actions de communication préventive, notamment. C’est pour traiter de cette perspective qu‘a été organisée une visioconférence, le 28 septembre dernier, par la DGS (direction générale de la santé), avec le CNES (centre national d’études spatiales), le SSA (service de santé des Armées), quelques directions départementales d’ARS (Isère, Réunion…) et plusieurs opérateurs de démoustication, dont l’EID Méditerranée (directions technique et R&D, SIG), l’EID Rhône-Alpes, les services de LAV des collectivités territoriales de la Martinique et de la Guyane, ainsi que le CNEV (centre national d’expertise sur les vecteurs), l’IRD (institut de recherche pour le développement), le CIRAD (centre international de recherche agronomique pour le développement)...

Cartes prédictives

Pilotée par Albert Godal, ingénieur sanitaire à la direction générale de la santé (DGS), en charge de la lutte antivectorielle, cette réunion avait pour but de faire le point sur l’existant en matière de télédétection rapportée à la problématique des moustiques, singulièrement du « moustique tigre », afin de permettre à la DGS, au SSA et au CNES d’intégrer dans la convention qui les lie un objectif de développement de cartes prédictives des risques entomo-épidémiologiques intégrables à l’application nationale de SI-LAV (le logiciel de gestion des cas identifiés de maladies vectorielles, sur la base duquel sont notamment décidées les opérations de LAV). Il s’agit de rendre ces données directement interprétables par les services de lutte, afin de pouvoir prioriser les actions de terrain (par exemple, une communication préventive ciblée en fonction de l’identification d’une prolifération de « tigres » dans un quartier donné).

Prioriser les actions sur site

Lors de cette réunion, plusieurs expériences ou débuts de mise en œuvre dans ce domaine ont été présentés, à commencer par l’outil prédictif envisagé par l’EID-Med dans la foulée du projet européen LIFE « Integrated mosquito control management », de 2010  à 2013, qui a abouti à une couverture de deux villes, Montpellier et Nice. L’approche conceptuelle en télé-épidémiologie par le centre de démoustication de La Martinique, un modèle développé par l’ARS de La Réunion, la faisabilité d’une approche via la modélisation du risque spatio-temporel du « moustique tigre » Aedes albopictus par l’EID Rhône-Alpes, l’ARS et le conseil départemental de l’Isère ont également fait l’objet de présentations. Il s’agit désormais de formaliser les besoins et de définir une gouvernance de ce dispositif transversal lors d’une seconde réunion à suivre.