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04 Janvier 2018
ADEGE

Réseau - L’agence nationale pour la démoustication s’active

AG de l’ADEGE, le 17 novembre dernier à Lyon.

L’assemblée générale ordinaire annuelle de l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication) s’est déroulée le 17 novembre 2017 à Lyon, dans les locaux du centre d’affaires de l’aéroport Saint-Exupéry. Tous les membres étaient représentés, en majorité par leurs élus, accompagnés par plusieurs directeurs. Parmi les principaux points examinés : le volet « insecticides », un nouveau conseil scientifique à l’horizon de l’été 2018 et des modifications statutaires liées à l’élargissement de l’assiette de l’agence.

Ouverture actée et formalisée

Première décision (ou confirmation) : le vote unanime en faveur de la (ré) adhésion demandée par l’EID Atlantique, chacun se réjouissant de ce retour aux sources. Les statuts de l’agence ont ensuite été toilettés pour faire place formellement, à leur demande, à des membres associés (consultatifs) issus d’autres pays de l’Union européenne (*). Idem pour des services de l’État (ARS d’outre-mer, généralement) opérateurs de démoustication sur des territoires non couverts par des opérateurs territoriaux, et à leur demande, ceux-ci étant conviés aux réunions du comité technique de l’ADEGE.

Un conseil scientifique à l’horizon de l’été

En l’attente d’une nomination de ses membres, prévue de manière consensuelle au cours du premier semestre de 2018, le conseil scientifique a été configuré selon onze disciplines : entomologie, écologie, éco-toxicologie, entomologie, génétique, parasitologie, santé humaine, santé animale, sociologie, stratégie de LAV et virologie, chacune devant être représentée par une personnalité. Le CST aura donc onze membres, qui désigneront en leur sein un président et un secrétaire.

Toujours la question des insecticides

Le volet « insecticides » est un classique des ordres du jour de cette assemblée, et ce depuis la fin des années 1990. La démarche française a même un temps été étendue à l’Europe, avec l’existence temporaire d’une autre association, intitulée « EDEN », rejointe par des opérateurs espagnols, grecs et italiens, sous l’égide de laquelle un lobbying assez serré a été conduit auprès de la Commission et du Parlement européens, à Bruxelles, au début des années 2000. L’écoute a été bienveillante et les contacts intellectuellement fructueux. Des questions orales et écrites ont été posées via plusieurs députés européens. Mais en 2004, la transcription de la directive « biocide » dans le droit de chaque État-membre a conduit à renationaliser les échanges.

Retour en France

Près de quinze ans plus tard, on sait le sort qui a été fait à la plupart des substances actives utilisées antérieurement pour la démoustication. Et c’est une sollicitation exercée auprès des ministères de l’Environnement et de la Santé par les élus locaux et nationaux des territoires concernés, particulièrement de Méditerranée, qui a permis de formaliser une nouvelle démarche, depuis 2015, sous la forme d’un groupe de travail managé par la direction générale de la protection des risques (DGPR), au ministère de la Transition écologique. Il réunit le ministère de la Santé (DGS), l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire), les opérateurs publics de démoustication métropolitains et ultramarins, le CNEV (centre national d’expertise sur les vecteurs) et l’IRD (institut de recherche pour le développement). Plusieurs réunions de ce groupe ont eu lieu, mais la réflexion s’est trouvée centrée sur les objectifs de santé publique, ceux liés au contrôle de la nuisance se trouvant positionnés au second plan. Les élus de l’ADEGE ont donc convenu de reprendre leur bâton de pèlerin, en mobilisant les associations de collectivités, en particulier l’association des Départements de France (ADF) et son homologue pour les Régions, l’ARF, en visant la création en leur sein d’un groupe de travail et de sensibilisation « démoustication », ainsi que les parlementaires des territoires concernés.

(*) Le COPATE (delta de l’Ebre, Catalogne / Espagne) est actuellement le seul membre associé de l’ADEGE.

www.adege.eu

Les « membres actifs »

(*) Le Département de la Corse-du-Sud a fusionné ce 1er janvier 2018 avec celui de la Haute-Corse et la collectivité territoriale, pour former la nouvelle Collectivité unique de Corse. Il y aura donc également un seul service territorial de démoustication.

Présidence et Bureau

Remise du trophée de l’ADEGE par le président sortant de l’agence, Gaston Arthaud-Berthet, président de l’EID Rhône-Alpes et conseiller départemental de la Savoie, au nouveau président, Francis Carole, conseiller territorial de la Martinique, en présence de Catherine Léo, vice-présidente de la CT de la Guyane, qui a été élue trésorière, et de Christophe Morgo, président de l’EID Méditerranée et vice-président du conseil départemental de l'Hérault. Il en est vice-président, comme Dominique Rabelle, présidente de l’EID Atlantique et vice-présidente du conseil départemental de la Charente-Maritimes, et Jean-Michel Fetsch, président du syndicat mixte de lutte du Bas-Rhin, ainsi que le sera l’élu(e) de la future Collectivité de Corse qui héritera de cette délégation dans son assemblée.