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02 Juin 2016
Moustique tigre

« Moustique tigre » - Une nouvelle ligne de communication

Nouvelle ligne communicationnelle pour la lutte préventive contre le « moustique tigre » : une série de supports « new-look » (affiches, dépliants, flyers, check-lists, spots, etc…) sont proposés aux partenaires et relais de l’EID Méditerranée, au premier rang desquels les collectivités, particulièrement les communes. Voulue empathique, collective et concrète, cette campagne vise la mobilisation sociale et une participation de tous les publics concernés. Faisons équipe !

Supprimer mais pas que

La campagne précédente, en cours depuis 2007, d’abord en PACA puis en Languedoc-Roussillon, au fur et à mesure de la progression du moustique, commençait à dater un peu. Surtout, l’accroche « Supprimer les eaux stagnantes » n’était pas complètement appropriée. En effet, la suppression des eaux n’est pas le seul geste à promouvoir : selon les fonctions des récipients, il peut s’agir de vider, certes, mais aussi de ranger, de curer, de jeter, d’entretenir ou de couvrir. Par exemple, on ne peut demander à vider ou à supprimer les collecteurs, placés sous les gouttières et utilisés, précisément, pour stocker de l’eau domestique : là, il s’agit de suggérer la couverture du récipient par une toile moustiquaire à mailles fines (car le « moustique tigre » est très petit). D’une façon générale, ce qu’il faut éviter, c’est que le moustique ait accès à l’eau.

Eaux propres comme sales

Ensuite, les enquêtes sociologiques ont montré que l’expression « eaux stagnantes » est associée par le public à des eaux sales. De fait, c’était bien l’information qu’on cherchait à faire passer, initialement, à propos du Culex pipiens (l’autre moustique « urbain », présent, lui, de toute éternité), dont la femelle recherche des eaux chargées en matière organique pour pondre ses œufs à leur surface. Mais le « moustique tigre », lui, qui pond près mais hors de l’eau, s’accommode aussi bien d’eau propre et d’eau sale pour que, une fois celle-ci au contact de ses œufs, le processus de développement puisse s’enclencher. Enfin, le caractère aussi bien individuel que collectif de cette lutte préventive n’était évoqué ou valorisé nulle part. Telle était donc l’équation à laquelle il s’agissait de répondre.

Individuel et  collectif

Le visuel générique retenu, très empathique, est en décalage avec ce qui se fait habituellement sur ce thème, suscitant interrogation et curiosité. Précédé de l’accroche « Faisons équipe… », il flatte la lutte collective. Une lutte dans laquelle l’opérateur EID s’implique, à raison de ses compétences propres (d’où l’utilisation de la première personne du pluriel). Le bas de l’affiche a été plus problématique. Il fallait nommer et montrer l’objet de la lutte (eau, gîtes, gestes concrets), en restant synthétique et sans charger l’illustration. L’expression « Privons-le d’eau ! » résume l’objectif réel, précisé par quatre « pictogrammes » figurant des gîtes larvaires emblématiques. Les impératifs « Bâchez, couvrez, videz », en caractères maigres, ressortent et induisent la pluralité de situations et de gestes à accomplir.

               

www.moustiquetigre.org