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01 Juin 2014
Littoral

Réflexion partagée sur les « bois flottés »

Le pôle littoral de l’EID Méditerranée a organisé, le 19 mai dernier, à Fleury d’Aude, une réunion de restitution d’une étude menée en partenariat avec l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), portant sur le bois flotté sur le littoral du Languedoc-Roussillon : diagnostic, propositions et communication ».

Risques et inconvénients divers

À la suite d’une crue, associée ou non à un coup de mer, de nombreux déchets de bois sont amenés en mer par l’embouchure et se déposent ensuite sur les plages. Leur quantité est variable, d’une année à l’autre, mais peut dépasser les 2 000 m3 par an, dans certaines communes. Souvent mélangés à des déchets anthropiques (plastiques, filets, etc.), ils sont de taille variable et riche en sel. Toutes ces caractéristiques rendent le bois flotté très difficile à gérer pour les communes littorales, qui sont, dans la plupart des cas, responsables du nettoyage des plages. Et ces dépôts, s’ils sont conséquents, peuvent entraîner des problèmes de sécurité pour les usagers (risques de blessures, départs de feux, etc). La valorisation de ces bois est également très difficile, étant donné la présence de sels et de sable.

Un observatoire du bois flotté ?

Consécutivement à ces constats, le pôle littoral de l’EID Méditerranée a lancé, en partenariat avec l’ADEME, cette étude dans le but d’identifier des pistes de gestion pertinentes pour les communes. La création d’un « observatoire  du bois flotté » pourrait être une des réponses intégrées aux préoccupations des communes du littoral régional. Un suivi pourrait être réalisé à l’échelle régionale pour identifier ensuite, au cas par cas, les solutions de gestion les plus intéressantes à mettre en place (filière bois énergie, valorisation sur les cordons dunaires, broyage, etc).

 

Observer pour gérer

C’est du terrain que vient la demande de gestion de ces « bois flottés ». Plusieurs maires s’en sont inquiétés, dont celui de Fleury d’Aude : « En 1987, une digue a été érigée à l’embouchure de l’Aude, incurvée vers la plage. À chaque crue de l’Aude, de nombreux déchets flottants (branchages, plastiques…) sont déposés sur la plage. Ces déchets sont difficiles à traiter. Ils sont à l’origine de risques sur la plage et le coût de leur traitement est élevé ». Constat corroboré par Claudine Loste, du Conservatoire du littoral : « Parfois, nous sommes peu conscients de l’ampleur du phénomène et de son impact sur l’économie balnéaire. Les communes interviennent rapidement pour lutter contre les impacts négatifs du dépôt de bois flotté sur les plages. Un « observatoire » ou un réseau serait donc nécessaire à la connaissance précise du phénomène. L’objectif est de promouvoir des bonnes pratiques de nettoyage raisonné et de gestion du domaine public maritime ». En attendant que les bases dudit observatoire soient établies, le service Littoral de l’EID-Med a conçu un dépliant informatif, qui a été diffusé lors de la réunion du 19 mai.

Contact : littoral@eid-med.org